Home » Témoignages » A quel âge et comment avez-vous appris que vous étiez misophone ?

A quel âge et comment avez-vous appris que vous étiez misophone ?

stop

Appels à tous les personnes concernées, envoyez-nous votre témoignage en précisant à quel âge et comment vous avez appris que vous étiez misophone ? La misophonie est encore trop méconnue en France, quand on apprend que ça existe, CA SOULAGE !

C’est en racontant nos expériences respectives que l’on arrivera Ensemble à faire connaître la misophonie et à répandre la nouvelle auprès de personnes qui se trouve dans la même situation que nous alors :

Envoyer nous votre témoignage en remplissant le formulaire qui se trouve ICI

De : Marie P.
Témoignage : Je viens de découvrir que je suis misophone, j’ai 23 ans.
Comment ? Mon nouveau colocataire d’une semaine aime siffloter. Aujourd’hui, fut une longue journée, je suis rentrée, épuisée, puis il est rentré, s’est préparé à manger dans la cuisine juste en dessous de ma chambre : en sifflotant. Ca durait, ça durait, ça durait… malgré le film sur lequel j’essayais de me concentrer, je l’entendait toujours et j’ai cru que j’allais devenir folle. J’ai finalement écrit à mon amie la plus proche que ça me rendait dingue.
Pour la première fois, je lui décrivait grossièrement les conséquences d’un tel bruit : hurler sans hurler, dans le vide en me tirant les cheveux, et envie de pleurer, envie de tout casser.
Après lui avoir écrit cela, j’ai soudainement pensé, pour la 1ère fois, à faire une recherche sur internet parce qu’elle n’aime pas non plus les bruits, et nous ne sommes certainement pas les seules dans ce cas.
Pourquoi je n’ai pas pensé à me renseigner sur ce sujet qui me pourri la vie plus tôt ? Allez savoir.
En tout cas : hourra !

De : Christopher
Témoignage : J’ai actuellement 25 ans et j’en souffre depuis plus de 15 ans.

De : Fanny B.
Témoignage : Cela a commencé vers le lycée. Je ne supportais pas d’entendre le bruit du coupe ongle que mon frère se servait pratiquement tout les jours.

De : Lisa M.
Témoignage : Je viens d être informer sur ce qu’est la misophonie, j ai tout de suite compris que c’est de ça dont je souffre. Mais contrairement à ce que j ai pu lire, moi ça ne me le fait que sur mes proches. Ça a commence avec ma mère très tot je dirais 7 ans, elle me met hors de moi dès que je l’entends mangé, se ronger les ongles mâcher des chewing gum… tous les repas je suis horrible avec elle rte je mets un pack de céréale devant elle pour ne pas la voir  je SaIs c’est horrible. Puis depuis que j ai 15 ans à peu près, et bien c’est avec tous les gens avec qui je deviens proche ça me le fait (en plus de ma mère) alors je finis par plus les fréquenter de peur d être désagréable avec eux autant qu’ avec ma mère.. mais les gens que je ne connais pas, leur bruit ne me dérange pas même parfois ils me détendent .. c’est étrange

De : Anne-Laure
Témoignage : Ça a commencé à peu près lorsque j’avais 14 ans. Je ne comprenais pas vraiment ce que j’avais ou pourquoi je ne pouvais m’empêcher d’avoir des réactions extrêmes face à certains bruits qui pourtant étaient tout à fait banals. Je me disais qu’avec le temps cela passerait mais rien n’a véritablement changé… et je ne pouvais mettre un mot sur ce qui m’arrivait.
C’était il y a quelques jours je suis tombée par hasard sur le mot misophonie et c’est alors que je me suis rendue compte que c’était exactement ce que j’avais et ce qui me faisait souffrir depuis maintenant 2 ans.

De : Ludo
Témoignage : Merci je ne suis pas tout seul !!! Je n’en peux plus de ce problème ! J’ai des envies des envies de fous quand j’entends un bruit de mastication c’est indescriptible une haine profonde alors qu’au final ce n’est qu’un bruit !! En espérant que je saurais me contrôler dans un futur proche mais je ne pense pas ! Amis misophone bonne chance dans votre combat de tous les midis et soirs.  Perso la plupart du temps je prends sur moi, je tiens tout le repas, la boule au ventre mais mes repas ne durent pas plus que 6 min en général mise à part les repas où il y a tellement de bruit autour de moi que je ne distingue pas de bruit de mastication, pour certaines personnes manger est un moment conviviale où on se retrouve autour de la table avec sa famille ou amis, pour moi c’est une corvée, un devoir. Mon astuce c’est engloutir mon repas au plus vite pour pouvoir sortir de table, une bonne astuce, celle que j’aime le moins mais efficace c’est manger tout seul ! Pour ce qui est de tous les autres bruits tel que ronflement, toux, bruit avec le cure dent, sucette, chewing gum etc etc etc je conseille une grande baffe dans la joue de la personne, non je rigole penser à de la musique évadez-vous intérieurement sous peine de ne plus pouvoir rien faire avec les gens donc devenir en quelques sorte solitaire pour ne pas se pourrir la vie a cause de bruits !!!!  A quand un remède ??? Depuis 15 ans que j’ai ce problème il ne fait qu’empirer  et il me pourri la vie, chaque jour je suis stressé j’en ai vraiment marre ! Je tiens en tout cas a remercier ce site qui a donné un nom a mon problème et qui me permet de me sentir un peu mieux !!!!

De : Antoine P.
Témoignage : J’ai realisé que j’etais atteint de misophonie il y a peu et j’ai 16 et depuis plusieurs années, le simple fait d’entendre quelqu’un macher me donne envue de le tuer et pour lutter contre cela je suis toujours en train de me boucher les oreilles a table ou alors je leur demande de faire moin de bruit mais plus le temps passe et plus cela devient gênant pour tout le monde

De : Alizée P.
Témoignage : J’ai quatorze ans, et il n’y a pas très longtemps j’ai découvert que je souffrais de misophonie.  J’ai découvert que je souffrais de cette maladie il y a quelques mois. Mes parents ne me croyaient pas, quand je leur disais que je ne supportais vraiment pas certains bruits, alors à force de leur répéter et à force de voir qu’ils ne me croyaient pas j’ai fait des recherches sur Internet et j’ai découvert que j’étais misophone.

De : Valérie M.
Témoignage : Bonjour j’ai 38 ans et j’ai appris il y a deux mois que je suis misophone. Cela m’a pris enfant surtout à table avec ma famille mon papa faisant toujours des bruits horribles avec sa bouche mangeant la bouche ouverte cela me mettait dans des humeurs horribles !! On me disait t’es folle ou quoi je me sens soulagée de savoir que cela n’est pas une intolérance de ma part. En effet j’ai bcp d anxiété mais je ne crois pas être bipolaire ni atteinte de toc!! J’ai juste élevé mon fils de sorte à ce qu’il ne mange pas la bouche ouverte et j’ai de la chance mon conjoint n’a pas ce problème en mangeant cela me résout bcp le problème. Le plus dur est de manger chez mes parents et quand cela m’arrive le matin c’est horrible du coup je ne prenais plus mon petit déjeuner depuis mon adolescence! Je reprends l’habitude avec plaisir depuis peu

De : Manuela C.
Témoignage : J’ai 27 ans et aussi loin que je me souvienne les bruits de bouche et particulièrement le fait de déglutir m’a toujours horripilé. Cela ne fait que qq semaines que j’ai pu mettre un nom sur cela. Rien que d’en parler je sens déjà la rage monter !

De : Emmanuelle B. 
Témoignage : Du plus loin que je me souvienne, ça doit remonter à mes 8 ou 10 ans. Quand j’ai commencé mes migraines en fait. Je ne supportais pas les cliquetits de l’horloge, je n’aimais déjà pas la musique forte et les dîners de famille où tout le monde parlait fort. Ca s’est agravé avec les années et aujourd’hui je ne supporte plus aucun bruit qui dépasse mon seuil de tolérance (et il est très bas…)

De : Laurine  
Témoignage : Je ne sais plus vraiment quand ça a commencé, je devais avoir 7 ou 8 ans. Je me souviens avoir passé de longues et insupportables nuits avec ma grand-mère, (je n’avais pas de chambre chez elle, alors je dormais dans la même pièce.) elle n’avait pas encore de traitement pour son asthme et elle passait ses nuits à pousser des sortes de soupirs. Je n’arrivais pas à dormir, je mordais les draps, je me retournais et essayait de me boucher les oreilles de toutes mes forces. Je finissais généralement par attendre plusieurs heures pour pouvoir me lever, pleine de sueur et les nerfs en pelote. Lorsque j’étais petite, je me demandais ce qui n’allait pas chez moi. Pourquoi est-ce que je m’énervais ainsi pour de simples bruits de respiration ? J’avais essayé de demander à ma grand-mère de cesser de soupirer, mais je me suis fais disputer, alors j’ai réaliser que demander ce genre de choses n’était pas approprié. J’avais peur d’être folle. Et depuis, tout a empiré. Aller au collège est devenu une torture, je ne peux plus manger à table avec les autres, je passe mon temps enfermée dans ma chambre avec de la musique à fond, pour échapper à ces bruits dit « normaux », mais qui me paraissent insupportables. Je m’empêche de manger le soir, je préfère avoir l’estomac dans les talons plutôt que de supporter les bruits de mastications et de respirations de mes proches. Je me renferme, je deviens solitaire, je suis malheureuse… J’ai essayé d’en parler à mes proches, je me suis fais traiter de menteuse, on m’a dit de cesser de dire des bêtises, et que ce genre de « maladies » n’existaient pas. J’ai finalement appris l’existence de la misophonie sur un forum, quel soulagement… Pouvoir dire « je ne suis pas seule » a été une libération.

De : Elsa B. 
Témoignage : Personnellement, je viens juste de l’apprendre. J’ai 19 ans, je suis étudiante et en tombant sur un article sur le net, j’ai découvert ce syndrome et ça m’a rendu curieuse de voir que tout correspondait à ce que je pouvais ressentir.

De : Linda B. 
Témoignage : J’ai 20 ans et je viens de découvrir que je suis misophone, depuis 3 ans environ je me suis rendue  compte que je supportais pas du tout certains bruits surtout celui de mastication mais aussi quelques bruits qui semblent être normaux pour la plupart des gens tels que les clicks sur la souris ou le clavier ou les boutons des téléphones mobile… Etc, ça me rend dingue, j’ai juste envie de crier et de tous casser, si je suis avec quelqu’un que je connais je lui dis d’arrêter (souvent méchamment) mais quelqu’un que je ne connais pas je ne peux pas lui dire et ça m’énerve vraiment je me trouve en train de serrer mes poings et de dévisager avec rage la personne qui faisait de tels bruits et parfois je me bouche les oreilles avec mes doigts. Cette situation m’a provoqué plusieurs disputes avec mes amis et mes proches parce qu’ils disent toujours que je peux me contrôler alors que non. Et ça me dérange le plus quand je suis en cour et j’entends tel bruit je me concentre qu’avec ce dernier ou je me concentre plus avec l’enseignant.

De : Cédric L
Témoignage : Et bien quelle surprise !! J’ai enfin mis un nom à ce mal qui me ronge depuis des années ( j’ai 47 ans ) et j’ai commencé à souffrir de ce mal vers 13 ans environ… peut être avant.
Je me retrouve dans les témoignages et pourrai en rajouter quelques autres sons très désagréables.
J’ai essayer d’analyser mon cas et de me concentré pour ne rien entendre mais le mal revient au galop encore plus fort et plus puissant!
J’aimerai être sourd parfois car cette vie m a causer beaucoup de soucis ,stress et engueulade car quasi personne ne peut comprendre.
S’il existe un forum la dessus je suis intéressé ainsi qu’une solution à ce mal mais à part me couper les oreilles ,je ne vois pas!
Encore un détail…lorsque les animaux mangent cela ne me dérange quasiment pas…blizzard tout ça!!!

De : Bil 
Témoignage : J‘ai découvert cela dés l’êge de 13 ans et j’en souffre jusqu’à aujourd’hui (37 ans). Divorcé car mon ex ne ma pas compris.

De : Maxence B. 
Témoignage : J’ai 17 ans et j’ai découvert il y a quelques mois ma misophonie. Nous étions à table lorsque j’eu fini mon assiette avant tout le monde. Dés lors, j’entendais chaque mouvement de bouche de ma famille et ma petite soeur mangeait bouche ouverte, ça m’a agacé et je l’ai fait remarquer et suite à cela j’ai reçu des critiques, comme quoi je rendais le repas impossible et que tout le monde faisait des bruits ! Lorsque j’entends ces bruits j’ai envie de trucider la personne ! C’est abominable

De : Damien P. 
Témoignage : Je « subis » pour ma part n’importe quel bruit que font les gens en mangeant ou buvant. C’est vers 6 ans que j’ai commencé à être excédé par mes grands-parents qui mangeaient bouche ouverte.  Cela s’est ensuite propagé aux bruits des gens qui boivent. 
Par contre, je ne connais le terme « misophonie » que depuis quelques jours. Je n’avais jamais imaginé qu’il puisse s’agir d’un « mal » psychologique. Et sans diagnostic je ne peux pas confirmer que j’en sois réellement atteint. 

De : Laurie F. 
Témoignage : J’ai 16 ans, les premières angoisses sont apparues aux alentours de mes 12 ans et c’est à 15 ans que j’ai appris que j’étais atteinte de misophonie, j’en avais parlé à ma meilleure amie de tous ce que je ressentais je d’écrivais ça comme des angoisses un jour elle a trouvé ce fameux nom, je suis allée voir sur internet et j’ai bien vu que c’était ça. Et là j’étais soulagée de me dire que j’étais pas la seule et surtout pas folle…

De : Sarah 
Témoignage : Voilà, j’ai 15 ans et depuis toute petite quand j’entends quelqu’un mâcher ou machouiller du chewing gum , je me sens mal et je m’énerve (même si j’étais contente au début). J’ai cherché sur internet et j’ai vu que c’était la misophonie.

De : Lila 
Témoignage : J’ai 28 ans et je suis misophone depuis des années.  Je ne supporte pas le « gros » bruit en général. Mais j’ai la chance que 80% des bruits courants ne me dérangent pas. Par contre, je serais capable de tuer la personne qui fait le bruit qui me rend folle. Je suis prise d’une rage soudaine et irraisonnée. J’ai envie de faire très mal à la personne. Même lorsque se sont mes proches que j’aime. Je ressens de la rage et du dégoût. Mais vraiment j’ai envie de leur dire à quel point ils sont dégueulasses, à quel point ils m’écoeurent, à quel point j’ai envie de les taper. Les pires bruits pour moi:
-Chewing gum. Même si je n’entends pas la personne mâcher, rien que la voir me donne des envies de meurtres.
-Aliments style pomme, chips. Quand mon conjoint mange je suis obligée de partir.
-Les bruits de scooters, de motos. Dans ces cas là je souhaite au conducteur de se viander sur la route.
-Les enfants qui pleurent.
-Les chiens qui aboient de façon incessante…
-Les gens qui boivent en faisant « ahhhh » à la fin…
-Une personne qui se ronge les ongles. Si ça fait du bruit c’est le pire. Globalement une personne qui se met les doigts dans la bouche me met en rage.
Après ça dépend également des personnes. Certains bruits ne me dérangent pas chez certains, mais me rendent dingues chez les autres.

De : Sophie 
Témoignage : J’ai 31 ans. C’est avec beaucoup d’émotion que je viens de lire tout les témoignages de ce site. Je ne sais pas depuis quand je souffre de misophonie. J’ai vécu mes première 25 années dans une maison au milieu de nulle part. Un environnement hyper calme. Avant d’entrer au collège, j’ai commencé à devenir sensible, voir agressive, avec les bruits de mastications de mon père puis le tic tac des horloges. J’avais du mal à supporter les environnements bruyants (réunion de famille ou d’amis, discothèque, fêtes foraines, voitures..). A cette même période, j’ai fait de la dépression sans raison évidente. C’est en entrant dans la vie active (habitation en appartement) que le cauchemar à réellement commencé. J’avais un voisin du dessus qui utilisait un rameur d’appartement, un voisin du dessous qui faisait la fête jusqu’au petit matin et une voisine de palier qui écoutait la TV à fond. Puis j’ai emménagé dans une maison de lotissement. Je ne supporte pas que mes voisins discutent dans leur jardin jusque tard le soir, qu’ils rient, qu’ils écoutent de la musique portes ouvertes… Je ne supporte pas les bruits de pas de mon conjoint le matin, ni d’entendre sa cuillère claquer sur le bord du bol ou sa fourchette contre l’assiette. Tout est toujours la faute des autres. Je me mets dans des états de colère irraisonnée jusqu’à éclater en sanglots. J’ai des palpitations et j’ai envie de fuir à des kilomètres de là !! J’ai essayé des méthodes de relaxation, les bouchons d’oreille, j’ai même organisé une fête des voisins pour avoir un regard positif sur ceux ci. Rien n’y fait, dès que le bruit apparait, je devient une autre personne. Un ORL a un jour évoqué une hyperacousie liée à l’anxiété sans jamais me proposer de solution. Mais j’ai découvert récemment que l’hyperacousie provoquait des douleurs ce qui n’est pas mon cas.

De : Nanou S. 
Témoignage : Depuis mes 6 ans déjà je ne supportais pas le bruit de la petite cuillère dans la tasse de café que mon père tournait trop longtemps avant de mettre la tasse dans sa bouche en faisant une sorte d’aspiration bruyante à chaque gorgée !!! Après à table manger la bouche ouverte. Ça me rendait dingue parfois à en pleurer durant de longues minutes… Cela fait maintenant 34 ans que ça dure. C’est difficile quand tu ne peux pas dire aux gens de mâcher bouche fermée… Je décris cette sensation désagréable comme un volcan qui se réveille et est en éruption dans ma tête. Je suis aujourd’hui contente de mettre un nom à ce problème et de savoir que je ne suis pas seule.

De : Yuna L.
Témoignage : J’ai appris cette année, à 17 ans donc ce qu’etait la misophonie. Par pur hasard, sur instagram il existe une page de « faits », un jour je suis tombée sur la misophonie. Ce n’etait pas un soulagement au contraire, j’ai souffert de savoir que c’était quelque chose de permanent et pas juste un passage. Je ne peux pas imaginer que chaque fois que je dinerais avec ma famille, mes enfants peut être plus tard, j’aurais cette même rage, cette envie de les faire taire. Cette maladie est un cauchemars, demain je suis censée manger des moules avec ma famille. Les moules sont mon pire cauchemar. Je pleurs déjà pensant a demain.

De : Jade C.
Témoignage : Depuis toute petite je ne supporte aucun bruit qui est répétitif : horloge, montre, ceux qui mange en faisant du bruit et ronfle la nuit. Tout bruit qui se répète à une certaine mesure me met les nerfs à vif, j’ai essayé de lâcher prise mais ça ne marche pas. Et même certaine musique que mes écoutes me mettes les nerfs a vif, je suis obligée de leur demande d arrêter. Beaucoup de bruits de pas : ceux qui traînent les pieds quand ils marchent ainsi que beaucoup d autres, je dors peu à cause de tout cela car la nuit est une source plus grande de bruits puisque les bruits sont moins étouffés dans d autre bruit que la journée enfouis, et le grincement de dents et les bruits de scooters, le bb qui pleures en font partis aussi.

De : Gwendo F. 
Témoignage : Je me reconnais entièrement dans les propos de Lisa M. et je me permets de partager ses mots; « . Ça a commence avec ma mère très tot je dirais 7 ans, elle me met hors de moi dès que je l’entends mangé, se ronger les ongles mâcher des chewing gum… tous les repas je suis horrible avec elle rte je mets un pack de céréale devant elle pour ne pas la voir  je SaIs c’est horrible. Puis depuis que j ai 15 ans à peu près, et bien c’est avec tous les gens avec qui je deviens proche ça me le fait (en plus de ma mère) alors je finis par plus les fréquenter de peur d être désagréable avec eux autant qu’ avec ma mère.. mais les gens que je ne connais pas, leur bruit ne me dérange pas » . Je trouve cela troublant que pour moi cette misophonie ait commencé avec ma mère.

De : Sarah P. 
Témoignage : Bonjour, voila qu’a 17 ans je suis atteint de misophonie comment j’ai su ? grâce a facebook avec le saviez vous bizarre quand même non ?

De : Rébecca 
Témoignage : J’ai actuellement 16 ans et je souffre de misophonie depuis au moins 5 ans. A chaque repas je dois me contenir pour ne pas atteindre la violence en entendant les bruits d’avalement en lien avec les chewing-gum, de la mâchoire ou lorsque quelqu’un parle en mangeant. J’essaye de le masquer en faisant moi-même énormément de bruits, jusqu’à me bloquer et regarder la personne en question d’un air affolé et agressif. J’ai même parfois des envies de meurtres et je suis contrainte de quitter très rapidement la table pour m’isoler et écouter de la musique. En plus je ne supporte pas plein d’autres sons et c’est impossible à gérer.

De : Sarah B. 
Témoignage : Je me sens moins seule en voyant tous ces témoignages ! Ma misophonie a commencée vers mes 11-12 ans je pense…. (j’ai actuellement 17 ans) Je m’en suis rendue compte parce que les bruits de mastications (bouche fermée ou ouverte), les bruits buccaux en general, les grincement de fourchettes, de chaises sur du carrelage ou encore les reniflements (et autre bruits respiratoires) me donnaient tout simplement une furieuse envie de frapper la personne qui faisait un de ces bruits ! A chaque fois que je les entends, j’ai comme une boule dans la gorge et une soudaine colere (voire meme haine) qui monte en moi, et c’est parfaitement incontrôlable. J’ai envie de frapper et de hurler de faire moins de bruit a l’auteur de ses « nuisances ». En general je ne fais pas de remarque pour ne pas créer de dispute mais contenir cette colere soudaine m’epuise et me rend encore plus irritable. Le pire c’est quand j’entends ma soeur ou mes grands parents faire du bruit en mangeant… J’ai juste envie de leur jeter leur assiette a la figure…

De : Laure M. 
Témoignage : J’ai commencé à souffrir de misophonie à l’adolesence, vers l’âge de 13 ans. J’ai aujourd’hui 35 ans et j’en souffre encore, je n’ai réussi à poser un nom sur ce trouble il y a un an, en faisant une recherche sur internet en tapant « phobie bruits de bouche ». Ca a été un profond soulagement pour moi, je savais enfin que ça ne venait pas de moi, que je ne faisais pas inconsciemment une fixette sur ces bruits qui m’insupportaient.

De : Catherine S. 
Témoignage : Je viens de découvrir ce site et  » cette maladie »…. En fait depuis gamine l’âge de 7/8 ans je ne supportais pas de  manger avec mes parents surtout a cause de ma mère qui faisait trop de bruit en mangeant et de ce fait je prenais mon assiette et mangeait seule …. Ce qui d ailleurs à amené beaucoup de conflits.
De même, comme d’autres témoignages, lorsque je suis avec des personnes qui font du bruit en mangeant, mâchouille un chewing-gum gum ou qui se rongent les d’ongles, ça me donne un sentiment d’énervement et essaie de leur passer le message par le regard et quand cela ne passe pas je leur dis… Ça m’agace a un point de partir. Que faire ? En lisant les témoignages c est assez gênant sûrement pour les autres nos réactions, c est comme la dyslexie qui peut plus ou mois prononcée quand je suis fatiguée…

De : Clair 
Témoignage : Depuis que j’étais adolescente et maintenant j’ai atteint mes 24 ans c’est toujours le même problème je ne supporte pas quand quelqu’un mange en faisant un bruit ou respire.

De : Nath M.
Témoignage : Enfin!! c’est aujourd’hui que je découvre le nom de cette maladie dont je souffre depuis l’âge de 12 ans, et aujourd’hui j’ai 31 ans. Mon entourage me dit que je ne suis pas normal, que c’est dans ma tête etc… que j’avais finis par y croire. Je ne supporte pas les bruits de mastications, quand une personne boit et énormément de bruit, même quand une personne tousse sans cesse, aussi les bruits répétitifs, comme l’horloge et autre. J’ai le cœur qui s’accélère, des sueurs froides, mes muscles se contractent, je sers le poignet. Il m’est souvent arrivé que je ressente du dégoût, l’envie de vomir, une haine. Alors pour éviter des problèmes, que je ne déverse cette rage qui est en moi, je sors prendre l’air, ou alors je vais me mettre des écouteurs et j’écoute un petit son de musique. et quand je suis fatiguée, c’est encore pire. il m’est arrivé il y a 9 mois, tous les soirs il y avait un bruit qui se répétait sans cesse « un toc toc toc… » j’ai cherché partout ce bruit j’avais fait nuit blanche et je pleurais dans mon lit, je me tenais la tête, à presque m’arracher les cheveux.  Je ne trouvais pas ce bruit. je voulais même abattre le mur dans la nuit pour faire cesser ce bruit. Mon mari a trouvé ce bruit qui me rendais ding!! c’étais la tuyauterie du chauffage qui passait dans le mur. J’ai très mal car mon mari ne comprend pas comment un bruit puisse m’agacer et me mettre dans un tel état, aujourd’hui il fait l’effort de comprendre. S’il vous plaît!! j’ai besoin d’aide!! je suis rassurée que je ne suis pas la seule qui souffre de la misophonie. toutes ses année je croyais que j’étais la seule qui avait ce problème. S’il vous plait!! un spécialiste pour les misophones qui pourrait soigner cette souffrance, car je n’en peu plus!!! Merci.

De : Edwige B.
Témoignage : Bonjour à tous, j’ai 36 ans et je suis misophone depuis le collège soit depuis plus de 20 ans. J’ai pu enfin mettre un nom sur ma haine des bruits y’a quelques mois grâce à internet et à ma soeur jumelle qui tout comme moi est misophone. C’est elle qui a découvert le terme « Misophonie » et ce jour là ça été un gros soulagement. Nous ne savions pas vraiment si nous étions les seules à souffrir de cette maladie. La misophonie nous gâche la vie mais nous sommes deux et c’est plus facile pour nous d’y faire face, nous essayons de positiver comme on peut mais ce n’est vraiment pas facile. Nous espérons qu’un traitement efficace soit trouvé pour aider les misophones. Nous aimerions également être aidé mais nous ne savons pas à quel spécialiste s’adresser ??? si quelqu’un pouvait nous l’indiquer nous lui serions reconnaissante, svp merci. Bon courage à tous les misophones.

De : Rym T.
Témoignage : J’ai 20 ans, je ne peux pas être précise mais ma gène des bruits à commencer aux alentours de mes 11-12 ans. J’ai commencé par être irrité par les bruits de bouches, des pieds qui se trainent, les bulles de chewing-gum, des respirations un peu trop forte et la liste est longue… Je suis issue d’une famille nombreuse, chez moi on ne peut pas échapper aux bruits, ceux-ci provoquent en moi le stress, la colère et souvent les larmes, parfois même me mènent à la violence. La misophonie m’était inconnue jusqu’à peu, donc jusque là, j’étais folle. Aujourd’hui, je ne suis plus folle, pour ma famille je le suis, mais moi je connais la vérité. J’ai découvert la misophonie grâce à internet, j’ai découvert également que je n’étais pas seule à vivre ce calvaire, cette horreur… Mais je me rends compte que cette maladie est encore trop méconnue, je n’ai jamais osé à en parler à un médecin, j’espère le faire bientôt, mais à ce que j’ai pu comprendre sur le net, rien est encore envisageable pour venir à bout de la haine de ses bruits… Bon courage à tous.

De : Marina M.
Témoignage : J’ai  pu mettre un nom sur cette maladie il y a un an grâce a internet. J’en souffre depuis l’âge de 12 ans alors que j’en ai 66… je peux vous dire que ça ne s’arrange pas avec l’âge , au contraire !!!! 🙁 Tous les bruits de bouches, les gens qui traînent les pieds, certains rires, certaines voix  me rendent la vie impossible… Je suis même obligée de zapper des personnes à la télé (genre jp pernaud, Laurent cayrol, la sublet  et j’en passe…)  Je ne peux plus aller au cinéma, heureusement j’ai les écouteurs pour les transports en commun, Bref c’est l’enfer…

De : Alexandre D.
Témoignage : Bonjour à tous, C’est bien de parler de la misophonie dont ma femme 49 ans et ma fille 18 ans souffrent. Quand ma fille était petite, sa maman lui disait qu’elle faisait des bruits en mangeant ou en toussant ou encore en avalant qqch. Plus tard, elle a hérité ce problème à sa maman. Résultat, elles se renvoient la balle tous les jours avec nervosité. Même mon fils, 12 ans, commence à avoir ce problème sans se rendre compte. Quant à moi, le mari et le père,  j’en souffre aussi car je paie toute leur nervosité voire je suis tendu au moment des repas. Très rarement qu’on mange ensemble sinon il leur faut des bouchons d’oreilles ou monter le son de la télé… c’est notre quotidien et ça fait plaisir d’en parler.  Merci de votre reponse

De : Léa G.
Témoignage : C’est seulement aujourd’hui que j’ai pu mettre un mot sur ce que je ressentais : une haine aussi vive qu’intense dès que j’entendais ces fameux bruits, que je ne supporte pas (ronflements, reniflements, mastication de chewing-gum ostentatoire, le bruit d’aspiration de la soupe).  J’ai pu découvrir ce mot parce qu’à l’heure du déjeuner j’ai quitté la table comme une furie,  sans aucune autre explication que « je ne peux pas » (allez expliquer à mes parents que c’est parce que j’ai entendu ma mère respirer). Je me suis demandée si personne d’autre n’était dans mon cas et c’est là que je l’ai trouvé : la misophonie. Aujourd’hui j’ai 24 ans et je peux dire que je suis misophone, et non pas une fille détraquée, soupe au lait, intolérante, limite psychopathe en ce qui concerne les bruits d’autrui. D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours détesté certains bruits (en particulier les ronflements qui me rendaient folle! Cela a empêché ma famille de dormir tranquille quand nous partions ensemble et que nous logions dans la même chambre), mais ma misophonie s’est aggravé depuis environ deux ans et la liste des « bruits interdits » c’est considérablement allongée.

De : Romain
Témoignage : Cela a commencé dans les années du lycée, j’ai 20 ans maintenant, et tous les bruits à table, (bruits de couverts contre les dents, bruits de mastication…) ça me rend dingue, à un tel point que j’ai envie de tuer celui qui fait ces bruits atroces. Même au cinéma, lorsque je vais avec un copain qui a un appareil dentaire, pendant TOUT le film j’entends ses bruits de bouches, il se ronge les ongles…. etc…. C’est juste affreux, j’aimerais trouver un moyen pour le calmer, car ça me rends d’une humeur pas possible, il y a que quand je suis tout seul chez moi que je me sens bien.

De : Leila L.
Témoignage : J’ai découvert à l’âge de 17 ans que j’étais MISOPHONE, et j’ai actuellement 19 ans. Vos témoignages m’on donné la nausée car oui c’est un enfer, rien que d’y penser on se sent très mal. Pour ma part ce sont les bruits répétitifs de stylos (4couleurs) d’ongles qui pianote sur une table,de claviers (quand ce n’est pas le mien), de pieds sur le sol qui tapote de frottements répétitifs par exemple celui du pantalon, de grincement des sièges, de bavardages incessant, plusieurs dialogues en même temps, des rires incessants… la liste est extrêmement longue et non exhaustive les tic-tac d’une horloge (d’ailleurs je ne sais même pas lire l’heure sans doute parce que cette horloge m’insupporte à un point pas possible)… Je considère que c’est un handicape qui ma causé énormément de soucis dans ma vie de famille et à l’école dans une classe entourée de personnes déchainés sur leur stylos trop d’animosité dont je n’ai pas l’habitude étant quelqu’un de calme ayant une personnalité très solitaire dans le fond . Par exemple je ne supporte pas que mon petit frère mâche un chewing-gum ou un repas à côté de moi qui suis en train de regarder une émission à la télé … On peut parler d’égoïsme mais cela m’insupporte à un point où je me concentre essentiellement sur le bruit. Cette misophonie m’a déjà poussée à bout de grosse crise d’angoisse, trop de pression de sentiments d’émotions à gérer qui sont ingérable c’est juste de la folie on est déconnecté concentré sur ces bruits récurrents on se sent comme enfermé dans ce cercle vicieux on ne sait même pas quand en ressortir tellement la peur de ces bruits est atroce.

De : Emma B.
Témoignage : Je viens d’apprendre à 40 ans que je souffrais de misophonie. Pendant tout mon adolescence, j’ai toujours crû que je ne fonctionnais pas normalement et manger à table avec mon père qui mangeait bruyamment devenait insupportable. On m’a toujours dit que je devais me contrôler et je n’ai jamais pu le faire. J’étais même souvent méchante pour que ce bruit cesse enfin…

De : Nine
Témoignage : J’ai 25 ans, voila comment c’est arrivé… J’étais en train de travailler sur mon Pc, soudain mon frère de onze ans qui dort sur la mezzanine au dessus fait un bruit de « sommeil » un grommelot qui se répète, plein de gens trouverais ça mignon… là j’ai repensée à tous ces bruits qui me pourrissent la vie, et je me suis dit : Google pourra peut ètre m’apporter une réponse…. pas loupé, je ne m’attendais pas à voir que d’autres souffraient  du même hors contrôle. Bruits de bouches à table, bruits de chocs de vaisselle, d’objets en tout genre, ronflements, pas sur un plancher, claquements, grincements, bruits qui se répètent et qui rendent fou, ils en deviennent obsédants, on les redoute par ce qu’on a peur de les re-entendre, mais vu qu’ils sont répétés on est déja énrvé… »énervé » le mot est faible, tout va bien, et d’un coup, il suffit d’un bruit à la con pour ressentir une colère, nerveuse et diffficilement canalisable, je pourrais frapper quelqu’un, l’insulter, me boucher les oreilles entre mes mains violemment… violence, haine… voila les mots sur ce maux. Bien à vous 🙂 merci de permettre une possibilié d’exprimer sans se sentir coupable, d’ètre jugé  » chiante » ou  » atteinte » merci

De : Emilie L.
Témoignage : Bonjour, alors voilà je ne savais pas du tout que cela était un trouble etc… Je pensais que ça passerai je croyais devenir folle c’est horrible d’entendre ces petits bruits qui nous dérangent tant comme les bruits de mastication ou avaler le tic tic des ongles et même il m’est déjà arrivée d’entendre les bulles d’un simple verre de coca. Mes parents ne comprennent pas et me disent que j’ai un problème je ne sais pas quoi faire qu’elle solution y a t-il pour arriver à mieux les supporters c’est devenu un cauchemars pour moi.

De : Sonia L.
Témoignage : J’ai 28 ans et je viens d’apprendre que cette souffrance était reconnue et portait un nom. J’en souffre depuis l’âge de 13ans, cela fait donc 15ans que je ne me déplace jamais sans boules Quiès!.. Pendant l’adolescence, cette souffrance a été terrible, j’ai eu des comportements parfois assez violents. Mon père étant aussi misophone, j’ai toujours pensé qu’il me l’avait transmis, mais que nous étions des cas isolés, des « fous ». Nous n’avions pas le droit de manger des céréales le matin, pas de chips, pas de chewings gum. J’ai ensuite eu des bronchites chroniques, mon père partait parfois dormir dans sa voiture à cause de ça. Quand à moi je ne pouvais pas rester à table, pas m’assoir à côté de lui à cause de sa respiration, et bien d’autres choses…

De : Justine P.
Témoignage : J’ai 18 ans et je suis en couple depuis 3 ans. J’ai donc découvert cela car mon petit ami respire très fort car il a le nez bouché en permanenence. Je n’en peux plus, je ne dors pas de la nuit et si je m’endors c’est d’épuisement. Je suis tout le temps énervée dans la journée par tous ces bruits. Je ne vis plus correctement, je suis à la fac, le bruit des touches des ordinateurs des autres me font bondir. Je n’en peux plus, je réagis très violemment ! C’est invivable…  Au moment où j’écris ce message je suis à bout en raison de la respiration de mon petit ami…

De : Annouck N.
Témoignage : Bonjour à tous, aujourd’hui âgée de 22 ans certains bruits me font souffrir depuis mon enfance. Mes plus vieux souvenir datent de quand j’avais entre 6-7 ans. Mes premières réactions sont survenues pendant les repas en famille. Les bruits de mastication me mettent hors de moi malgré que j’ai pleinement conscience que ce n’est pas logique. Dès le plus jeune âge, j’ai développé des stratégies pour éviter les confrontations : manger très vite pour quitter la table, m’éloigner des personnes qui font le plus de bruit, jusqu’à placer des bouteilles en face du visage des gens de sorte que je ne puisse pas les voir mastiquer en plus de les entendre, car en effet la vision m’écœure autant que le son. Aussi ne pas manger du tout, plutôt que de supporter 15min « de torture ». J’ai surtout souffert des réactions de mes proches, qui se sont moqués ouvertement de moi, surtout étant enfant. Mes amis aussi, qui n’ont jamais compris pourquoi un simple bruit pouvait me mettre en rage intérieure. J’ai pourtant essayé d’en parler, on m’a dit que j’étais « malade », je me considérais comme très sensible avant de voir votre site aujourd’hui. Cela me rassure que cette sensibilité porte un nom. Avec l’âge je me « dompte », j’ai toujours essayé de me résonner mais malgré tout, les mauvaises sensations réagissent en moi. L’intensité dépend des personnes qui produisent le son et me mon état de fatigue. Les sons qui me dérangent : la mastication, les reniflements, les gens qui se rongent les ongles ou se les curent, le bruit du coupe ongle, les gens qui se curent les dents et font un bruit horrible en aspirant avec leur langue, les toux…
Mon conseil est d’avoir un walkman dans son sac en toute circonstance pour pouvoir s’isoler. Dans le tram, le train, à l’école… et d’en parler à vos proches qui partagent votre quotidien, ils devraient comprendre… Je l’espère, je sais que quand on est enfant, nos intolérances au bruit passent souvent pour des caprices… et pourtant nous en souffrons réellement ! la plupart du temps en silence.

De : Hamed
Témoignage : Bonjour à tous, me m’appelle Hamed, je viens juste de savoir que je suis misophone grâce à un lien sur Facebook. En fait, moi c’est bizarre je déteste surtout entendre mes frères parler sans arrêt. Je leur crie dessus souvent mais ils ne cessent pas et ça peut me rendre fou quand ils font plein de bruit et dans ces moments, je commence a avoir des idées sombres. J’essaye souvent de me contenir mais c’est plus fort que moi. Je quitte souvent la table en plein repas. J’aime le calme et c’est souvent ce qui m’oblige à ne pas avoir d’amis j’en ai marre. Je ne sais pas comment gérer tous ces bruits que je subis chaque jour. Le seul truc qui m’apaise c’est de rester seul et écouter la musique mais je ne peux pas faire ça tout le temps.

De : Paméla L.
Témoignage : J’ai découvert que j’étais misophone en tombant par hasard sur un article qui en parlait. Ça m’a tout de suite fais tilte. Avec le monde extérieur, j’arrive à me contrôler facilement. Il suffit que je prenne mon téléphone et commence à jouer à des jeux pour ne plus me concentrer sur les bruits que font les gens. Malheureusement, mon problème dure depuis facilement 15 ans et s’est accentué depuis que je suis en couple et en particulier la nuit. En effet, depuis que je suis en couple, je ne supporte pas entendre mon copain ronfler ou respirer fort. Ça ma vallut beaucoup de nuit blanche et de disputes à cause de cela. On essaye de canaliser le problème (avec une pile d’oreiller entre nous par exemple) mais rien à faire. Et comble de l’horreur, je suis allergique aux bouchons anti-bruits. Le pire c’est que quand j’étais petite, j’avais un sommeil tellement profond qu’on pouvait hurler à côté de moi, je n’entendais rien. De plus, la journée je ne supporte pas entendre ma mère manger car elle mange la bouche ouverte. Je ne supporte pas non plus les chuchotements. Ça m’agace d’entendre des petits bruits stridents comme ça. Même mon chat, quand il dort il fait des petits bruits que je ne supporte pas du tout. Un bruit que je ne supporte pas non plus est celui du tic tac de l’horloge (toujours pareil cad en particulier la nuit). Ah ça ! J’en ai usé des horloges avant d’en trouver une qui me convienne et même limite m’apaise.

De : Inés M.
Témoignage : J’ai 14 ans et le problème est venu petit à petit au fil des jours. Je me sentais de plus en plus mal lorsque par exemple j’étais à table et que mes parents et mes soeurs faisaient des bruits avec leur bouche. Ca me met hors de moi, je sers les poings et j’ai une seule envie c’est de leur crier dessus mais parfois je lance quelques remarques du genre « ferme ta bouche s’il te plaît  » et je finis de manger le plus vite possible pour aller dans ma chambre et décompresser… parfois je ne finis même pas mon assiette. J’aimerais vraiment que quelqu’un m’aide à surmonter ça car j’ai de plus en plus de mal à le faire. Merci.

De : Isabelle D.
Témoignage : Mon trouble s´est déclaré vers 10 ans. J´ai brusquement été sensible au bruit en mangeant que faisait ma mère, alors qu´avant je n´y faisais pas attention. Mes parents eux-mêmes avaient du mal à supporter le bruit en mangeant que faisait mon grand-père. Pe est-ce héréditaire ?

De : Marion D.
Témoignage : Je dois souffrir de misophonie approximativement depuis l’âge de 11 ans mais je n’ai connu le terme que très récemment (j’ai 26 ans) grâce à Facebook.

De : Chloe D.
Témoignage : Bonjour, j’ai 18 ans et je suis misophone depuis un an je crois, c’est arrivé petit à petit. J’ai découvert cette maladie car je considère ça comme tel, sur un réseau social, je suis allée me renseigner un peu plus sur internet et j’ai découvert que c’était tout moi. Mon père ronfle de plus en plus fort et c’est pire quand il est enrhumé nos chambres sont en face et quand je l’entend ca me met hors de moi, j’ai une rage que je connaissais pas et j’ai envie de le frapper, je me lève lui donner quelques coups et le réveiller mais 5 minutes plus tard il est déjà réparti. Pour me calmer je me parle dans ma tête, j’essaye ne plus entendre le bruit et me concentrer sur mon sommeil qui m’appelle. A table, il mange la bouche ouverte, surtout depuis qu’il lui manque une molaire, je lui rappelle sans cesse « ta bouche » et je me contrôle pour pas le frapper et pour pas m’énerver. Ensuite c’est devant la télé il se tripote le peu d’ongle qu’il lui reste et ca fait des sortes de « tic » qui m’agace profondément donc je reste sur des « arrêtes » ou des « petites tapes » sur les mains pour pas le frapper violement car j’en serais capable tellement ca me met hors de moi. J’espère vraiment qu’un jour y’aura un remède efficace car penser a une musique ou je ne sais quoi et bien je n’y arrive pas. Me dire que je peux être impulsive sur certaines choses et violente me fait peur. Je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas là.

De : Sébastien C.
Témoignage : Salut, depuis maintenant près d’un an, je remarque que certains bruits me mettent dans des états inhabituellement forts alors que ces sons, bruits, ou petites actions du quotidien semblent banales et passent inaperçus. J’ai donc 18ans, et ai découvert ce terme de misophonie il y a quelques jours via l’application se coucher moins bête et un article traitant sur le sujet. Moi qui pensait être seul dans ce cas, je peux enfin faire la lumière sur ce trouble quelques peu dérangeant. Pour moi, les eternuements, baillements, ronflements et bruits lorsque l’on mange sont ceux qui me mettent hors de moi, je me suis surpris à avoirs des larmes de colère et frapper le sol à coups de poings alors que je dormais dans la même chambre qu’un ami qui ronflait. Bien évidemment, j’essaye dans la mesure du possible de me contenir avec les personnes que je ne connais pas et je dois avouer que je m’impressionne parfois comparativement à mes réactions vis à vis de mes parents, proches à qui je ne peux m’empêcher de leur faire remarquer avec plus ou moins de calme. De plus, la fatigue me rend encore plus sensible à ce phénomène, tout comme le matin lorsque je me lève. Point à noter également, lorsque que cela vient de moi ça ne me dérange pas (le comble), et je dois avouer que j’ai peur qu’à l’avenir cela me joue des tours. Cordialement

De : Fanny B.
Témoignage : Cela fait plusieurs années que je constate qu’il y a des bruits qui m’horripilent, les gens qui respirent fort, qui mangent, les sifflements… Je ne sais pas exactement quand je m’en suis rendue compte mais je viens seulement de connaitre le nom de cette maladie via une application « se coucher moins bête ». Le témoignage d’autre personne me rassure.

De : Axelle B.
Témoignage : Aujourd’hui j’ai 15 ans, et je souffre de misophonie depuis mes 9 ans. J’étais tout simplement autour d’une table comme d’habitude, puis je me suis rendue compte que les mastications produites par mon entourage me dérangeaient. Les jours suivants, ma misophonie ne faisait que s’empirer, j’en suis au point de ne plus pouvoir fêter le réveillon, ou mon propre anniversaire, ce qui m’inquiète vraiment. Mes proches ne me comprennent pas, et certains m’en veulent et se sentent malheureux de me voir les « insupporter » à ce point, en partie mon père. Le bus, le métro, le train et autres transports sont toujours accompagnés de personnes qui mangent, c’est évident et on ne peut pas les empêcher de vivre, c’est notre problème et on doit le gérer par nous même avec nos propres moyens. De mon côté, voir un psy ne m’a pas aidé du tout, mais c’est quand même à essayer. Ma solution ? Un casque ou des écouteurs, tout ce qui pourrait atténuer les sons. Les gens pensent que l’on est bizarre et ont tendance à se moquer, à nous tester. C’est dur mais on doit vivre avec jusqu’au jour ou un « remède miracle » nous parvienne…

De : Périne B.
Témoignage : Tout à commencer lorsque j’avais 7-8 ans avec ma mère. J’étais embêtée par les bruits de mastication, les bruits respiratoire, lorsque ma mère mâchait du chewing-gum, lorsqu’elle se grattait les cheveux, les clics-clics de la souris d’ordinateur. Mon entourage ne comprenait pas forcément et pensait plus à des caprices mais en grandissant le problème à empirer. Aujourd’hui j’ai 17 ans et je suis obligée de m’enfermer dans une pièce au calme. Je ne supporte plus les bruits de fond, et surtout les bruits que font mon entourage. C’est devenu un véritable calvaire, une torture d’entendre ces bruits. Je souhaite bon courage à tout ceux qui souffrent de ce problème!

De : Alicia P.
Témoignage : J’ai 28 ans et les premiers souvenirs remontent à l’adolescence. J’ai mis un nom sur ce mal il y a 2 ans grâce à mon médecin. Les bruits qui me dérangent le plus sont les bruits de bouche. Je sens la rage qui monte en moi je pourrai être violente. A table, quand de la famille ou des amis s’amusent à faire des bruits de bouche pour m’embêter je quitte la table et ne peux revenir tout de suite. Je travaille dans un bureau avec une collègue qui mâche son chewing gum bouche ouverte du matin au soir : c’est une torture. Ca fait du bien de ne pas se sentir isolée. Mise à part les écouteurs ou les boules quies je n’ai pas d’astuces magiques.

De : Sandy L.
Témoignage : J’ai appris que je suis « Misophone » il y a peu de temps. Chez moi, cela a commencé à se déclarer lorsque que j’entendais mon père respirer. Puis étant interne dans un lycée, la tuilloterie fait faisait beaucoup de bruits, réactions extrêmes garanties… Ça fait quand même du bien de savoir que je ne suis pas folle et que je ne suis pas la seule dans ce cas ! Merci à vous !

De : Marie R.
Témoignage : J’avais 7 ans, je crois, c’était les vacances, mes parents avaient loué un gîte et je dormais avec mon frère, ma soeur et ma cousine. 1ere nuit : dès que j entendais les bruits de respiration des autres ça m’était insupportable, du coup, j essayais de faire + de bruit que ces bruits-là.

De : Alice G.
Témoignage : Bonjour, aujourd’hui j’ai 30ans et c’est sur facebook que j’ai connu ce mot « misophonie »… pas plus tard qu’hier soir ou j’ai lu que la misophonie était un trouble réel du cerveau… J’ai effectué une recherche sur internet et j’ai compris ce que j’avais 🙁
Depuis mon enfance, je ne supportais pas les bruits de ma famille quand ils mangeaient, rongeaient les ongles, ronflaient, les autres bruits… J’en ai beaucoup souffert. Ayant été traitée de folle par mes proches car je supportais presque rien alors que je découvre la misophonie… Qui m’a fait pleuré… Il y avait un mot sur ce mal être qui est presque invivable… Comment aborder le sujet avec ses proches pour qu’ils puissent comprendre ce dont on dont souffre… Faut il consulter ?  Besoin d’aide svp ….

De : Jade R.
Témoignage : J’ai decouvert que j’avais du mal a supporter certains bruits vers mes 11-12 ans et j’ai appris a mes 15 ans que j’étais atteinte de misophonie

De : Mélodie
Témoignage : Je me suis rendue compte que j’étais misophone aujourd’hui même, le 21 février 2015. Enfin rendue compte, pas exactement, disons simplement que j’ai mis un mot sur ce problème qui me hante depuis bien longtemps. J’ai 20 ans et cela fait bien 5 ans que j’ai commencé à réellement comprendre mon problème – présent depuis ma tendre enfance – et qui s’est bien intensifié ces 2 dernières années. Sincèrement, quel soulagement de voir que je ne suis pas seule à souffrir, pas la seule à faire face à cette « phobie » des bruits de bouches, de mastications ou encore d’éternuements.  Cela fait vraiment du bien de se sentir compris et surtout de voir que non, on n’est pas fou, on n’est pas seul et qu’il s’agit bel et bien d’un problème engendrant des réactions qui sont qualifiées par l’entourage comme disproportionnées…  Merci d’être là et courage à tous!

De : Laura Q.
Témoignage : Je l’ai appris a 18 ans en faisant des recherches sur le net. Les bruits qui me dérangent le plus sont les bruits quand les personnes mangent, boivent, ronflent, toussent ou respirent fort. Je suis anxieuse, nerveuse, énervée, j’aimerais leur dire d’arrêter tout ça immédiatement mais par respect je ne dis rien et je reste attentive jusqu’à ce que ça se finisse. J’ai pas de trucs et astuces, enfin.. Quand ça arrive, j’essaie de penser a autre chose pour ne pas y faire attention.

De : Paula V.
Témoignage : Je pense que cela a commencé vers 12 ans- j’en ai 43. Je ne supporte pas : Le bruit des gens qui mangent des chips, des pommes, des céréales, des carottes, des biscottes, bref tout ce qui croustille et croque. Le bruit des mâchoires qui mastiquent et pire si la personne mastique vite. Le bruit des liquides aspirés. Les gens qui mangent la bouche ouverte. Le bruit des baisers dans un film. Les chuchotement (ça me réveille! Alors que j’ai un sommeil de plomb). La musique et le pire c’est les tam tam, la batterie, le saxo. Les enfants qui ont une voix aiguë et font des caprices. Le bruit du Cellophane (les gens qui fouillent dans un sac de bonbons). Ça me donne envie de leur hurler dessus. De les frapper. Ça me dégoûte, ça me donne envie de vomir (surtout le liquide aspiré, les gens qui mangent la bouche ouverte). Pour tous les autres bruits j’ai Surtout le cœur qui bat et une rage qui monte qui monte qui monte. Ça cause en moi une énorme sensation de stress et une envie de hurler, voire d’être violente envers la personne ! Heureusement que ça dure le temps d’un repas, sinon je deviendrais cinglée et je serai obligée de m’enfermer dans une pièce insonorisée ! Le bruit de mes enfants ne me gênait pas tant qu’il étaient petits. Mais dès qu’ils ont eu 7 ans et même avant, ils sont à la même enseigné que les autres. Le bruit des chiens qui mangent me fait le même effet, mais ça me donne envie d’être violente avec le maître et j’arrive pas a comprendre qu’on puisse vivre avec un chien pareil. Je demande à la personne de faire moins de bruit en mangeant (parfois de façon virulente, parfois de façon gentille « je te donne un conseil »). En société je prends sur moi, j’essaye de penser à autre chose, de ne plus regarder le coupable. Sinon je me mets à manger des chips, des carottes etc. Même si j’en ai pas envie. Mon bruit interne ne me gêne pas. Je peux passer une soirée à me gaver de trucs qui font du bruit afin de mettre en sourdine le bruit des autres. Je n’écoute  que rarement de la musique ( je ne supporte que si c’est très mélodieux). Je demande aux gens si on peut changer de musique (dans la mesure du possible), je baisse le son. Je serai incapable de vivre avec une personne qui écoute de la musique quotidiennement. Mon entourage comprends plus ou moins. Me trouve « originale ».

De : Antoine B.
Témoignage : Je suis misophone depuis mes 8-9 ans à peu près, j’en ai maintenant 19.
Je pense que tout est parti d’une remarque faite par ma mère à moi et mon frère sur le bruit que nous faisions lorsque nous mangions. Elle n’est pas misophone mais à partir de ce jour nous avons fait attention l’un comme l’autre (moi et mon frère) à ce genre de bruits. Avec le temps ça c’est empiré, la mastication, le baillement, la respiration, le bruit qu’un lit peut faire lorsque quelqu’un se retourne constamment, l’avalement d’eau comme tout autre produit ou aliment, le frottement répeté de n’importe quoi. Enormement de choses ! Vivre en famille ou 2 personnes sur 3 sont misophones crée souvent des tensions, de grosses tensions. TRES rare sont les repas ensemble autour d’une table mais lorsque c’est le cas, chacun prend sur soi. Cette « maladie » ne me gâche pas la vie, j’en rigole parfois avec ceux qui font un bruit vraiment abusé.

De : Gilles C.
Témoignage : À 65 ans, je viens tout juste de mettre un nom sur mon problème que je pensais unique à moi… J’ai toujours compris d’où ça venait, car je suis devenu allergique aux bruits que mon père faisait depuis mon enfance, manger la bouche ouverte, siffler, siroter ses breuvages, se ronger les ongles, et me réveiller tôt le matin avec la radio trop forte et sur un canal où les gens expriment leurs mécontentements, etc… Et ça m’a suivi toute ma vie, au travail, dans la famille, etc… Maintenant que je connais mon ennemi, je vais essayer de trouver une solution autre que les doigts dans les oreilles et les écouteurs…

De : Marion D.
Témoignage : Comme Elizabeth M, je pense que la plupart des comportements qui déclenchent la misophonie relèvent d’un manque de savoir-vivre mais je reste persuadée qu’une éducation trop stricte (pour ne pas dire énervée) n’est pas étrangère au développement de la maladie. Un autre exemple qui me revient en tête: les chaises. Je me faisais toujours gronder si je déplaçais une chaise en la traînant sur le sol, souvent même on me faisait remettre l’objet en position initiale pour la re-déplacer en la soulevant. Ça se terminait souvent pas un narquois « c’était compliqué? », de quoi vous rabaisser pour pas grand chose.

De : Jassmine
Témoignage : J’ai actuellement 16 ans et je suis misophobe depuis mes 12 ans lorsque j’entends des petits bruits je me sens agressée, je m’énerve très vite, et mes parents ont du mal à comprendre mes réactions souvent agressives. Je déteste entendre quelqu’un manger ou même faire des petits bruits avec sa bouche je serais capable d’allez gifler la personne.

De : Lily
Témoignage : Bonjour, moi ça a commencé très tôt vers 9, 10 ans je m’en souviens très bien. Je ne supportais pas prendre mon petit déjeuner avec ma soeur car elle fait toujours du bruit en buvant son lait ou en trempant n’importe quoi dedans style un gâteau ça fait un bruit  d’aspiration dégueulasse. Je ne vis plus avec ma soeur mais mon conjoint le fait ce fameux  bruit d’aspiration quand il mange. Ainsi que les bruits de mastication, les bruits quand on croque dans l’aliment c’est… Je ne supporte vraiment pas le ronflement même si je ne dors rien que d’entendre ce ronflement c’est horrible. Ces bruits de la bouche et du ronflement me mettent dans un état de colère, de rage…  je tape des crises violentes. Des fois c’est horrible pour moi et ceux qui m’entoure car ils ne comprennent pas pourquoi ça prend autant  d’ampleur. Aujourd’hui  j’ai  32 ans et d’autres bruits viennent se rajouter : la télé forte (je fais baisser le volume chez les gens, je le dis clairement je le supporte vraiment pas), les bruits des  voisins, les bruits de foule (alors j’évite un max). Ca ronge mon quotidien et ma vie privée car je ne suis vraiment pas comprise et j’en souffre réellement.

De : Emilie V.
Témoignage : J’ai 30 ans et je viens seulement de mettre un nom sur toutes ces années de grosses interrogations. Je me suis toujours demandée pourquoi j’étais comme ça ? Pourquoi je n’arrive pas à faire d’efforts ? Pourquoi ces réactions si violentes dans ma tête ? Pourquoi j’en pleure tellement j’ai l’impression qu’on essaie de me faire du mal en émettant tous ces bruits ?? Puis j’ai tapé dans google : « les bruits de bouche m’énervent ». Un choc ! Le choc de voir que je ne suis pas seule dans cette situation, le choc de voir que ce phénomène a un nom, le choc de me rendre compte que je ne m’en débarasserai pas aussi facilement que je l’espérais… Il est vrai que cela soulage de savoir que l’on invente pas cette « phobie » des bruits et que cela est bien réel et pour pleins de gens. Mais en même temps quand j’arrive à lire que cela relève de la psychiatrie… ça fait un peu mal quand même…

De : Christel
Témoignage : Cela a commencer tres tot. A partir de 7/8 ans . Impossible de rester a table avec des gens que je vois manger et que je considere comme des porcs.

De : Sarah
Témoignage : Bonjour, alors pour moi les bruits qui me dérangent et qui me font vivre un enfer c’est entendre quelqu’un respirer la nuit quand je dors chez une copine exemple et qu’elle respire même si c’est pas gênant pour moi je vais l’entendre 3 fois plus fort et mon cerveau va se fixer sur le bruit. Ca me rend malade je n’en peux plus et je ne sais plus comment faire.

De : Hélène M.
Témoignage : Que c’est rassurant de ne pas se savoir seule dans ce cas ! Je ne sais pas exactement quand je suis devenue misophone, j’ai 23 ans et au collège entendre les gens manger la bouche ouverte m’énervait déjà beaucoup. J’ai l’impression de supporter de moins en moins bien les sons, et que que de plus en plus de bruits m’énervent ! C’est vrai que ça me le fait d’avantage avec mes proches, surtout mes parents, je ne sais pas du tout pourquoi !

De : Laurence F.
Témoignage : J’ai 44 ans et je viens d’apprendre que souffre de misophonie. Je ne savais pas que c’était une maladie reconnue, je l’ai découvert en lisant un magasine. Je dois dire que le simple fait de savoir qu’il s’agit d’une véritable maladie, me soulage : non je ne suis pas folle, non je ne suis pas seule à souffrir de ça… Je vais pouvoir expliquer aux gens que ce n’est pas une lubie, et que je ne suis pas intolérante. Le problème existe chez moi depuis minimum 20 ans, et c’est de pire en pire. Je ne sais pas comment m’en sortir, je supporte de moins en moins d’avoir quelqu’un à côté de moi. Je ne supporte pas les bruits de mastication, déglutition, raclement de gorge, respiration, ronflement… La liste est longue et concerne tous les bruits humains. J’ai l’impression que je me dis que les humains pourraient faire attention, alors que pour les animaux je n’ai aucun problème. Même un animal qui fait beaucoup de bruit en mangeant ne me dérange pas, je peux même trouver que c’est un bruit agréable ! Plus les gens sont proches de moi, plus ça m’énerve. Ca me rends violente, agressive, et je n’en fini pas de chercher des moyens d’éviter ces bruits. Ca me fatigue vraiment et ça a des répercutions sur ma vie et sur celle de mes proches.

De : Agathe D.
Témoignage : J’ai commencée a souffrir de misophonie à l’âge de 7 ans, je ne supportais pas entendre mon père manger, juste lui, puis j ai eu du mal avec les gens qui mangeaient  la bouche ouvert, qui mangeaient des chewing-gum, des popcorns… Puis j ai commencée a ne pas supporter les brossages de cheveux, de dents, les ronflements, les bruits de salive … Et puis vers l adolescence ca a continué , je ne supportait pas les gens qui parlent le matin … Et le pire était encore a venir car je ne supporte plus VOIR mon père manger, entendre les bruit de vaisselle (qui m annonçait que mon père allait manger, et parler ) et l entendre parler, juste le ton de ca voix me rends folle… Je devient parano de l entendre parler, dès que quelqu un a une voix qui lui ressemble… Un ENFER depuis 10 ans…

De : Samia S.
Témoignage : Bonsoir, heureuse de savoir que je ne suis pas un cas isolé… J’ai 26 ans et en ce qui me concerne ça a commencé il y a très longtemps à partir de 11-12ans. Ce sont les bruits de respiration, mastication, les reniflements, les ronflements qui m’agacent au point que je m’énerve à ne plus me contrôler… C’est vraiment handicapant et ca pousse à l’isolement. Chez moi je me balade avec des boules quies de peur d’entendre quoi que ce soit qui me mettrait hors de moi… Avec les boules quies plus d’énervement et de désagrément certes, mais ca ne fait que cacher le problème ca ne résout rien… J’espère qu’un jour on trouvera une solution à ce problème car en attendant ça gâche ma vie sociale et familiale !

De : Lili S.
Témoignage : Bonjour, la misophonie est quelque chose de très agaçant et très mal compris par les autres. Je suis misophone depuis l âge de 9 ans avec les bruits humains (respiration,ronflement, sifflement,mastication). J’aimerais savoir comment m’en débarrasser aujourd’hui j’ai 13ans et c est très handicapant que faire ?

De : Ted
Témoignage : Hello,  could I leave a testimony of my experience in English ? (even if  I am on a French website, sorry for not translating it). I wanted to give you a little description of myself and my symptoms, to let you know a little bit more about me. I am 33 years old. I work in some ordinary job, and my hobby is music. I am a musician. My parents are still together, and I ‘ve got 3 brothers. They don’t have any of those symptoms. I suffer from what we call it today misophonia from the age of 6 or 7. At first, I thought I was alone on earth to suffer from those weird symptoms. But thanks to the internet, I discovered only in 2014, that those symptoms were also shared by other people, and I discovered the name of the disorder. The symptoms of misophonia begun (with my mother only) at the age of 6 or 7. Then, at the age of  7 or 8 , I also began to be disturbed by my father’s noise. And finally I was disturbed by my 3 brothers. From my childhood, it was and it is impossible to stand the noise of my family. I wasn’nt disturbed by other people, (or it was really rare, only if my stress was really high), until the beginning of 2014. Since 2014, it went worse : I can’t stand anyone’s noise ! Maybe the exception would be the noise of a baby (it doesn’t disturb me), but now I am disturbed by my friends, by unknown people in restaurants, cinemas, and unfortunately my girlfriend. How can I live a normal life if I cannot stand my girlfriend ? It could force me to stay single, which is not a situation that I want. Nobody knows about my problems except my parents and my 3 brothers (and a psychologist I used to meet). I was never close to my parents emotionally. Maybe because of those symptoms. It is ok, I am not upset and we still talk, but it is easier to me to keep contact with my parents through the phone. I can’t stand more than one or two days in their presence. My parents were ok with me, they fed me and took care of me economically as I was a child, but emotionally I have never been close to them. They did not really show their feelings. (I guess they had feelings, but they could not show it). My mother had problems of anger and depression and she acted like an hysteric woman when I was young. My mother is an anxious person. And she has a trend to see things negatively and never really enjoy things, she cannot let go. My father tried to interfere but did not really do something against that situation. I have also a trend to be anxious, and quiet sensitive. My mother pass me that feeling, I guess. I had a few years ago 3 or 4 panick attacks. So my misophonia went worse since 2014. I really want to find a solution and to liberate myself from that horrible disorder. My symptoms are classical ones : I cannot stand hearing chewing, swallowing nutriments or liquids (off course crisps and apple are though ones), I cannot stand people whispering, or brushing their teeth, and I cannot stand certain person, depending on the way they pronounce the letter “s”. And we ve got a lot of “s” in our language. The more the “s” is whistling, the worse it is for me. I cannot stand people sighing, sniffing, lip smacking. To compensate my pain I contract my shoulders very hard, and I like to press really hard the nerve of my shoulder to feel a physical pain somewhere else and to offset (counterbalance) my psychic pain. And I am in a vicious circle, always stressed and I am in a state of hypervigilance in order to detect the next threat. The emotion I have : extreme anger (I could kill but I am too wise and mentally healthy to do that, and I am too ashamed to express my disturbance), and some times, but not always, I feel extreme sadness for the situation. My neighbour watches TV very loud. It did not affect me during a year, it just affected me from time to time and upseted me sometimes. But now it s been two years that she goes on with her TV noise, and even if the sound would be turned a little lower, the single signal of TV upset me a lot. The noise of a waterfall could calm me down. (One day I had a picknick with my family near a waterfall and the waterfall was so strong that I couldn’t hear the noise of my family, so I had a big relief). I endure the situation since a lot of years now, but I am determined to find a solution for the long term. Indeed, my life is and will continue to be a plague if I do not find solutions. I hope my e-mail was not too long but I tried to sum up the essential elements. It is important to leave testimony, so that we can do statistics, and so that people see that we are a lot in France, suffering from that disorder. Because if we do not show our presence, there won’t be any credit (money) for the research , and the cure won’t progress. Best whishes, Ted

De : Fabienne D.
Témoignage : Je viens de mettre un nom sur mon problème j ai 37 ans et je suis comme ça depuis l âge de 7 ans. Je ne peux pas rester avec quelqu’un qui fait des bruits de bouche. Comme cette publicité qu il y avait avec un acteur français… elle me mettait hors de moi.

De : Anonyme
Témoignage : Bonjour je n’ai que 13 ans 1/2 et je commence a être mysophone… mon grand frère l’est. Quand j »entends quelqu’un grincer des dents, manger la bouche ouverte… je ne peux pas j’ai une colère immense envers la personne à cote de moi… je me sens vraiment mal…

De : Lolo. La
Témoignage : J’ai appris que j’étais sujet de la misophonie à l’âge de 13 ans (maintenant) mais j’en souffre depuis l’âge de 8 ans. Tout a commencé par le bruit que les gens (n’importe qui) font quand ils mangent la bouche ouverte. Puis le ronflement (…), et même d’entendre une personne RESPIRER me met hors de moi. Je ne trouve rien qui puisse m’aider a surmonter cela a part de fuir le bruit en m’enferment dans ma chambre.

De : Solène C.
Témoignage : Je suis misophone depuis l’adolescence, je ne me souviens plus exactement l’age, vers douze ans je pense. C’était impossible de supporter tous les bruits que ma mère faisait avec sa bouche, rien que d’y penser encore… Je peux me mettre dans tous mes états, je deviens agressive, méchante et je déteste les gens a cause de ça ! Maintenant j’ai 28 ans et c’est encore pire, j’appréhende les  visites de ma mère et je souffre beaucoup. Certaines personnes me dérangent avec leurs bruits mais le pire c’est avec elle ! L’autre bruit qui me rend folle c’est les gens qui mastiquent leur chewing-gum et qui se mangent les ongles ARRRRGHHH !!!!! Ahhh aussi les gens qui mangent des trucs croquants genre carottes, radis. Bon courage a tout les misophones !

De : Floriane M.
Témoignage : Je sais depuis l’école primaire que quelque chose cloche mais c’est aujourd’hui seulement que je peux enfin mettre un nom sur ce qui n’est, pour mes proches, qu’une « réaction exagérée ». Les chuchotements, les bruits de bouches et récemment, les gouttes d’eaux (ou tout bruit répétitif ressemblant), autant de bruits qui me donnent envie de hurler, de pleurer ou de détruire la source du son. Mon corps entier se tétanise et ne peux me concentrer sur rien d’autre. Je ne suis pourtant pas quelqu’un de violent bien au contraire. Merci pour cette initiative, mettre un nom sur ma souffrance ne la fait pas disparaitre mais ça aide.

De : Marie-Mathilde P.
Témoignage : Bonjour, je suis misophone depuis mes 12 ans , mon père y étant aussi c’est comme ça que j’ai su que j’y étais touchée aussi, ce que l’on vit est enfer au quotidien ! Et savoir que l’on est pas seul et qu’on est pas quelqu’un de fou soulagé énormément !

De : Laura C.
Témoignage : Je crois que c’est sur facebook que j’avais vu une image avec le mot misophonie et sa définition. Je l’avais ensuite cherché sur google et découvert votre site internet. C’est là que j’ai compris d’où venait mes reactions excessives à certains bruits, ce qui me pourri la vie assez souvent. J’en venais à ne plus supporter les personnes avec lesquelles je vivais. C’est un soulagement de savoir que c’est un fait, que ça existe, et qu’on est pas juste fou.

De : Emmanuelle C.
Témoignage : J’ai 38 ans et je souffre de misophonie depuis l’âge de 10 ans environ, je ne supporte pas les bruits de reniflements principalement. Mon frère reniflait en permanence de façon dégoutante et ça m’énervait. Du coup, après ce sont les reniflements de tous les membres de ma famille qui m’ont horripilé, et ça arrivait souvent. A croire que j’étais la seule à trouver ça sale, pas correct. A 27 ans, j’ai « découvert » que copain respirait fort ou « siffle » avec leur nez (bruit d’inspiration aigu à répétition donc). Je suis également incapable de dormir à côté de quelqu’un qui ronfle.  Ensuite, les bruits de bouches m’énervent aussi. Quelqu’un qui va mâcher un chewing-gum la bouche ouverte bruyamment, quelqu’un qui déglutit fort en mangeant, et aussi qui fait claquer sa fourchette en mangeant contre ses dents. Ce qui me dérange surtout est la répétition du bruit, ça peut me rendre folle et le pire c’est qu’on ne peut rien dire. Comme beaucoup le disent ici, je deviens nerveuse, j’ai peur de cette anticipation du bruit, je le « guette » sachant qu’il va arriver et ça m’angoisse, j’ai le coeur qui s’emballe et j’ai une haine intérieure qui monte envers la personne qui fait le bruit, je peux devenir très agressive dans mes paroles en demandant d’arrêter à mes proches, mais la plupart du temps je prends sur moi, je me retiens. Au quotidien, avec mon compagnon qui « siffle » avec son nez en permanence, je ruse en mettant une boule quies en cire au creux d’une de mes oreilles, je me sens comme « protégée » et je n’entends plus le bruit. Je trouve ça ridicule d’en être venue à ça, et surtout pas normal, mais je n’ai trouvé aucune solution pour me « guérir » de ça. On ne peut pas fuir en permanence les situations, surtout quand il s’agit de notre famille. Je précise que je suis très sensible de l’ouïe, et que je dors avec des boules quies car le moindre bruit me réveille. J’aimerais tellement que notre douleur soit reconnue, qu’un traitement existe, ça a un lien avec les nerfs forcément. Je ne comprends pas qu’aucun spécialiste se soit penché sur la question, car nous sommes nombreux à souffrir de ça.
Je nous souhaite bon courage……….!

De : Caroline C.
Témoignage : Ce fut un grand soulagement de découvrir que ce qui me pourrit mon quotidien depuis vers mes 7/8 ans ans (en entendant notamment les bruits de bouche de mes parents et les reniflements de ma mère) portait un nom. Soulagement également de voir que nous sommes nombreux à en souffrir, que je ne suis pas folle… malgré l’incompréhension de ma famille, qui me répète « je ne supporte rien »… J’ai découvert le syndrôme 4S il y a quelques années, en faisant des recherches sur le net sur la non-tolérance des sons environnants

De : Aurore M.
Témoignage : Bonjour à tous ! Je crois que j’ai toujours souffert de misophonie… petite je disais à mon père & ma mère qu’ils mangeaient comme des porcs… les pauvres. C’était vraiment insupportable pour moi de manger avec eux, c’est pourquoi vers mon lycée j’ai décidé de manger seule, dans le salon. Un peu complique mais au moins, j’étais tranquille !

De : Jack B.
Témoignage : Depuis tout petit, mes premiers souvenirs remontant vers 7 ans, mes frères me faisaient enrager en faisant des bruits de bouche tels que succion ou mastication bouche ouverte ce qui me faisait perdre mon calme.

De : Meg-Ann R.
Témoignage : Je n’ai jamais vraiment supporter les bruits de bouche. Ça a toujours été un gros problème chez moi. Mais avec le temps, d’autres bruits se sont ajoutés à la liste… Depuis quelques années (je dirais au début du lycée donc année 2010), j’ai commencé à avoir des TOC : remettre les rideaux en place, claquer ma porte 10 fois avant de me coucher… et puis de plus en plus de TOC au fil des années. Et en même temps que les TOC, je trouvais de plus en plus de bruits insupportables, d’abord en cours comme les bruits de stylos, puis chez moi avec les bruits de montre, d’ongles, de ronflements. A l’époque ils étaient juste gênants. Mais depuis l’été dernier (2014), je ne les supporte plus. J’ai, en plus de mes TOC qui s’aggravent et dont la liste s’allonge, un sentiment d’énervement constant avec les bruits des autres… Et même les miens ! Je ne porte plus de montre, j’ai arrêté de m’occuper de mes ongles… Au contraire, j’ai également des bruits que je ne peux m’empêcher de faire chez moi ! Appuyer 10 fois sur le bouton de ma lampe de chevet ou de ma lampe de poche. Encore le claquement de ma porte pour être sûr qu’elle soit bien fermée… Tout ce qui pourrait m’énerver si c’était une personne qui le ferait !

De : Gaëlle G
Témoignage : Bonjour. J’ai 32 ans et je viens de découvrir cette maladie. Ce fut un grand soulagement car depuis toute petite on me dit que je suis « tarée ». Quelqu’un qui mange, qui machouille un chewing-gum, qui respire un peu fort, un animal qui se lèche et c’est la fin. Je sens en moi une pression limite de la rage, je voudrais hurler taper n’importe quoi pour que ce bruit s’arrête. C’est tellement dur à vivre en société quand vous ne pouvez pas supporter mais que vous ne pouvez rien dire. Je ne pensais pas que c’était un mal courant je suis soulagée de ne pas être juste « folle ».

De : Agnès G.
Témoignage : Je pense avoir toujours été « atteinte ». les bruits qui s’insupportent sont des bruits de bouche bien spécifiques, pas de mastication ,ni de salivation, ni de bouche ouverte en mangeant mais seulement lorsque la personne près de moi émet des bruits tels que ceux produits par de la nourriture sêche, craquante, les chips en sont un excellent exemple.Tous les mots qui vont avec me mettent très mal à l’aise aussi: craquant, croquant croustillant.

De : Julie
Témoignage : J’ai 34 ans et je viens d’être diagnostiquée par mon thérapeute mais je me souviens clairement de mes parents me punissant pour mes explosions de colère quand je les entendais se faire des bisous quand j’étais gamine donc ce problème se traine depuis toujours, il a juste désormais un nom et la lueur d’espoir d’un traitement.

De : Amanda L.
Témoignage : J’ai 16 ans et depuis plus de 2 ans, je suis misophone. Je vis un véritable enfer… Le moindre petit bruit que ma famille fait avec sa bouche me met hors de moi, je ne le supporte pas, je les hurle dessus, et biens évidemment ils ne comprennent pas ce que je ressens. Au début c’étais juste mon père, il mache exessivement fort et la bouche ouverte,puis mon frère ,ma mère et d’autre personne de ma famille. Comme beaucoup de gens me reproche d’être désagréable, je mange matin, midi et soirs, dans ma chambre toute seule , et sa me rend vraiment triste car moi aussi j’aimerais passé des repas en famille ,mais je ne peut vraiment pas, c’est plus fort que moi, le bruit de mastication me dégoute, j’ai envie de crier, de pleuré ect…Ma famille ne me comprend pas et m’en veut d’être comme ça, mais ce n’est pas de ma faute, je ne le fait pas exprès… Alors on ce dispute souvent a ce sujet et ils me disent de faire des efforts, mais c’est insurmontable pour moi, c’est invivable, j’apréhende a chaque fois que mes proches vont grignoté quelque chose et que je ne suis pas loin… Je les demandent juste de fermé la bouche pour manger, mais ils ne veulent pas, et il n’essaye pas de me comprendre..
Je me rend compte que sa empire de plus en plus puisque maintenant ,je ne supporte plus les bruit d’un simple sachet, ou le bruit de la vaiselle, comme les fourchette dans une assiette ect..
Je souhaite vraiment beaucoup de courage au gens qui sont misophone comme moi, car la vie n’est pas facile du tout lorsqu’on est atteint de misophonie ,ce n’est vraiment pas facile 🙁
Et j’aimerais dire au proche des personne atteinte de misophonie d’essayé de nous comprendre, de ne pas nous en vouloir pour sa, si on aurais eu le choix, on aurais largement préféré ne pas être comme sa, c’est difficile pour vous, mais sa l’est encore beaucoup plus pour nous.

De : Claire D.
Témoignage : Bonjour, je m’appelle Claire j ai l impression d avoir toujours souffert de misophonie. Je me souviens quand ma mère m aidait à faire mes devoirs impossible pour me moi de me concentrer je n entendais que les bruits qui me dérangeait alors je me bouchait les oreilles. Les repas c était vraiment compliqué aussi ! Petite j en ai vraiment souffert j avais l impression d être une gêne dans ma famille (même si ils sont adorables). Je me sentais pas comprise. Le bruit de l eau dans le fer à repasser, les gens qui traîne des pieds, qui sifflent, qui reniflent… Je suis allée chez la psy à mes 16 ans ca m a aider mais pas débarrassé de ca !
Elle me m a pas dit le nom de cette maladie et c est grâce à votre site que je l ai découvert, merci ! Maintenant j ai 29 ans c est mieux mais toujours pas soigné ! Ca fait plaisir de voir tous les témoignages, bon courage à tous 😉

De : Michèle
Témoignage : J’avais 7 ans lorsque je me suis rendue compte que ma mère « faisait du bruit en mangeant »… je suis donc misophone depuis 48 ans (!) bien que je ne connaisse ce mot que depuis trois ou quatre ans. Bref, j’ai connu des moments où j’avais envie de tout casser … cette violence m’est passée, en revanche entendre des gens mâcher bruyamment, ou les voir mâcher la bouche ouverte, m’horripile énormément. Je crains aussi les bruits de respiration (je dors avec les boules Quies) ; et les allumés qui tapent sur leur clavier comme si leur vie en dépendait. Les boules Quies, j’en ai d’ailleurs toujours avec moi, je les sors par exemple lorsque des collègues de bureau mangent à côté de moi. En revanche, je ne crains absolument pas le bruit en mangeant de mes filles (qui est sans excès) étonnant non ? Bref, il y a quelques années, j’ai été contente de voir que je n’étais pas la seule dans ce cas.

De : Alix
Témoignage : J’ai 54 ans et j’habite Marseille. C’est la première fois que j’entends parler de la misophonie. Je pense en être atteinte depuis que je suis petite fille. De grosses souffrances. J’ai divorcé à cause de ça. Je voudrais rencontrer d’autres personnes, enfin, pour pouvoir en parler sans avoir l’air cinglée. Merci d’avance

De : Souffrance et ral bol
Témoignage : J’ai 21 ans. Ca fait déjà des années, je crois que c’est depuis mes 7/8ans ! Au début c’était certaines voix, puis les mâchements. Chaque fois que se déclenche un nouveau bruit ça me rend dingue !

De : Leila D.
Témoignage : Bonjour à tous, je m’appelle Leila et j’ai 15 ans. Je me suis rendue compte que je souffrais de misophonie. Cela est infernal. Je ne supporte pas le bruit de respiration, et manque de bol mes parents et mes sœurs respirent forts, du coup je n’arrive pas à me contrôler et m’énerve terriblement. Je ne supporte pas les bruits de mâchements non plus… Mes parents ne comprennent pas et croient que je fais exprès. Aidez moi svp. Comment atténuer la misophonie ?

De : Anonyme
Témoignage : J’ai quatorze ans et je pense souffrir de misophonie depuis un an. Je préfère rester anonyme car j’en suis morte de honte. Je ne supporte plus mes proches lorsqu’ils mastiquent et lorsqu’ils font simplement du bruit de bouche, comme avaler leur salive par exemple. Je deviens exécrable avec eux et je pique de sérieuses crises de nerf. Très souvent je m’en vais loin d’eux et me cache tout en pleurant des larmes de nerfs. Lorsque ça m’arrive, je ressens énormément de haine envers eux, alors qu’ils n’y sont pour rien. Je pensais être folle lorsque j’ai fais certaines recherches sur internet qui m’ont amenées à découvrir ce site. C’est invivable, toute cette angoisse, chaque jour qui règne en moi. L’angoisse de passer à table, l’angoisse de me retrouver seul avec l’un d’eux dans un silence total, et de les entendre déglutir. C’est un enfer permanent. Je ne me sens pas heureuse, ça me gâche la vie. Je n’ai aucune solution à proposer car je ne trouve pas moi même. Mais si quelqu’un en avait, j’aimerais qu’il m’en donne car je ne peux plus continuer ainsi. Aidez moi s’il vous plait.

De : Sébastien M.
Témoignage : Bonsoir a tous j’ai 30 ans, ça fait que 2 ans que je suis au courant qu’enfin un nom existe pour cette maladie qui est misophonie. Car pour moi j’ai cette maladie depuis que j’ai 5 ans. Jusqu’attend de savoir le nom de cette maladie je n en parler pas a mes amis ou ma famille de peur de passer pour un fou… je pense que pour vous cela a été le cas aussi… mais a l heure actuelle je commence pas mal a en parler car d une part ça soulage et deux faut en parler pour qu’elle ze fasse connaitre et comprendre des gens qui la connaisse pas… car à cause de ça je viens de perdre ma copine. On était fiancée ça aller faire 1ans 2ans en couple est au final la maladie a pris le pas sur notre couple et a démolie tout ce que l on avait construit… car pour elle ça devenait pas vivable de devoir ce controler vis a vis de moi pour pas faire de bruit ou geste qui m agace et que sa évite que je me frustre et me renferme sur moi même… Car les bruits ou les gestes qui m agacent, je le perçois comme une agression et quand je les entends ou repères je ne peux pas m empecher de me focaliser dessus… car moi ce qui est particulier c est que se sont que les bruits ou les gestes provoquer par une personne qui m’agace et non les bruits d objets ou de l’envirronement… j’ai fait une liste de tous les bruits et gestes qui m agacent et j en ai 21 !!! et depuis que je viens de tout perdre pour moi l etre a qui je tenais le plus j’ai decidé d essayer de me soulager un peu en parlant aux gens que je connais autour de moi je vois un psychologue pour en parler je vais suivre une psychotherapie et j’ai rdv avec un medecin psychiatre au mois de janvier car apparemment il y aurait un traitement ca apres je mettrai un témoignage pour vous en dire plus après mon rdv du mois de janvier… Je comprends que c est vraiment pas facile a vivre comme maladie c est un fardeau pour tous je suis tout le temps confronté à voir des gens au travail les lieux publics la famille et ces bruits me gachent la vie donc je pense que de voir des témoignages et qu on est pas seul dans ce cas ça soulage quelque part… Mais faut plus hésiter a en parler autour de vous pour vous faire comprendre sinon un jour ou l autre la seule solution c est de devenir solitaire et se couper du monde mais après se sera une dégradation de sa vie sociale a cause de cette maladie qui frustre ronge étouffe bouffe la vie a vous même et celle de votre entourage faut en parler pour que ça se sache et que l’on ne passe plus pour des FOUS !!! Pour ce qui ont réussi à arriver a la fin de ce message, n’hésitez pas à me demander plus d information sur ce que je ressens sur la maladie et je vous dis courage et je pense qui faudrait organiser un salon pour tous ce atteint de la maladie de la misophonie pour apporter chacun nos témoignages en parler et débloquer des situations par la suite par différents témoignages…

De : Kelly C.
Témoignage : Je devais avoir environ 14 ans quand ça a commencé. Au début c’était juste les reniflements des élèves de ma classe qui m’énervaient. Puis les bruits de mastication ont commencé à me taper sur les nerfs à leur tour. Et maintenant j’ai l’impression de ne plus supporter aucun bruit répétitif : les respirations fortes, les pieds qui traînent, les sifflements, les bâillements… ! J’ai appris tout à fait par hasard que je souffrais de misophonie, grâce à la page Facebook d’un magazine féminin.

De : Alexia B.
Témoignage : J’ai aujourd’hui 13 ans bientôt 14, je souffre de misophonie depuis mes 11 ans (là où tout a commencé…). Ma tante (du côté de mon père) est elle aussi misophone. C’est grâce à elle que j’ai pu mettre un nom sur cette torture… Mes proches (surtout mes parents) ne me croient pas, mon père et ma soeur sont ceux qui font les bruits que je ne supporte plus à la maison (bruits de bouche, sifflements, toux et j’en passe..). Pour moi, c’est une souffrance qui ne s’arrête jamais, il y a au collège -> cliquetis des stylos, en pleins épreuve quelqu’un laisse tomber son stylo plusieurs fois de suite sur sa table etc… , à la maison -> bruits de bouche etc… au restaurant -> parlent forts, rires, couverts, enfants qui courent et crient partout, bébés qui crient, pleurent… Tout ça me rend folle et personne ne le comprend sauf ma tante sauf qu’on habite très loin donc on ne peut pas se soutenir, on me dit de prendre sur moi, mais je le fais déjà h24, chaque secondes passées avec mes parents, mes amis, mes proches… Ma solution est de mettre mes écouteurs pour plus entendre leurs voix… Le son au maximum bien entendu.. J’ai besoin d’aide mais personne n’est là… Bonne soirée, bonne journée…

De : Crystal B.
Témoignage : J’ai 14 ans, et depuis mes 10 ans je ne supporte pas certains bruits. C’est vraiment insupportable !! Une fois je suis sortie de table en courant dans ma chambre et j’en ai pleuré ! Ma soeur vit le même enfer que moi, du coup on se soutient entre nous. C’est avec mes parents que c’est le plus dur : la salive, la mastication, les baillements, les chewing-gum, la respiration, les reniflements, les frottements… TOUT !!! Même la voix de ma mère me met dans des états incroyables ! Mais c’est que avec ma famille que je ressens ça, bizarre..
Je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir supporter ça pendant toute ma vie ! Je sais que je suis misophone car au début je pensais souffrir d’hyperacouphène mais sur internet je me suis tout de suite reconnue dans la misophonie. Le plus dur, c’est que mes parents ne me croivent pas et pensant que je suis juste insolente et que je leur parle mal alors qu’au fond ça me fait vraiment souffrir !

De : Emma C.
Témoignage : J’ai toujours été dérangée par certains bruits. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je suis folle de rage à l’égard de mes frères qui mangent la bouche ouverte, je ne supporte pas les bruits de mastication, les reniflements, les éternuements bruyants… Je me souviens – j’ai 13 ans alors – demander plusieurs fois à table à mon frère cadet de fermer la bouche, il s’en amuse, c’est un repas familial… il y a du riz. J’attrape du riz à pleine main et je lui écrase sur le visage. Ma mère hurle que je suis folle. Oui, je suis folle….de rage ! Aujourd’hui, rien n’a changé… mes frères sont toujours aussi bruyants à table, une colère sourde m’envahit à chaque fois… au bureau, ma collègue mange régulièrement des fruits secs, mon collègue des sandwichs… je supporte très mal tout cela.

De : Lylee
Témoignage : J ai découvert il n y a pas très longtemps que je l étais.. c était grâce à un reportage à la Tv… il y a 1 an environ. Depuis que je suis enfant, les bruits me stress… le tic tac d une horloge. Ma mere en train de manger de boire… puis les autres. Si bien que j essaye toujours de manger sans faire de bruit mdrr. Le pire et c’est la que je me suis rendue compte que j avais surement un problème, c’était avec mon ancien copain… Le bruit de sa respiration en dormant… me faisait passer des nuits blanches… l angoisse. Depuis… les boules quies sont mes amies mdrrr

De : Cora P.
Témoignage : A 7 ans a voulu m’interner. À 13 ans la mère d’une amie m’a donné des boules Quies et je pense qu’elle m’a évité de devenir folle furieuse… Je dors avec des boules Quies depuis 43 ans. J’ai élevé ma fille qui est aussi misophone. Je vis seule je n’ai pas le choix.

De : Coeur A.
Témoignage : Bonjour je suis âgée de 47 ans dans très peu de temps et je viens et par le plus grand des hasards de découvrir que ce syndrome a un nom… houra je ne suis pas folle… juste je vous partage 1 bruit non cité et qui m’exaspère à un point les pieds qui traînent c’est horrible !!! Voilà merci de me confirmer que je vais bien et de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas !

De : Stéphanie M.
Témoignage : Bonjour à tous, j’ai 22 ans et je souffre de misophonie depuis mes 10 ans environ et cela fait un peu plus de 1 an que j’ai pu donner un nom à mes symptômes… Tout a commencé vers l’âge de 10 ans. Ma mère a toujours eu tendance à se racler très souvent la gorge. J’imagine que ça a été le facteur déclencheur. Au début seuls ses raclements de gorge m’énervaient. Puis petit à petit ça a évolué vers la toux, puis les bruits quand on boit de la soupe (le sluuuurp brrr), puis les bruits de déglutition… Et voilà où j’en suis à 22 ans. Le plupart de ces bruits me dérangent, mais ne provoquent pas de colère, juste de l’irritation et je ferais une simple remarque et ça s’arrêtera là. Mais les raclements de gorge de ma mère (et seulement de ma mère…)… Sur une échelle de 1 à 10 je le placerai à 12. C’est pire qu’une souffrance de les entendre, c’est une torture… Et le pire c’est que ce n’est pas une fois dans la journée… Non, c’est tout le temps. Et il suffit d’un peu de fatigue ou de stress et je décolle. J’ai parfois été jusqu’à la crise de colère incontrôlable juste à cause d’un simple raclement de gorge. Autant j’arrive à évoluer dans le bon sens avec tous les autres bruits, autant avec ça je régresse. Le plus difficile dans tout ça, c’est le sentiment d’être incomprise, d’être prise pour une folle qui psychotte (car oui, dès quelle est là je me focalise sur ses potentiels raclements de gorge) et d’être seule. Je pense que c’est ce qui amplifie autant mes réactions vis à vis d’elle. Dès que j’ai une réaction un peu excessive ou que je m’emporte, c’est de ma faute… Lorsqu’on est en public et que ma mère se racle la gorge (et donc forcément que je ne dis rien), il lui arrive également de se retourner vers moi et de me regarder d’un air de dire « et alors, tu as vu je me suis raclée la gorge ».  Elle n’a jamais su avoir le bon comportement vis à vis de moi, et je pense qu’au final, c’est ça qui me fait le plus souffrir, et c’est ce qui m’amène à avoir des comportements aussi excessifs avec elle, et seulement avec elle.

De : Laura
Témoignage : Cela a débuté vers mes 23 ans. Je ne supportais pas les bruits à table de ma famille et cela m’a pris d’un coup. J’ai fini par rechercher des informations sur internet et je sais maintenant mettre un nom sur ce soucis. De plus en plus, je ne supporte pas les bruits dits anodins et je suis obligée de changer de pièce et je deviens irritable. Je travaille beaucoup sur moi sur ca, et j’arrive à me canaliser par moment.

De : Diane
Témoignage : Depuis toute petite. Ca a commencé par le son de la télé au moment d’aller me coucher, les chiens qui aboie, et surtout qui se lèche ça j’ai beaucoup de mal. Le coq qui chante, les bruits de gens qui mangent bouche ouverte, tout bruit qui vient me gêner quand c’est pas le moment heureusement lol y a des bruits qui passent.

De : Alain D.
Témoignage : Je viens de découvrir aujourd’hui à 51 ans en entendant une personne en parler dans un jeu télévisé que j’étais atteint depuis tout petit de misophonie ! Le bruit le plus insupportable pour moi est le claquement de dents ou de mâchoire, mais il y a aussi les doigts qui craquent (mais lorsque je le fais ça ne me gêne pas !) ou les reniflements appuyés. Je vais enfin pouvoir faire comprendre à mon entourage que ce n’est pas un caprice ou de l’intolérance mais une vraie souffrance. Il était temps !

De : Melissa
Témoignage : Bonjour à tous, d’aussi loin que mes souvenirs me le permettent ma gêne a  commencé dès l’âge de 12 ou 13 ans. J’ai été éduqué avec une certaine droiture et principe, où le silence était demandé ayant un père qui travaille en usine dans le bruit et ma mère qui s’occupe d’enfant. Le soir quand je rentrais de cours le moindre bruit énervait facilement mes parents et je me suis donc aussi beaucoup habitué au calme et j’en suis même devenue accro. Quelques exemples : à table pas de bruit de bouche AUCUN, pas de sifflement, pas de bruit répétitif… Le problème qui je pense m’a déclenché ma misophonie et que je suis devenue amatrice de silence seulement j’ai était entouré d’une famille qui ne se gênait pas et n’avait pas vraiment de « tenue ». Alors de la je me suis écoeuré de certain bruit ou énervé de d’autres… Aujourd’hui, j’ai 20 ans et je suis toujours aussi pointilleuse et incontrôlable sur certains sons ! Je suis en couple et je vis chez mon petit ami entouré très souvent de sa famille qui n’apporte aucune importance au silence au contraire plus c’est bruyant, plus il trouve sa « familial »… Je passe donc pour une insociable à principe… alors que je ne suis réellement complément différente ! Je suis de nature très sociable il faut simplement apprendre à me connaître. Je pense donc que la misophonie se déclenche quand on a certains principes de respect de vivre et respect de l’autre ! Petites listes des bruits qui me rendent folle, énervée, renferme ou haineuse : les sifflements en top 1, les bruits de bouche (tout se qui entoure la bouche), les bruits d’ongle (tout se qu’il l’entoure aussi), les tapements répétitifs, le brouhaha collectif, les bâillements, les rires, les éternuements excessifs, la respiration trop forte. Voilà voilà courage à tous amis misophones.

De : Nada
Témoignage : Mon problème a commencé à l’adolescence. J’avais un cousin qui  mastiquait les aliments la bouche ouverte. Le bruit émit me rendait complètement  » folle ». Je n’entendais plus que ce bruit. J’ai 50 ans et à l’heure actuelle cet agacement est toujours présent d’autant plus que je mon mari fait bcp de bruits aussi en mangeant. Que ce soit le chewing-gum, les biscuits apéritifs etc… et même les bruits de la mâchoire. Je n’ai appris que ce matin, en écoutant un témoignage d’une personne dans l’émission  » c’est mon choix » que cette problématique existait aussi pour d’autres personnes et c’est la première fois que j’entends parler de misophonie. J’en suis ravie car je me sens moins « particulière ». Je trouve qu’avec l’âge ce pb s’accentue. Et à cela s’est aussi ajouté les aboiements de mes chiennes ainsi que d’autres bruits. Ce qui me donne l’envie d’essayer l’hypnose pour éviter ces situations d’agacements.

De : Francine L.
Témoignage : Très tôt cela faisait monter mon taux de stress en flèche.

De : Apolline P.
Témoignage : J’ai découvert le mot misophonie il y a quelques mois, et j’ai 19 ans. Mais je suis atteinte des symptômes depuis mes 7 ans environ. Au début c’était supportable, mais au fur et à mesure des années ça a très largement empiré jusqu’à ce que je ne supporte plus les transports en commun et les lieux de foule. Les premières fois que j’ai évoqué ce problème, mes parents m’ont dit que « c’était dans ma tête » ou quelque chose comme ça, et enfant que j’étais, je me suis dit que s’ils le disaient, ça devait bien être vrai. J’ai toujours cru que c’était une gêne proche de celle qu’on ressent quand quelqu’un fait crisser une craie sur un tableau. Mais vu que ça empirait, j’en ai reparlé à mes parents, et si mon père a rit, ma mère m’a prise au sérieux et a fait de son mieux pour ne pas faire les bruits qui me gênaient et a été très compréhensive. Je suis tombée par hasard sur un article qu’une amie m’avait envoyé en disant « haha regarde j’ai pensé à toi » qui traitait de la misophonie, et me voilà, jeune misophone de 19 ans.

De : Nicolas W.
Témoignage : Aussi loin que je me souvienne, vers l’âge de 7 ou 8 ans. Je me plaignais que ma sœur faisait du bruit en mangeant la bouche ouverte, je devenais agiter à table. Mes parents ne comprenaient pas, ils se moquaient, me demandaient d’arrêter au pire me menaçaient. Ensuite cela m’a conduit vers des difficultés encore plus difficiles.

De : Colette L.
Témoignage : Bonjour c’est les papiers froissés et les poches plastiques, la fourchette qui grince dans l’assiette.

De : Eileen
Témoignage : Je souffre de misophonie depuis toujours. Je devais être en primaire quand je me suis rendue compte que quelque chose  »n’allait vraiment pas ». Les bruits de bouche des membres de ma famille, de mes amis et même les bruits de bouche d’inconnus. Ça a toujours était terrible, dès que j’entends un tout petit bruit de bouche, je focalise sur ce bruit et j’appréhende le prochain. À chacun de ces bruits je dois résister à une violence extrême qui s’empare de moi. J’ai envie de faire arrêter ce bruit par n’importe quel moyen, j’ai envie de m’arracher les oreilles où d’y enfoncer quelque chose jusqu’à être sûre de ne plus jamais entendre ce genre de bruit… Je n’ai trouvé que deux solutions : soit je m’en vais, soit j’allume mon mp3. Mais ces solutions deviennent difficiles à appliquer lorsque ces bruits émanent de mes proches : ils peuvent se vexer que je parte, que j’expose, que je coupe court à la conversation pour écouter de la musique… J’ai remarqué de manger/mâcher diminuait un peu les sons que font les autres (mais s’empiffrer frénétiquement dès que j’entends quelqu’un manger n’est pas bon plus super comme solution).

De : Ewa C.
Témoignage : Bonjour à tous ! J’ai actuellement 32 ans et j’ai ce souci depuis l’adolescence je pense ou peut être même avant, enfant déjà je ne supportais pas ma petite soeur qui mangeait la bouche ouverte, ça me mettait dans une rage folle, je lui hurlais dessus, à chaque fois que je suis à table avec mes proches, on me dit que je suis folle, trop stressée, que je ne supporte rien… Entre les bruits de bouche, la cuillère qui tourne dans la tasse, les respirations trop fortes, les bruits de clavier, les gens qui tapent de la jambe, ceux qui marchent d’un pas trop lourd… sans oublié le chat lorsqu’il se lave ou se gratte. Bref tous ces petit bruits de vie quotidienne qui ne dérange généralement pas les autres, sont insupportables pour moi et me bouffent la vie. Ça fait du bien de mettre un mot sur ce problème et de constater que l’on est pas seule ! Bon courage à vous tous !!!

De : Farozy
Témoignage : Je m’appelle Farozy j’ai 22ans et c’est à l’âge de 16 ans que j’ai commencé à souffrir de la misophonie.

De : Manon S.
Témoignage : Bonjour. je viens de découvrir ce mot dernièrement et je réalise que je ne suis pas seule ou presque à être misphone, et j’ai 56 ans. Depuis que je suis ados  12 -13 ans… que je me souviens et peut-être avant que j’ai une intolérance aux bruits, ma sœur ou amis mâchaient du chewing-gum et ça devenait insupportable… Je devenais agressive… et à ma soeur je lui enlevais dans sa bouche car elle faisait exprès de m’agacer… Vous savez entre soeur… ou les reniflements… ou les ronflements, je deviens malade de rage… et plusieurs autres bruits… Mon grand-père était bronchite asthmatique et faisait du bruit comme ronfler et expertorier en même temps et je m’en souviens car nous demeurions avec eux un certain temps… Alors présentement je vis seule et je n’entends pas trop de bruits heureusement… mais quand je suis avec des personnes qui font du bruits ça m’irrite et je ne peux pas demander aux étrangers d’arrêter de faire tel bruits forts comme des talons de souliers sur le sol. Mais j’aurais le gout de lui crier après. Je connais une ou deux personnes qui avaient ce problème mais sans graviter… Je cherche des façons de gérer car je me suis torturé l’esprit et une amie ne comprenait vraiment pas ce que j’avais et elle me disait de l’endurer en dedans de moi je voulais l’étriper et je lui disais quelle mâchait comme une vache dans le champs. Elle ne respectait pas mon malaise et une autre amie me disait de lui demander si elle oubliait de jeter sa gomme…

De : Fiona E.
Témoignage : J’ai 19 ans et à l’âge de 11 ans j’ai déménagé dans un appartement beaucoup plus petit que mon ancien logement pour des soucis de familles… Je dormais dans la même pièce que ma mère, ma petite soeur et mon petit frère. Cela a été le début de mon cauchemar !! J’étais encore au lycée, je ne dormais plus du tout, j’avais les écouteurs et la musique à fond dans mes oreilles toute la nuit et toutes les nuits ! Je dormais la journée quand tout le monde sortait et j’ai eu des pb musculaires à cause de la fatigue… J’en pouvais plus !!!!!! J’ai mis des barrières entre moi et ma propre famille, je me croyais vraiment folle et eux aussi le pensaient… Je détestais le fait de les entendre mâcher, ronfler, même le bruit de leurs respirations m’était insupportable. J’ai appris que j’étais misophone il y a déjà 1 an mais je n’ai jamais osé le dire à ma famille… Du coup, ils pensent que je suis quelqu’un d’insupportable, que je fais ça pour les faire chier, que je faisais ça exprès etc… Et ça me fais bien peur pour mon avenir, me dire que j’aurais un homme qui dormirait à côté de moi… Et j’aurais des enfants qui vont respirer fort vu qu’un bébé respire de la bouche. Depuis quelques mois, je n’ai plus d’écouteurs et durant mes trajets dans les transports en commun parfois ça devient pénible… Les gens qui mâchent des chewing-gums etc… Je dors avec les bouchons auditifs mais c’est dérangeant !!! Je souffre sérieusement…

De : Hortense C.
Témoignage : Bonjour, j’ai découvert assez tôt mon problème lié aux bruits de bouche. Cela a commencé dans l’enfance, je dirais que je m’en suis réellement rendu compte vers l’âge de 10 ans. J’ai l’image nette d’avoir été très irritée et dégoûtée par le bruit pourtant peu sonore que faisait mon frère un jour en mettant le bout de ses doigts dans sa bouche. Je me souviens également nettement du dégoût intense lorsque que j’entendais mes parents manger idem pour ma grande soeur qui semblait manger en ayant toujours le nez bouché.  Si on me fait écouter aujourd’hui une bande sonore de mon entourage, je pourrais dire précisément sans erreur qui est en train de manger tant chaque personne a une mastication caractéristique. Et il y a ce soucis que j’ai le reste du temps avec la déglutition…

De : Myra
Témoignage : J’ai découvert que j’étais misophone vers 15 ans. Je n’arrivais pas à supporter les toux de ma mère. Cela a empiré par la suite, à ses sons s’est rajouté celui de mon père lorsqu’il mange et lorsqu’il respire fort. Bientôt je n’arrivais plus à me mettre à table avec toute la famille et bientôt je n’arrivais plus à rester dans la même chambre que mon père. J’ai décidé de leur en parler mais on ne m’a pas pris au sérieux. Pire, ma mère m’a traitée de grotesque et autres. Je pleurais, me griffais, avais des envies de tout casser. A un moment j’ai cru devenir folle. Ne pas passer du temps avec mes parents à cause de cela m’a literallement détruite. C’est aussi déconcertant que les gens puissent émettre les mêmes sons mais cela ne me dérange point… J’ai peiné à trouver des astuces mais en vain.

De : Zalfata H.
Témoignage : Avoir une telle maladie et pas mettre de nom là dessus… Aujourd’hui je peux mettre un nom à cette maladie qui me pourri. Il a fallu Facebook pour me rendre compte que je suis pas folle, aucun médecin ou psy a pu me renseigner sur mon mal… 32 ans depuis la primaire non je le souhaite même pas à mon pire ennemi. Obligé de mettre des écouteurs dans les transports en commun travaillant dans un fastfood j’ai horreur de nettoyer la salle par peur d’entendre les clients faire du bruit, tout notre vie tourne autour de cette phobie sociale. En lisant mes recherches sur internet j’ai compris qu’il n’y a aucun remède et ça fait encore plus mal de savoir qu on restera à vie ainsi…

De : Mary L.
Témoignage : J’ai eu une éducation dite stricte, même si moi je la trouve correcte. Pas le droit de parler ou de chanter à table. Se ternir correctement, mâcher la bouche fermée…
Enfant, je réprimandais mes copains à la cantine. Arrivée à l’adolescence, il y a certains aliments que j’évitais de manger, par peur de gêner les autres, puisqu’ils m’étaient pénibles. Puis j’ai compris qu’il n’y avait que moi qui les entendais et/ou y donnais de l’importance. Et là, j’ai commencé à entendre résonner dans ma tête les bruits de langues. J’ai appris à manger en faisant le moins de bruit possible. On avait un chien à l’époque… quand il se lavait je l’appelait, il arrêtait. Et quand il ne réagissait pas, j’étais obligée de le virer de la pièce, car trop écoeurée. J’ai commencé à m’inquiéter de l’importance de ma gène en 2007, j’avais 19 ans. Avant ça, je gérais facilement mes nerfs, il me suffisait de penser à autre chose. Mais depuis que je me suis mise en ménage avec l’homme qui est devenu mon mari, ça devient l’enfer. Il a dû apprendre à mâcher la bouche fermée, arrêter le chewing gum et perdre l’habitude de racler ses dents sur sa fourchette. Depuis la naissance de notre premier enfant, je ne peux plus passer un repas sans allumer la radio ou la TV, histoire de ne plus entendre cette cacophonie écoeurante. Je ne supporte pas les bruits de langue en général. (Langue qui cure les dents, ados qui s’embrassent, chien/chat qui se lave, la langue qui se décolle du palais quand on ouvre la bouche pour manger). Je ne supporte pas non plus les répétitions. Je deviens folle quand mon mari explique quelque chose… il répète « car » (alors que « parce que » ou « puisque » sont tout aussi utiles). Mon fils de 5 ans commence presque toutes ses phrases par « et bien en fait… » ça m’arrive de leur crier dessus pour ça… au calme j’ai conscience du ridicule de cette réaction, mais sur le moment c’est vital. Je m’énerve avec les tics de mon mari : frotter ses orteils entre eux, entrechoquer ses ongles de doigts, couiner avec sa gorge quand il mange (comme s’il manquait d’air). Mais pas seulement : les personnes essoufflées épuisent ma patience aussi, les gargarismes, la mastication, le son de la démangeaison… et plein encore ! J’ai réussi à mettre un mot sur cette maladie aujourd’hui même, en regardant un reportage sur #France5tv – J’ai 28 ans.

De : Ran E.
Témoignage : J’ai 16 ans et je souffre de misophonie… Je crois que c’est dû au fait que je prenais tous les jours le ptit dej avec mon frère. Il mangeait des biscuits imbibés de thé et le bruit… Tu vois le bruit que les gens font quand ils mangent une banane la bouche ouverte ? La même. La misophonie s’est clairement déclarée à mes 15 ans. les bruits de bouche, mastication la bouche ouverte, les ptits bruits quand on ouvre la bouche, les sons immondes que certains font après avoir baillé, les bruits de reniflements mouillés la bouche ouverte dégueu… C’est un enfer. Quand y a des gens qui ruminent à côté de moi en transport publics… je serre les poings, en fait mon cerveau disjoncte. A cause de ça, je m’embrouille avec ma famille, c’est tristounet, ils ne me prennent pas au sérieux…

De : Annie G.
Témoignage : C’est venu brutalement en rentrant de classe de neige. J’étais en classe de cm1. De ce jour là, je n’ai plus supporté les bruits que faisait ma famille en mangeant. Mâcher la bouche ouverte, les slurps en avalant la soupe et autres aliments en sauce. L’ enfer. Je me bouchait les oreilles pour essayer de ne pas entendre. Vive la télé à table. Évidement, je ne mangeais pas et on m’a déclarée anorexique. Erreur. A la cantine de l’ école, pas de problème. Les croquements dans les pommes, l’utilisation du casse-noix, coupe-ongles me sont aussi insupportables. Les reniflements me hérissent. Les rares fois où j’ai osé en parler, évidemment, cela n’a pas été compris. J’ai 48 ans aujourd’hui, je viens seulement de découvrir que je suis normale mais c’est une maladie. « Soulagement » provisoire car c’est pire qu’avant. Mon conjoint me comprend enfin mais reste bruyant. La nuit aussi maintenant est devenue difficile. Il ronfle quelques fois. Mais il respire fort et a des bruits de clapet. Pas très forts mais insupportable. J’en ai marre! Il y a des fois où je voudrais être sourde. Je n’arrive pas à m’habituer aux bouchons d’oreilles. La nuit des fois, je me fais mal aux oreilles à mettre un doigt dans chaque. C’est pas grave comme maladie, mais çà gâche quand même de sacrés moments.

De : Emma P.
Témoignage : J’ai découvert la misophonie l’année dernière alors que j’avais 23 ans. J’étais tombée par hasard sur un article qui en parlait et je me suis dit que c’était exactement ça, je comprenais enfin. Je me suis longtemps dit que j’étais juste quelqu’un d’intransigeant envers les autres. Le fait de savoir que je n’étais pas la seule, que d’autres personnes ne supportaient pas tous ces bruits bien particuliers et que les réactions disproportionnées faisaient partie du processus, à partir de ce moment j’ai pu commencer à « apprivoiser » ce problème et à prendre du recul. J’ai aussi pu expliquer à mes proches que ce n’était pas un problème de caractère mais bien quelque chose que je ne pouvais tout simplement pas contrôler, que ce n’était pas contre eux.

De : Elea A.
Témoignage : J’ai 16 ans et je viens juste d’apprendre que je suis misophone. Je l’ai su car je ne supportais pas lorsque ma mère chantait. Ça me mettais et me met toujours hors de moi. J’ai envie de tout casser et ça m’énerve. Je ne supporte pas les bruits de mastication, les dents qui grincent et quand mon frère mâchonnait dans son sommeil. Et après tous les bruits répétitifs et forts même si c’est anodin.

De : Madeleine H.
Témoignage : Mon père étant, je pense, sujet à la misophonie, il nous a toujours demandé de faire très attention aux bruits de mastication. Vers 14 ans, quand j’ai commencé à devenir intolérante moi aussi je croyais que ce n’était que le fruit de cette éducation paternelle. Je suis vite devenue de moins en moins tolérante (bien plus que ne l’a jamais été mon père) et à aujourd’hui 18 ans il me semble que le phénomène continue à s’amplifier.

De : Patricia G.
Témoignage : A l’âge de 7, 8 ans je ne supportais déjà pas les bruits « de bouche »  j’avais un grand oncle dont le dentier claquait à chaque mastications. Solution, au moment du passage à table je mettais du coton dans mes oreilles. Autant que je me souvienne les bruits « de bouche » m’ont toujours dérangés.

De : Bruno H.
Témoignage : Je suis hyper misophone depuis mon plus jeune âge et je suis gêné de voir que d’autres partagent ces symptômes. Découvrir par l’article de Libé que je ne suis pas le seul à l’être me dérange un peu plus. Rien que d’y penser ça me met mal à l’aise. Ça m’a fait énormément souffrir pendant toute ma vie. Ça se tasse enfin un peu à la cinquantaine mais dès que je suis un peu fatigué je suis à nouveau hyper sensible. Je ne sais pas trop quoi faire avec ça. J’aimerais beaucoup vous rencontrer.

De : Amandine L.
Témoignage : Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais supporté les reniflements, mais j’ai du attendre mes 15-16 ans pour vraiment comprendre ce qui m’arrivait et mes 18 ans pour réussir à l’expliquer à ma famille qui me voyait faire des crises et claquer les portes sans arrêts, en fait j’étais punie à chaque crise d’angoisse… Mais j’ai l’impression qu’à partir du moment où le problème était identifié, il s’est étendu et de plus en plus de bruits sont devenus « problématiques ».  J’ai commencé une thérapie cognitivo-comportementale qui m’a bien aidé, surtout à ne plus anticiper les situations à risques. avant j’angoissais pendant 1h avant chaque repas, tous les matins avant les cours… Maintenant « si ça arrive, ça arrive » mais je pense qu’on ne guérit jamais vraiment…

De : Julie G.
Témoignage : Bonjour, j’ai appris ce qu’est la misophonie il y a 1 an et j’ai 28 ans aujourd’hui. Un ami qui a vécu avec moi m’a envoyé un lien internet sans trop pensé que c’était la vérité et j’ai commencé des recherches. Je me suis tout de suite reconnue et me suis sentie extrêmement soulager de savoir que je n’étais pas la seule sur terre à vivre avec cela. Ma famille a toujours pensé que c’était une histoire de toc que c’était psychologique.

De : Marine C.
Témoignage : Les petits bruits m’ont toujours dérangé et ce depuis toute petite. Je partageais ma chambre avec ma sœur et je la réveillais dès que j’entendais sa respiration, je me focalisais dessus et ça me rendait complètement colérique (ce qui donnait du fil à retordre à mes parents…). A table aussi, ça n’était pas évident. Et ce n’est qu’aujourd’hui que je mets un mot sur ce qui m’a toujours très énervée.

De : Cécile B.
Témoignage : Vers 7 ans. Je ne supportais pas les bruits que mon petit frère faisait en jouant.

De : Claire L.
Témoignage : Bonjour, je plains les personnes qui témoignent ici, ça ne doit pas être facile de vivre à côté d’eux. Car ils n’aiment pas les bruits de l’humain même les plus basiques (Mastication, respiration). Moi les bruits qui me dérangent sont : la sonnerie de mon portable, les reniflements et les sonnettes de porte d’entrée. J’adore entendre le bruit de moteur d’une moto lointain dans la nuit. Bonne journée à tous 🙂

De : Romain M.
Témoignage : Vers l’adolescence, de mémoire les premiers signaux d’alerte, les repas ainsi qu’en cours de classe (toux, reniflements…)

De : Vincent G.
Témoignage : Vers 8 ans. Mastication, bruit des couverts, racler un yaourts papier de bonbon, lécher une glace avec la langue, clavier d’ordi, souris d’ordi, pas de chaussure qui frotte le sol, scooter, page des feuilles d’un livre qui se tourne, trousseau de clefs, tapotement des ongles, claquement de doigts. Je fuis ou boule quies pour manger en famille. Je vais être amener à manger dans le cadre d’un nouveau boulot avec des jeunes handicapés qui mangent avec la bouche ouverte, je ne sais pas comment je vais surmonter cela.

De : Aurore D.
Témoignage : Bonjour, à 12 ans, j’ai mis un nom sur ce qui me tracassait et ça fait maintenant 2 ans que je cherche un moyen de vaincre ça mais malheureusement je ne trouve pas. Je ne supporte pas les mastiquements en tout genre et le bruit des touches de console. Si jamais quelqu’un sait comment m’aider, je veux bien parce qu’à ce jour, la seule solution que j’ai trouvé est de fuir et je me sens terriblement mal… Merci

De : Blandine P.
Témoignage : J’ai 17 ans et je sais que je suis misophonie depuis mes 11 ans, je ne supporte pas quand une personne se ronge les oncles ça me donne envie de lui casser la main, quand il mange bruyamment de lui casser la mâchoire, quand il siffle de le faire, etc… le problème est que ma famille ne pense pas que ça existe. J’en souffre beaucoup, parfois mes propres bruits, je ne les supporte pas… aujourd’hui j’arrive de moins en moins à me contrôler. Le soir je me mets à pleurer et j’en peux plus… je crois que j’ai besoin d’aide.

De : Noura L.
Témoignage : J’ai 14ans et je viens d’apprendre que j’étais misophone grâce à « le saviez-vous » sur Facebook. Je ne peux pas supporter une personne qui mache un chewing-gum la bouche ouverte, quelqu’un qui repire fort, quelqu’un qui fredonne sur de mauvais accords et je ne peux pas supporter certains contacts entre les matières et jusqu’à aujourd’hui je croyais juste être chiante.

De : Abdelwahheb B.
Témoignage : A 74 ans et du jour au lendemain je suis devenu misophone. Ca fait mal on devient nerveux. Je mets des boules dans les oreilles en plus du coton. Cela ne suffit pas je vais passer au casque j’espère que cela m aidera. L’orl m’a dit qu’il n’y a rien à faire. Je ne l’ai pas cru mais 1 autre orl me l’a confirmé. C’est affreux je vous le souhaite pas. J’ai ressenti cela 3 ans après qu’on m’ai découvert l’Alzheimer. Ensuite l’arthrose et la sténose cervicale. Y-a-t-il 1 lien et lequel ? Actuellement j ai 1 vertige permanent. Et tout cela m’empêche de travailler et de vivre normalement. C est grave ! Mais je me fais 1 raison. De toute façon on va mourir. Je prie, que cela arrive sans trop de douleurs. Que pensez-vous de mes maladies ? Moi je dis qu’il y a plus grave. Alors merci mon dieu. Merci aussi à vous de me permettre de m’exprimer.

De : Sylvie S.
Témoignage : Cela date de mon adolescence, vers l’âge de 13/14 ans, je me suis mise à ne plus supporter les bruits de bouche de mon papa lorsqu’il parlait. Cela déclenche en moi un agacement extrême, voire une rage incontrôlable et même panique si je ne peux m’éloigner de la personne. Je crains aussi les reniflements, les bruits en buvant, le café qu’on aspire, mais surtout les bruits de bouche. Je me bouche les oreilles, avec l’appréhension que l’on remarque ma bizarrerie, ou je pars à la cuisine sous un quelconque prétexte, en espérant me calmer un peu. Ce qui me soulage : manger au restaurant avec musique et bruits de fond qui me permettent de me détendre. Les témoignages m’ont fait du bien, je n’ai appris qu’hier que c’était une maladie qui portait un nom. Je veux surtout insister sur le fait que c’est intolérable et génère une terrible souffrance, car en ce qui me concerne, cela m’empêche de communiquer normalement avec mon Papa, et maintenant avec mon mari, ce qui est la pire chose qui puisse m’arriver car non seulement je souffre, mais je fais souffrir par mon attitude que personne ne comprend. Je témoigne pour appeler au secours au nom de tous ceux qui subissent cette épreuve.

De : Rachel B.
Témoignage : Je ne suis pas misophone. Certains bruits m’énervent certes. Vider les dents clarifiées, traîner les pieds, renifler plutôt que se moucher etc… sont un manque évident de savoir vivre…

De : Noémie B.
Témoignage : J’ai 17 ans. Je me suis rendue compte que j’étais misophone il y a environ un an. Mon dieu, quel bonheur de voir que je n’étais pas seule à péter un plomb à table, à enlever toutes les piles des horloges pour ne plus entendre les tic tac (même chez les autres). J’ai découvert que j’étais misophone en tapant sur google mes symptômes. Et la j’ai eu l’illumination, enfin, c’était surtout pouvoir mettre un nom sur ce qui me pourrissait la vie depuis mes 12/13 ans.

De : Cassandre B.
Témoignage : J’ai toujours été très sensible au bruit de mastications et de respiration, aussi loin de que je me souvienne en tout cas ! J’ai appris que c’était de la Misophonie sur internet il y a peu (1 ou 2 ans). J’ai un cousin qui mange de manière extrêmement bruyante, je pense que ça doit venir de la. Je pensais quand j’étais plus jeune que c’était juste une petit obsession , mais plus je grandis plus ces bruits m’insupporte…

De : Anne-Gaëlle
Témoignage : J’ai l’impression que ça a commencé à mes 7 ans, c’est loin tout ça… Mais je sais que je supportais déjà plus les voix trop aïgue de ma mère, j’en pouvais plus ! Puis je supportais plus le petit bruit lorsqu’on joue dans ses dents etc… Mais ce qui m’a alerté et que là je me suis dis « qu’est-ce qui m’arrive » c’était lorsque je parlais à ma mère et d’un coup j’ai remarqué qu’à chaque fin de ses phrases elle faisait un petit bruit avec sa langue et depuis ce jour j’arrivais plus à regarder sa bouche pendant un mois, deux mois, etc puis je l’évitais !! Je devais avoir 18 ans, aujourd’hui j’en ai 22 et rien ne s’est amélioré, tout s’est empiré et avec tout le monde. Il y a un an j’ai tapé « je ne supporte plus les bruits de bouche… » et j’ai enfin trouvé LA MISOPHONIE quelle délivrance !!! Je tapais ce genre de titre dans ma barre de recherche mais il n’y avait pas autant de forum que maintenant ! Bon courage à tous

De : Adel B.
Témoignage : Bonjour, j’ai 24 ans, tout à commencer à l’âge de 9 ans ou je ne supportais plus les gens qui mangent la bouche ouverte ou fermée en faisant des sons ou bien entendre mastiquer, le bruit des chewing-gums, claquer des dents ou bien les gens qui mangent des chips… la liste est encore longue. Quand j’entends ces bruits ça me met hors de moi, quand c’est mon frère ou ma soeur ou mes parents, je leur dis d’un ton sec de manger doucement ou bien de faire moins de bruit, mais le fait que mon père refusait et ma soeur le faisait exprés, j’ai passé toute ma jeunesse en torture à table, mais quand c’est des invites je peux rien faire alors ce que je fais, je mange vite et je quitte la table en trouvant un prétexte (toilette…) mais comme je sens comme une grosse angoisse qui monte en moi. J’esperais qu’avec l’âge cela s’arrangerait mais j’en doute car plus les années passent et plus ces petits bruits m’insuportent. A l’âge de 14 ans, les choses sont devenues graves : j’ai commencé à réfléchir à comment mettre un terme à tout ça en mettant un terme à ma vie mais heureusement au dernier moment j’ai décidé de ne pas le faire vue que je suis croyant et que je croyais qu’en le faisant j’irai en enfer. La misophonie a un seul coté positif sur moi : la motivation à avoir des bonnes notes et de réussir mes études, pourquoi à votre avis ? tout simplement pour quitter le foyer familial et pour m’isoler le maximum possible des sons. A l’âge de 18 ans j’ai eu mon BAC avec une mention très bien, j’ai intégré l’une des meilleures écoles et prépa mais la misophonie c’est agravée, je suis devenue insociable à table ! Je ne peux plus être à table avec d’autre personne ! Sois je mets des écouteurs qui sont tout le temps sur moi sinon pas moyen de manger je quitte la table ! c’est l’enfer… Mais quand je me rends compte que plusieurs personnes en souffrent, ça me rassure. Ce ne sont pas les autres qui sont mal élevés, mais c est moi qui ait un problème. Voilà pour ma petite histoire.

De : Adèle R.
Témoignage : J’ai été touchée de lire les témoignages et notamment celui de Julie Vk qui présente une histoire exactement semblable à la mienne ! Petite ma mère travaillait beaucoup, mes parents divorcés, j’ai grandie avec des nounous, mais je menais une petite vie tranquille dans mon village. Mon demi-frère est né, que j’ai adoré dans un premier temps, puis il a fallu déménager pour rejoindre SON papa. C’est à cette époque qu’est née ma misophonie, j’avais 8 ans ! Le bruit de la tétine la nuit dans notre chambre commune, le bruit de la mastication à table, le bruit du chewing-gum… Aujourd’hui j’ai 24 ans et cette « colère du bruit » n’est toujours pas passée. Je connais le stress énorme lorsque j’oublie mes boules kies ! Je fais de mon mieux pour y faire abstraction, mais c’est toujours une source de grande nervosité, alors dans tous les autres aspects je ma vie je suis très cool… Difficile à gérer.

De : Florine B.
Témoignage : J’ai découvert la misophonie et que j’en suis potentiellement atteinte depuis l’âge de 15 ans (j’en ai 18), je ne supporte pas les bruits que ce soit ma famille ou même des personnes inconnues si elles font du bruit comme taper un stylo sur la table, le rongement des ongles, quelqu’un qui mâche ou qui ronfle, les bruits que je moi-même je ne supporte pas, même un chat qui se lèche c’est insupportable. Je prends sur moi et je vis avec 😕  voilà

De : Andrée O.
Témoignage : Les bruits m’AGACENT et souvent je dois mettre des bouchons dans mes oreilles. Les bruits : les trains, les autos le long d’une autoroute ou près d’une chemin bien utilisé par les conducteurs. Le bruit des voisins, les claquages de portes. Beaucoup moins de tolérance. J’ai 70 ans et je fais une dépression nerveuse. Les actions des personnes qui font ces bruits, je leur demande doucement de faire attention. J’habite dans un gros bloc d’appartements et il y a aussi beaucoup de ‘commérages’ et ‘pépérages’. Depuis que j’ai cessé de fumer, j’ai toujours besoin d’avoir de la gomme et autre chose. Besoin dont je ne suis pas fière. Je suis sexologue et bien d’autres formations universitaires. Ma santé mentale dans le moment est fragile. La santé physique, fibromyalgie, estomac, (médication à vie), et bien de petits bobos. Je n’aime pas vieillir et je souffre de trop de solitude. Comment résoudre mon problème d’avoir toujours le besoin d’avoir quelque chose dans la bouche ? Ce n’est pas élégant et c’est une dépendance dont je n’arrive pas à m’en passé. Quel est le moyen proposé afin d’arrêter cette habitude agaçante.

De : Nolwenn
Témoignage : J’ai 21 ans et je viens seulement de mettre un nom à « mon problème » aujourd’hui, bien que cela me ronge depuis mon enfance. De mes lointains souvenirs, l’élément déclencheur a été d’entendre mon petit frère se ronger les ongles. Mais en grandissant, ma liste de bruits dérangeants s’est agrandie : répétitions d’éternuements, craquements des os, masticage de nourriture, bruits de bouche, claquement/grincement de dents, reniflements, raclement de gorges, et j’en passe… même le geste des personnes qui se rongent les ongles m’insupporte. Le problème est ma réaction face à cela. Maintenant que je suis conscience que c’est une phobie/maladie, je ne sais comment le définir, je suis rassurée par rapport à mes réactions qui me semblaient démesurées. Quand j’entends ce genre de sons, je suis complètement tendue, stressée, angoissée, et finalement je commence à être ultra énervée, mais je garde ça en moi, vu que j’ai toujours considéré que le problème venait de moi et non des autres, que je ne supportais rien. Donc soit je me bouche les oreilles, soit je dis gentiment une réflexion à la personne concernée, soit je fuis le son, sinon j’explose. Franchement, il y a des moments où la colère est tellement forte que je pourrais craquer. Ca pose problème au quotidien, surtout vis à vis de mes proches, qui ne connaissent pas ce syndrome et pensent donc inévitablement que je suis une râleuse qui ne supporte rien haha.

De : Cédric
Témoignage : Hé bien, si on m’avait dit un jour que je pourrais mettre des mots sur mes ressentis… Depuis mon plus jeune âge je me souviens avoir été agacé par des bruits divers et variés, je vais passer en Janvier à 32 ans et je découvre aujourd’hui de quoi il s’agit. Pour vous dire à quel point je suis conscient de ce que certains bruits provoquent chez moi depuis limite toujours, mon premier souvenir d’agacement par un bruit remonte à ma toute jeune enfance je pense que je devait avoir 5 ou 6 ans pas plus, mon père s’est mis à manger une pomme bouche grande ouverte et je me souviens l’avoir fusillé du regard avant de me précipiter dans ma chambre en prenant soin de fermer la porte. Impossible pour moi d’envisager de rester dans la même pièce que lui, le sentiment d’oppression que j’ai ressentit à ce moment m’a marqué à vie. Je ne supporte pas les bruits de déglutition, les bruits de masticage, au passage la chose qui me fait sortir de moi c’est quand une personne mastique bouche ouverte et respire fort par le nez en même temps. La seule solution pour moi la c’est de quitter immédiatement la pièce. Je ne supporte pas les ronronnements de chat, ni même les bruits du clavier d’ordinateur d’une personne proche de moi et encore moins le bruit d’une horloge, juste le fait de l’écrire m’envoie des coups d’adrénaline. Il faut que vous sachiez que je me suis servi de cette « maladie » pour forger ma conscience et mon caractère. Le fait d’être constamment en contrôle de soi-même développe bien des capacités. Je ne suis pas médecin ni psy, juste quelqu’un qui vit avec cette dite Misophonie et qui en a tiré des enseignements. Je vous dis cela car oui c’est une torture constante mais si on arrive à contrôler ses émotions, on ressent un sentiment de conscience extrême. Je m’en veux souvent d’être agressif verbalement avec les gens qui m’entourent quand un bruit m’énerve, et c’est la raison pour laquelle j’ai toujours cherché à maîtriser ses colères. De ce fait, j’ai pu apprendre quelques techniques pour vite apaiser ces énervements sans dire que je les fait disparaître car ça honnêtement pour moi c’est pas possible. Ma première technique consiste à me dire et me convaincre que quand je mange je fais du bruit aussi (c’est pas une solution miracle), la deuxième un peu plus efficace consiste à fermer les yeux penser à quelque chose que vous aimez vraiment et dans votre tête associer le bruit qui vous énerve à la chose que vous aimez. Attention pour celle-ci, il faut vraiment que vous laissiez la chose que vous aimez dominer le bruit pour ne pas que le bruit vous fasse finalement détester ce que vous aimiez tant. La troisième, le sport, faire des pompes quand un son énerve ça défoule mais bon pas très pratique dans certains cas. Il y a bien sur la fuite qui est efficace mais pas très bon pour le moral et enfin j’en arrive à une vraie solution pour vous calmez, je sais que certains vont être retissants mais la MÉDITATION PROFONDE est ce qu’il y a de plus radical pour surmonter les pétages de plombs. Je me suis mis à la méditation depuis environ 1 an et là, surprise, je me rends compte que je peux entendre et même écouter certain son qui jusqu’à aujourd’hui me rendait fou de rage. Quand un son m’énerve je mets en application la technique du compte à rebours et hop l’adrénaline se barre direct. Je vous explique, par contre cette technique est une technique à coupler avec une méditation profonde avec le sourire, hé oui qui médite sans sourire ne fait que somnoler, retenez bien ceci c’est la clé de la réussite de votre méditation. Procurez vous de la musique à fréquences du corps, cela améliore énormément l’impact de la méditation. Vous en trouverez sur les célèbres sites de musiques (y.. t…) par exemple. J’ai plaisir à partager cette vraie solution car je suis vraiment dans l’extrême de cette « maladie » et le fait d’apprendre que je ne suis pas un cas isolé me donne envie d’aider les gens qui en souffre aussi. J’espère vraiment que cela pourra vous aider, je vous souhaite bon courage pour la suite. Je suis et reste disponible pour toutes questions ou tout autre besoin. CS

De : Eva S.
Témoignage : Découvert en début d’adolescence pour la mastication, à 13-14 ans cela m’insupportait d’être à côté de mes grands parents qui étaient en train de manger. Ce soir par exemple j’avais envie de crier sur ma mère en pleine soirée de Réveillon en l’entendant mastiquer un gâteau mou. Je monte en colère, au début c’est un petit dégoût, après ça m’insupporte et je dois m’éloigner sinon la colère me donne envie de faire une remarque du sorte « arrête de manger tu en as eu assez » pour pas avouer que le bruit me gène, j’ai honte. Ce dégoût qui devient gène et colère voir envie d’agressivité que je vis sans externaliser est déclenché quand une personne mange quelque chose de mou (même avec mastication bouche bien fermée!), dans un environnement calme, et moi-même  je ne suis pas en  train de manger. Sinon les gens qui mastiquent bouche ouverte, je trouve ça dégoûtant aussi pour le bruit, j évite de regarder. Quelqu’un qui mâche un chewing-gum à mes côtés en mastiquant comme une vache, me donne envie de donner une baffe ! J’ai 28 ans aujourd’hui et le seul moyen par lequel je gère c’est de m’éloigner, sortir un peu, mettre ou faire du bruit. Pour les bruits d’ongles, quelqu’un qui lime ses ongles, me fait sortir de la pièce aussi. Je n’ai jamais supporté le bruit de la craie sur une ardoise ou pire d’ongle qui par hasard touche l’ardoise, sans pouvoir identifier un début, ça a toujours était le cas depuis le début de l’école. Ici pas de dégoût mais des frissons physiques et je hisse mes épaules pour supporter, comme si on chatouille mon cerveau et ça devient désagréable. Pour les ongles, j’ose dire aux personnes l’effet que ça me fait, car pas de dégoût d’eux et ça explique que je m’éloigne un peu.
Le soir ou des jours avec manque de sommeil, tous les bruits peuvent devenir énervants voire agressifs : moteur de voiture, personne qui parle trop fort, bruit de bouche d’aération dans la salle de bain par exemple, voix depuis les voisins, son dans le métro, etc. Seul remède : gérer mon temps de sommeil et la suractivité. Je m endors aussi avec des boules quies. Comme si mon système nerveux était hyper saturé et tendu et j’ai besoin de tout couper. Pour donner quelques informations sur moi, depuis le début d adolescence 10-11 ans j’étais hypersensible (émotions surtout mais également corporel), tout était blanc ou noir. A 14 ans j’étais anorexique, à 16 boulimique. Je n’aime pas les foules, ou quand il y a trop d’agitation,  je m’énerve samedi quand il y a beaucoup de gens en ville par exemple, je me sens vidée très rapidement, épuisée mentalement, presque agressée par les autres. Mentalement je n’arrêtais jamais non plus. Comme si trop d’information parvenait à mon cerveau. Aujourd’hui j’ai peur de conduire, cela doit rejoindre le dernier point, je prends toute l’information et ça me panique de pas aller à l’essentiel.  Aujourd’hui je gère avec psychothérapie et en me connaissant mieux avec le temps. En acceptant cette hypersensibilité, un côté introvertie et parfois des comportements compulsifs le mieux possible, puis on dépasse des choses avec le temps, en s’exposant à la vie et aux situations, même en les cherchant. Mais en tout cas,  la lime d’ongles, je sors !

De : Noah R.
Témoignage : J’ai 11 ans, depuis longtemps j’ai ce problème du coup, quand on mange je m’isole dans ma chambre. Sachez que la plupart de mes repas, je mange tout seul.

De : François
Témoignage : Pour moi, la misophonie remonte à l’enfance, pas de souvenir précis de quand cela a commencé. Bruits de respiration d’une personne qui dort dans la même pièce insupportables, et à table, les bruits de bouche, dans un silence de mort (ambiance pourrie à la maison) qui donnent envie de tout envoyer en l’air… Evidemment incompréhension de l’entourage, culpabilisation… Pour certains bruits, j’ai appris à relativiser, me disant que c’est normal, que si je suis gêné je n’ai qu’à aller ailleurs… Mais cela devient incontrôlable quand le bruit est là, et impossible d’y échapper sans créer de situation problématique (travail, trajet en voiture etc…). Il y a aussi la nécessité de préserver les relations sociales (le peu qu’il en reste), en intériorisant (sûrement pas bon pour la santé par contre…).

De : Marine D.
Témoignage : Je ne me souviens plus exactement quand, mais il me semble que c’était très tôt, vers 11, 12 ans. Mon frère s’amusait à faire « le bruit que j’aime pas » (comme nous l’avions nommé avec ma sœur) exprès pour me rendre folle (ma sœur aussi ne supportait pas), je me jetais sur lui pour le taper ! Depuis ça a toujours été ainsi, les bruits de bouches me rendaient folles, et tellement d’autres mais je retiens surtout celui-ci. Aujourd’hui j’ai 28 ans et ça me dérange toujours autant. J’ai de plus dans mon entourage des gens très bruyants ce qui est assez difficile, et même de plus en plus difficile j’ai l’impression !

De : John V.
Témoignage : J’ai ce problème depuis l’adolescence et je le croyais d’origine « pavlovien » ie mauvais rapport avec mon père qui mangeait très mal (bcp de bruit) jusque au moment où, j’ai trouvé la « vérité » dans un article. Il n’y a pas de solution et le seul remède la fuite – hélas car la vie en société devient de plus en plus insupportable. A 70 ans je trouve que le problème augmente de plus en plus, et je ne trouve aucune aide médicale. D’autre part même sans bruit, j’ai une peur constante qu’un bruit pourrait survenir à n’importe quel moment et c’est très fatiguant en permanence…

De : Marie-Agnès M.
Témoignage : La première fois, c’était à 7 ou 8 ans, lors d’un séjour chez mes grands-parents. Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’étais assise à côté de mon grand-père qui mangeait la bouche ouverte en faisant du bruit, cela me hérissait mais rien à faire pour changer de place… Un jour, j’ai cru que j’allais le frapper, l’assommer à cause de ce bruit et je me suis enfuie et enfermée à clé aux toilettes, le temps de me calmer. Grand branle-bas des grands-parents qui sont venus tambouriner à la porte, me demander ce que j’avais, etc, et moi qui n’osait pas dire la vraie raison… Je ne sais plus ce que j’ai fait les jours suivants, je crois que j’ai demandé à changer de place à table pour être à côté de ma grand-mère. A la même époque, nous allions souvent nous promener en voiture avec mes parents et je ne supportais pas ma mère qui mangeait un chewing-gum contre le mal de voiture. Haine, pulsions meurtrières. Mais je ne pouvais rien dire, c’était ma mère et j’avais 8 ans. Heureusement elle ne gardait pas son chewing-gum très longtemps. Et j’avais trouvé le truc d’en mâchonner un moi-même en faisant plein de bruit, et en espérant qu’elle comprenne. Je ne supporte toujours pas les gens qui font du bruit en mangeant ou en buvant. Heureusement mon entourage en général mange discrètement. Ou alors, je mets la radio. Au restaurant, c’est plus difficile ; il m’est arrivé de faire des réflexions tout haut à la grande honte de mon mari. Mais 60 ans après, c’est toujours un supplice pour moi !

De : Grégory V.
Témoignage : Je souffre de cette pathologie depuis mon adolescence. Aujourd’hui j’ai 47 ans et effectivement l’idée de mettre un nom sur cette « maladie » est un plus pour moi. Le moindre son de mastication, bruit de bouche, m’est insupportable. Au quotidien je vis un « enfer », lors des repas de famille, car je sais que c’est aussi insupportable pour mon entourage. Je me renferme sur moi à table, quand ça me prend j’ai qu’une envie c’est de sortir de table, je ne peux même plus parler, mon entourage pense que je fais la tête d’où des tensions avec mon épouse. Par moment j’arrive à le gérer mais c’est assez rare. La seule solution c’est de parler un maximum à table mais c’est pas évident. Mon épouse n’ose plus manger, grignoter en ma présence, devant la télé par exemple. C’est pas normal de faire vivre ça à la personne que l’on aime. Pareil avec mes enfants ! Heureusement que nous ne passons pas tout notre temps à manger. Il y a même des moments ou des situations où le problème n’apparaît presque pas, par exemple au restaurant (ouf) sauf si c’est un voisin de table ! J’essaye d’y mettre de l’humour… Je sais que c’est normal de faire du bruit quand on mange, plus ou moins et pourtant je n’arrive pas à l’accepter. Je ne déjeune pas en famille le matin, les biscottes c’est impossible LOL. Aujourd’hui j’ai l’impression que manger nous ramène à un instant animal et primaire alors que cela devrait être un moment d’échange et de convivialité. le pire c’est que j’adore la bonne bouffe ! Au bureau c’est pareil, lorsque ma collègue mange à côté de moi je me crispe. Dés fois j’en suis à me demander si je ne devrais pas vivre seul. Voilà je m’arrête car je pourrais écrire des pages, mais il y a des psys pour ça. Que j’ai déjà consulté sans résultats.

De : Sandrine Q.
Témoignage : Tout a commencé vers l’adolescence, je ne supportais pas les bruits de mon frère mangeant ses céréales au petit déjeuné, puis cela s’est étendu à tous les bruits de mastications… Je ne supporte pas les gens qui mangent la bouche ouverte, je ne fais rien mais je bouillonne en moi même, je deviens agressive. Aujourd’hui, je m’éloigne quand je mange, même en famille je laisse toujours un espace par rapport aux autres, je suis adulte et le bruit de mes collègues qui mâchent m’énerve toujours autant… J’ai découvert il y a peu, grâce à internet, que je n’étais pas toute seule, que cela pouvait être considéré comme une maladie…

De : Franck C.
Témoignage : Bonjour, j’ai 49 ans et je viens de découvrir par hasard que mon énervement excessif quand j’entendais certains bruits était en fait une maladie. Cela a commencé vers 11 ou 12 ans. Les bruits que je ne supporte pas sont le raclement de la fourchette sur les dents, les bruits de masticage, les gens que parlent en masticant, les gens qui se mouchent, plus les gens me sont proches, plus ma réaction est exacerbée, j’ai même rompu à cause de cela avec une amie… C’est assez dingue de comprendre une quinzaine d’années plus tard pourquoi. J’évite certaine situation comme d’aller au cinéma voir des super production (pop corn assuré dans tous les coins de salle) je privilégie les films en VO a des heures où il n’y a pas grand monde. Il m’est arrivé de quitter des salles de cinéma car j’avais peur de ne plus pouvoir me contrôler (sueur, tremblements). J’ai développé quelques stratégies comme faire moi même plus de bruit en mangeant en face de quelqu’un, allumer la télé (je sais c’est nul) ou quitter l’environnement hostile. Même si cela ne résout pas le problème c’est un soulagement de mettre un nom sur ces symptômes. Bon courage à tous mais il faut relativiser, on peut vivre avec ça… il y a pire.

De : Victoire L.
Témoignage : Je viens d’apprendre l’existence de la misophonie mais je sais que je l’ai toujours été, j’ai 23 ans. Déjà petite je réveillais mon frère ou mes parents qui ronflaient car ça me mettait (et ça me met toujours) dans des états pas possibles… j’ai horreur des gens qui sifflent, des bruits de mastication bouche ouverte (c’est plus gérable bouche fermée mais ça dépend), des bébés qui pleurent ou encore des gens qui toussent sans interruption (genre le métro pendant les épidémies de rhino-pharyngite). Je tente de m’isoler avec de la musique ou des boules quies mais je commence à avoir mal aux oreilles…

De : Mélanie N.
Témoignage : Je souffre de Misophonie depuis l’âge de 16-17 ans et je ne mets que maintenant un mot sur ce mal-être (j’ai 32 ans). J’ai longtemps cru que j’étais « folle » et de savoir que je ne suis pas là seule dans ce cas, ça me soulage tellement !!!!!! C’est tellement une torture au quotidien…

De : Frank T.
Témoignage : Il y a des bruits que je supporte plus ou moins, mais là où j’ai un gros, TRES GROS problème, c’est avec la respiration nocturne de(s) personne(s) dormant à coté de moi ou tout simplement dans la même chambre. Bien qu’il s’agisse de personnes de ma famille, je crois que je serais capable de tout… Il m’est arrivé d’aller dormir dans la voiture ! C’est pour dire à quel point j’ai cette phobie, et j’en souffre terriblement.

De : Elisabeth G.
Témoignage : Incroyable ! A 63 ans j’apprends ce qui m’a mis dans tous mes états toute ma vie. Et bien oui certains bruits me sont INSUPPORTABLES : les bruits de « machouillage », de papier froissé, les ronflements et les personnes qui parlent forts.

De : Daniela S.
Témoignage : Une amie m’a envoyé hier un article sur la mysophonie. Je découvre à 62 ans que je suis misophone. Ma famille m’a toujours dit que, si tous ces bruits me dérangeaient c’est que j’étais folle, point barre… Je ne pensais pas qu’il y avait autant de gens avec le même « problème ». Je suis très déçue qu’il n’y ait pas grand chose à faire quand on a cette chose là. Je vais néanmoins contacter un médecin de Genève qui apparemment s’intéresse à cette maladie. Je souffre de ce truc depuis si longtemps, je me suis presque totalement isolée du monde à cause de cela. J’ai toujours des bouchons dans mon sac, la fuite est mon meilleur atout dans les pires moments. Je trouve que le mot misophonie=haine des sons n’est pas approprié. Pour moi les sons qui me dérangent sont une torture, je n’ai pas l’impression de ressentir de la haine pour les sons, je me sens plutôt torturée Je vis dans un immeuble. La voisine du dessus fait beaucoup de bruit. Je souhaite déménager et c’est très compliqué. Je dois être sûre que l’endroit est calme donc il faudrait que je puisse y séjourner quelques jours avant d’aménager… Bref avec ce genre de maladie tout est parcours du combattant. Je suis contente d’apprendre que je ne suis pas folle, juste un peu dérangée… Daniela

De : Aude M.
Témoignage : Vers 17 ans, exactement comme Marie P. Je travaillais dans ma chambre et mon père est venu derrière la porte en sifflotant pendant qu’il étendant le linge. Ca a duré, j’ai cru devenir folle. J’en souffre depuis 20 ans.

De : Fabienne G.
Témoignage : Je crois que depuis que j’ai des souvenirs je suis comme ça. En tout cas j’étais encore enfant quand ça a commencé.

De : Nat
Témoignage : Concernant l’âge, je ne sais plus exactement, peut-être vers les 15, 16 ans. C’est mon père qui m’a permis de m’en rendre compte. En effet, il s’est mis à manger la bouche ouverte suite au tabagisme. Depuis, beaucoup de sons m’énervent à un point ! Musique trop forte, gens qui sifflent, chien qui se lèche, mastication (même bouche fermée aujourd’hui), ventilation trop forte etc. Les trucs pour éviter c’est simplement (pour ma part) de dire aux personnes concernées d’arrêter, si je ne peux pas, je m’éloigne l’air de rien pour ne pas trop vexer. Je précise que j’ai une nature très anxieuse, peut-être que c’est l’origine du problème.

De : Alexandre B.
Témoignage : C’est à partir de mes 14 ans,  j’ai cette incapacité à supporter les bruits de mastication, claquement de bouche, il est impossible de manger  en famille, ou avec les amis dans un restaurant. Ma réaction vis à vis des personnes qui génèrent ces bruits est direct, je quitte la table, ou je mange seul si ça m’a pas cassé l’appétit, ces bruits me donnent une rage de colère, une haine, une torture…

De : Richard S.
Témoignage : Je suis un homme de 32 ans, je viens de mettre un mot sur cette souffrance que je rencontre depuis mes 8 ans. Suite à la lecture d’un article qui parlait du sujet… ça a commencé par les piafs de mon frère ou de ma grand mère quand ils mangeaient. A table, je me bouchais les oreilles quand j’entendais ces bruits atroces, et tout le monde me demandait pourquoi je faisait ça. Je ne supporte pas les sluuuurp, les déglutitions, les ronflements, les sifflements, quand j’entends ma voisine du dessus marcher avec ses talons, le bruit du clavier mais tout dépend : si la personne tape fort ou si le rythme est bien spécifique alors la haine que je ressens grandit (ce n’est pas facile en open space). Plus je connais la personne et plus ma souffrance est grande. Mais si je ne connais pas la personne alors tout va bien. J’ai remarqué aussi que la fatigue accentuait le phénomène.

De : C.
Témoignage : Bonjour, j‘ai été très surprise de découvrir que ce que je peux vivre parfois à un nom. Je ne saurais pas dire depuis quand, depuis toujours je crois. Aussi loin que je me souvienne je devais avoir 5-6 ans et je ne supportais pas la grande horloge à balancier de mes grands-parents qui faisait un bruit sourd et répétitif. Le soir si la maison n’était pas animée je devais me mettre la tête sous les oreillers pour atténuer le bruit et pour pouvoir m’endormir. Les sifflements de mon père, le jeux des ongles de ma mère sur la table, les cliquetis de stylo des camarades en classe m’énervaient tellement ! Mais honnêtement je pensais que c’était pareil pour tout le monde. C’est plus tard en grandissant et en discutant que j’ai compris que non, que les autres se fichent de ces bruits là. Plus de 20 ans plus tard, certains bruits me mettent dans un état de nerf, de colère qui m’insupporte dans ces moments là. Je prends beaucoup les transports et c’est le lieu qui me le fait le plus, je pense que c’est lié à la fatigue, au stress et à la surpopulation ! Il faut dire que personne ne fait d’efforts pour me faciliter la tâche ! Ahah ! Bruits de stylo, de pieds qui tapotent par terre et qui résonnent sur le sol ou dans le siège, basse de la musique en fond sonore, lime à ongle, sifflements, chuchotements et le must une espèce de bip fort du train. Ma parade, mon ipod, fidèle allier ! J’adore écouter de la musique ça tombe bien ! La dernière fois je n’avais plus de batterie le voyage a été insupportable, un monsieur tapait du pied encore et encore… J’étais en colère ! vraiment ! Je voulais que le bruit s’arrête…  je pourrais frapper la personne dans ces cas là ! mais évidemment je ne le fais pas ! Je trouve des astuces… et je me calme. A la maison avec mon compagnon on en rigole. Il râle un peu parce qu’il se sent un peu frustré mais il comprend et il arrête ! Il a bien vu que ce n’était pas personnel je le fais avec tout le monde ! D’ailleurs avec mon entourage je ne laisse jamais la colère monter dans ces cas là, je leur dis dès que sens que ça arrive, dès que je me focalise sur un bruit. Ils arrêtent de suite et on se prend pas la tête ! Bref, je suis misophone. (Ah ! le correcteur orthographique ne connait pas ce terme… 😉 )

De : Josette G.
Témoignage : C’est vraiment par hasard que je viens d’apprendre que je suis misophone, cela fait deux jours que ce mot lu dans un magazine m’a interpellé. J’ai 70 ans je n’avais jamais entendu parler de cette maladie, toutes ces années à souffrir sans en connaitre les raisons. Après avoir lu tous ces témoignages, je me suis reconnue, cela date de mon enfance, l’âge exact je ne pourrais pas le dire mais les relations avec mon père étaient négatives, il sifflait et faisait beaucoup de bruit avec sa bouche ça me rendait folle. Depuis beaucoup d’autres bruits me dérangent et me gênent dans ma vie de tous les jours. Aussi je pense qu’il n’est pas trop tard pour améliorer mon état, je vais consulter un hypnotiseur.

De : Madison D.
Témoignage : Bonsoir, après avoir regardé le site de nombreuses fois, je le commente enfin. J’ai découvert il y a quelques années que j’étais misophone, et ça depuis que j’ai 8/9 ans. Je vais bientôt prendre 20 ans, et rien ne s’est arrangé avec le temps, c’est même pire si on ne fait rien. J’en ai vraiment marre de m’endormir avec la musique le soir, de ne plus pouvoir manger avec quelqu’un sans qu’il y ait un bruit de fond… Je l’ai découvert quand mon père qui passait son temps à manger devant la télévision est revenu manger à table avec nous. Depuis ce jour, tout va mal, je n’arrive plus à vivre normalement… C’est tellement pénible…

De : Jocelyne P.
Témoignage : Bonjour, je suis contente d’avoir enfin mis un nom sur ce phénomène qui me culpabilise depuis de longues années. J’ai 58 ans et je vis ceci depuis le tout début de mon adolescence (vers 11/12 ans). Ce que je supporte le moins, ce sont les bruits de bouche et ce qui me donne le plus des sueurs froides ce sont les claquements de dents pour nettoyer celles-ci. Ca a commencé à table avec mon père, j’étais tellement énervée et dégoûtée que j’allais manger ailleurs. Depuis je ne supporte pas les respirations trop fortes, les hoquets, etc…

De : Caroline C.
Témoignage : Une cuillère dans sa tasse pas capable, détartrage de dents pas capable, quelqu’un qui renifle son mucus, gratter dans son assiette… Vers 14 ans c’est moins pire, aujourd’hui j’ai 53 ans et mes enfants sont comme moi.

De : Sandrine C.
Témoignage : Bonjour, ce témoignage pour vous exprimer mon soulagement. Effectivement, je viens de découvrir ce mot en faisant des recherches sur le net, car je cherchai une solution à mon drame. Je suis atteinte de misophonie ! Je dis drame, car depuis toujours je ne supporte pas les bruits parasites, par exemple un papier qu’on froisse, des personnes qui mangent, la respiration de quelqu’un qui dort, un soupir, des doigts qui craquent, des personnes qui marchent en traînant les pieds, des grincements de dents etc… cela me rends hystérique, je deviens folle, je peux entrer dans un état de colère impressionnant, je regarde les gens de façon bizarre et je suis limite hyper agressive avec eux ! Mon mari ne comprend pas, il croit que j’exagère mais je vous assure c’est limite insupportable à vivre. Je ne sais plus quoi faire lorsque cela arrive, car il y a une telle montée en puissance dans mes réactions que je ne me contrôle pas. Si vous avez des solutions, je suis preneuse ! Merci de m’avoir lu, Bien à vous, Sandrine.

De : Nathalie A.
Témoignage : Bonjour, j ai compris que j’étais misophone à 42 ans en faisant des recherches sur internet après une énième dispute avec mes proches… Je pense que ce problème s’est déclenché à l’adolescence. Les repas en famille étaient une véritable galère. Ils se terminaient en disputes. Mon point de mire était mon père qui mangeait en face de moi. Je ne voyais et n’entendais que lui… Énervement, dégoût, haine, violence… Je me rappelle avoir lutter contre ces « pulsions »… Mais sans succès. Merci.

De : Pascaline G.
Témoignage : Je m’appelle Pascaline, j’ai 17 ans et tout a commencé à 10 ans à peut près. J’étais à table avec des jeunes dans un camping et j’ai commencé à faire une crise d’angoisse. Je ne supportais plus aucuns bruits. Au début c’était le bruit des couverts, la bouche d’une personne qui fait du bruit sans cesse en mangeant… Depuis quelques mois tout ça a empiré. Je ne supporte plus aucuns bruits, je pourrais vous en faire une liste tellement longue !!! Le bruit de l’aspirateur, les portes qui se ferment, la bouche d’une personne qui mange, les pieds qui traînent au sol, les bruits du clavier, de la souris… le clignotement d’une voiture, la ceinture qui fait  » CLIC  », les personnes qui parlent et rigolent FORT, les soufflements, les ronflements, reniflements, les gens qui avalent, les chaises qui grincent au sol, une feuille qui se déplie, les respirations fortes. Et j’en passe, sinon la liste serait longue ! Je déteste aussi certains gestes, j’espère ne pas être la seule dans ce cas… Comment je réagis face au bruit insupportable ?J’écoute de la musique H24 ! Hier, j’étais dans la voiture et le bruit du clignotement m’insupportait et je devenais à moitié folle, je me tirais les cheveux et en arrachait un tas, je me cognais la tête contre la vitre. En général je suis très agressive, je tape dans les murs, j’insulte les gens. Je hurle, je suis violente !! J’ai découvert aujourd’hui grâce à ce site que je pourrais peut-être être atteinte de la maladie  »Misophonie ». Est-ce que je pourrais être la seule à détester les bruits, même à la télévision quand une personne avale où fait du bruit avec ça bouche ? J’aimerais discuter avec une personne qui est dans ce cas la et pouvoir s’entraider, communiquer et trouver des solutions pour s’en sortir. Ça me pourri  la vie !! Merci d’avoir lu mon témoignage et je voudrais pas être prise pour une folle…

De : Lucas F.
Témoignage : Je m’appelle Lucas , et j’ai 19 ans. Aussi loin que je le souvienne, j’ai toujours été misophone. Quand j’étais petit et que je dormais dans la même chambre qu’elle, sa respiration m’empêchais de dormir, elle me rendait dingue. Je finissais par aller dormir dans le salon ou par réveiller mes parents en pleurant. Ça ne s’est pas arrangé avec les années. Certains bruits de respiration, quelle qu’ils soit, me gênent horriblement, me donnent des envies de violence. De même que les bruits de mastication. Je vis avec, ce n’est pas handicapant, juste dérangeant au possible. Maintenant, quand je dors ou vis dans la même pièce que quelqu’un, je porte presque toujours des boules quies. Quand j’essaie d’expliquer à mes proches que j’ai un réel trouble psychologique en rapport avec les bruits humains, ils ne me prennent pas au sérieux, ils pensent que je me fais des films. C’est pas grave, on vit avec. Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire mon témoignage.

De : Aurélie M.
Témoignage : J’ai découvert que j’étais atteint de misophonie à 32 ans, il y a donc quelques mois seulement, en tapant par hasard sur internet « bruits de sifflement qui me dérange », car un collègue passe son temps à siffler. J’ai souvenir que depuis mon adolescence, je ne supporte pas les bruits de mastication. J’ai fait vivre l’enfer à ma famille, à jeter des regards noirs dès le moindre bruit de mastication ou de reniflement. Je me suis revue à quitter la pièce lorsque ma grand mère mangeait sa soupe. Depuis 2015 au travail, j’ai de nouveaux collègues dont un bouge constamment la jambe et tape fort sur son clavier, un autre qui passe son temps à siffler… j’ai juste envie « de les étrangler ». Je me fais peur, je m’isole à mettre mes écouteurs. Je me sens incomprise et passe pour une folle. Pouvoir mettre un mot sur ce mal être m’aide. Je l’ai expliqué à ma famille et ma meilleure amie qui ont donc compris. Au travail, toujours pas…

De : Kelly P.
Témoignage : J’ai découvert que j’étais misophone à 16 ans à cause des bruits qu’une amie faisait en cours, elle tapait des doigts sur la table ou elle soupirait fortement ou ses frottements de bras et ça m’agaçait j’avais envie de la frapper. Du coup, j’ai étais voir sur internet, pourquoi ça m’agaçait tant tous ces petits bruits et j’ai découvert que j’étais misophone.

De : Aude C.
Témoignage : J’ai commencé à être agacée quand j’avais environ 8 ans, je me souviens que ma mère mangeait de la salade et le bruit des feuilles craquant sous ses dents m’est vite devenu insupportable. Je m’en souviens comme si c’était hier. Vers 12 ans, c’était devenu tellement invivable pour tout le monde que j’ai dû manger seule enfermée dans ma chambre. Un vrai soulagement !

De : Alex
Témoignage : Bonjour, j’ai 16 ans et ça fait 1/2 ans que j’ai entendu parler de la misophonie. Au début ça m’intéressait parce que j’étais aussi un peu dérangée par des bruits comme entendre quelqu’un manger ou des bruits de chewing-gum mais sans grande réaction face à ça, donc je me sentais pas vraiment concernée par la misophonie. Mais depuis quelques mois ces bruits me dérangent vraiment de plus en plus : les bruits qui me révulsent le plus viennent de mes proches dont mes parents et ça devient vrmt problématique les entendre avaler leur salive, boire, manger, les bruits de gorge, les bruits de chewing-gum me mettent en colère j’ai une haine qui monte en moi, les battements de mon cœur accélèrent, je bouge dans tous les sens et parfois je dis des choses désagréables que je ne contrôle pas. Ca sort tout seul et à force ça commence à énerver ceux qui subissent mes réactions donc la plupart du temps, je pars alors que je voudrais en fait rester mais je ne peux pas supporter ces bruits.

De : Laura M.
Témoignage : HORRIBLE C’EST HORRIBLE. Je suis la seule de ma famille à avoir ça. C’est très dur pour ma famille de me comprendre. Je me retrouve réellement dans tous vos témoignages. La solution pour moi est la télévision durant mes repas de famille. Les bruits de sifflement m’agassent ou encore quand un pied se frotte contre l’autre… J’ai toujours eu ça, c’est très dur pour les personnes de me comprendre.

De : Sonia
Témoignage : Les sons les plus insupportables qui me mettent hors de moi : les personnes qui mastiquent leur chewing gum et ceux qui mangent la bouche ouverte, le zzzz des mouches quand elles passent à côté de mes oreilles, le bruit de la vaisselle qui claque, le bruit de la cuillère contre la tasse lorsque que quelqu’un mélange, le grincement de la fourchette contre l’assiette. C’est tellement dur de garder son calme mais je fais de mon mieux pour ne pas que ça m’affecte sinon je serais déjà devenue folle. C’est rassurant de savoir qu’on est pas seuls.

De : Myky R.
Témoignage : J’ai 18 ans, je ne me souviens plus exactement d’à quand remonte mes premières réactions mais je sais que je n’ai pu y donner un nom que depuis cette année. Je suis très irritée par les bruits de bouche surtout ceux de gens qui mâchent la bouche ouverte et me sens inévitablement envahie de pensées violentes ou de pulsions que je retiens à tel point que la dernière en date je me bloquais, mobilisant mes forces pour m’empêcher de réagir et serrant mon bras. J’en ai sentie un ongle commencer à se décoller avant de réussir à prier la personne de manger la bouche fermée. C’est absolument horrible de vouloir frapper des gens que l’on apprécie juste à cause d’un simple bruit.

De : Baptiste O.
Témoignage : Bonjour je m’appelle Baptiste, j’ai actuellement 17 ans. J’ai découvert que j’étais mysophone il y a 3 ans de cela je dirai. J’ai su que je l’étais quand un jour mon frère mangeait a côté de moi mastiquant sa nourriture avec un bruit vraiment insupportable ! En ayant la bouche fermé !! Je lui disais calmement alors de fermer la bouche car je pensais qu’il mangeait la bouche ouverte à ce moment. Il a continué à manger la bouche fermée et cet horrible bruit continuait à agresser mes oreilles. Depuis ce jour, chaque midi, chaque soir quand je mange avec ma famille, j’ai comme une rage extrême quand j’entends ma famille manger ! Le fait de déglutiner aussi, m’exaspère au plus au point. J’ai comme une envie subite de les frapper en pleine tête. J’ai alors « élaboré » une technique pour éviter cela… (Ce n’est pas efficace à 100%). Tourner la tête voire même le dos à vos proches et éloignez-vous le plus possible de la table ou des personnes qui vous posent problèmes…

De : Ludivine E.
Témoignage : J’ai 23 ans et ça fait 3 ans et demi que je sais que je suis misophone. Ça a commencé vers l’âge de 15 ans et actuellement j’arrive même à percevoir le bruit de la mâchoire de ma meilleure amie quand elle s’ouvre. Ma famille ne me croit pas et pense que c’est une nouvelle idée pour leur pourrir la vie. Souvent je reste enfermée dans ma chambre pour éviter de les entendre mastiquer et pour ne pas les déranger en leur disant. C’est rassurant de savoir que je ne suis pas la seule à vivre ça.

De : Claire B.
Témoignage : Je ne me souviens plus à quel âge j’ai développé la misophonie, mais je dirais tôt dans l’adolescence, vers 10 ou 12 ans (j’en ai 46). La cause me parait évidente : mon père fait énormément de bruits de bouche, et il est très autoritaire et même violent et ne se remet pas du tout en question, donc il était hors de question pour moi d’oser lui dire d’essayer de faire moins de bruits, cela n’aurait servi à rien et se serait immédiatement violemment retourné contre moi. Toute mon enfance, j’ai donc eu à le supporter sans rien dire, une véritable torture. Résultat : je suis partie de la maison dès que j’ai pu, et j’habite aujourd’hui à 700 km de chez lui, car bien sûr avec le temps rien ne s’est arrangé (et merci également à ma mère qui n’a jamais rien dit alors que tous les deux savaient pertinemment que cela m’énervait). Je viens de mettre un mot sur ce trouble, à 46 ans. Mais je le sais depuis longtemps, sans pouvoir identifier ce mal. Vive internet, on se sent moins seul…

De : Manon J.
Témoignage : J’ai appris que j’étais misophone à l’âge de 13 ans par Internet. Lorsque que je suis tombée sur un article parlant de la misophonie j’ai été surprise de voir qu’il correspondait point par point à ce que je ressentais. En réalisant que c’était un réel trouble psychique, je me suis demandée « pourquoi moi » et si ma vie pourrait être comme celle que j’avais avant dans cette stupide maladie.

De : Christelle
Témoignage : J’ai 41 ans et aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu une aversion pour certains bruits. Je viens juste de découvrir le mot misophonie en tombant par hasard sur un article qui en parlait. Au delà du terme, je me rends compte que je ne suis pas la seule à être dans cette situation et que finalement je ne suis pas juste « chiante » avec mon entourage ^^

De : Maeva P.
Témoignage : Je ne sais plus exactement à quel âge ça a commencé, mais j’ai actuellement 18 ans, et ça doit bien faire 2 ans, ou quelque chose dans le genre que je ne supporte plus trop les bruits, mais à l’époque où ça commençait, ça allait, je ne supportais juste pas les bruits de bouches, genre, les enfants (et même les adultes) qui mâchent fortement avec la bouche ouverte, je ne sais pas comment c’est arrivé, mais là, j’en suis arrivée à un stade tellement horrible… Mes parents (qui sont sourds, je précise), ne mesurent pas les bruits qu’ils font, c’est extrêmement agaçant, ils mangent la bouche fermée, mais il y a des bruits malgré tout, et ça m’énerve tellement… Il m’est arrivé de pleurer à cause des bruits que je juge d’insupportable… Je ne mange maintenant plus du tout avec mes parents, je mange à part dans une autre pièce… J’aimerais en vrai guérir, mais ça me semble dur quand même…

De : Cédric D.
Témoignage : Bonjour, j’ai découvert à 19 ans que j’étais misophone grâce à Google. J’ai décrit mes symptômes et curieusement j’ai eu un nom pour mes maux. Je ne supporte pas les bruits venant d’abord des gens. Je m’irrite dès qu’une personne près de moi parle au téléphone, je me fâche brusquement quand j’entends les bruits des pas ou de la porte qui s’ouvre et se referme, ou quand un véhicule passe et produit un grand bruit c’est comme une torture pour moi. Je souhaiterai aussi devenir bénévole pour la campagne Stop Misophonie, pour vulgariser cette maladie encore peu connue et étant moi même étudiant dans la fac des sciences de la vie, je souhaite mener des recherches sur cette maladie qui m’a attaquée.

De : Juliette M.
Témoignage : J’ai 64 ans et je viens à peine de mettre un nom sur ce trouble bizarre qui me provoque des bouffées de haine envers les personnes qui mangent, reniflent, baillent etc. Je ne supporte pas les bruits répétitifs et même certaines musiques où les accords sont souvent répétés ! Ma famille m’a cataloguée comme une « emmerdeuse intolérante » et moi je me demandais quelquefois si je n’avais pas « un grain ». J’ai quand même constaté qu’en vieillissant ça s’atténue ou j’arrive mieux à me dominer et à me concentrer sur autre chose.

De : Laura
Témoignage : C’est une pourriture de pathologie. J’ai jamais osé en parler à qui que ce soit… je viens de voir ce mot misophonie sur Facebook. Ca me soulage de ne pas être la seule dans cet état. Lorsque j’entends des bruits de mastication, les slurps, déglutition, mâche et compagnie : j’ai la haine + avec mes proches. Ca me fait énormément souffrir. 😩😩😫😖

De : Sylvie S.
Témoignage : Toutes ces réactions correspondent à ce que je ressens ; cela va de l’agacement extrême à la panique (si je ne peux pas m’éloigner de la personne) c’est surtout les bruits de bouche, à table mais aussi lorsque certaines personnes parlent. Cela a commencé avec mon Papa à l’adolescence et maintenant, j’ai 50 ans, ça fait quelques mois que je ne supporte plus mon mari ; c’est la pire chose qui pouvait m’arriver et cela me plonge dans l’angoisse et la dépression. Je ne savais pas que cela portait un nom et je n’osais en parler à personne. J’ai partagé cela avec mon mari qui l’a pris avec beaucoup de gentillesse et d’humour (il m’a apporté sur le champ un kit écouteurs et bouchons qu’on donne dans les avions!) Hélas, cela ne résout pas le problème ; qui a une idée ? Quel médecin ? C’est un appel au secours. Moi aussi, cela me pourrit la vie de ne pas supporter ceux que j’aime.

De : Cristiano
Témoignage : Bonjour j’ai 27 ans et comme vous je ne supporte plus les bruits dès que des personnes qui mangent fort la bouche ouverte, le bruit d’une personne qui mâche un chewing-gum fort à répétition, le bruit dès personnes quand ils boivent, ils aspirent le verre et mm le bruit lorsqu’ils avalent **glouuu ffffff** déjà tt ça me met hors de moi mais le pire du pire c’est lorsque mon chat se lèche (toilette) no comment… tout ces bruits me rende totalement furax, limite incontrôlable, j’ai les nerfs à vif j’ai envi de tout retourner, tout bousiller, casser leur mâchoire, leur rouler dessus avec un tracteur mdrrrr. J’ai un sentiment de haine c’est soit je me casse de la table hilico presto, soit je retourne la table même si je meurs de faim !!!!! Et pour mon chat quand il se lèche je change de pièces. Il m’arrive mm de dormir sur le canapé et le laisser sur mon lit car il a rien demandé à personne le pauvre… niveau remède j’en est aucun à part prendre la fuite… Courage à tous.

De : Nolwen D.
Témoignage : J’ai 18 ans, et j’ai appris il y a près de deux ans que je souffrais de misophonie. Au début, je pensais être une personne trop exigeante car c’est ce que ma famille me répétait. Puis, lorsque j’ai commencé à avoir des symptômes tels que des bouffées de chaleur, de la rage, du dégoût et que certaines horribles pensées me venaient en tête, que j’ai compris que ça n’était pas normal. J’ai alors décidé de me renseigner sur internet, puis je suis tombée sur La Misophonie. J’espère qu’un jour ce trouble sera connu aux yeux du monde et que la science aura fait des avancées. Bon courage à tous !

De : Vanessa Z.
Témoignage : Bonjour, je viens de découvrir seulement hier soir que la souffrance que je porte depuis des années a un nom : la misophonie. Aujourd’hui j »ai 22 ans et tout a commencé quand j’avais environ 8-9 ans. Je me souviens avoir commencé à ne plus supporter certains bruits anodins venant de ma mère. Par exemple quand elle toussait, reniflait, le bruit des couverts avec son assiette, et tout simplement le timbre de sa voix. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais et je lui disais tout simplement d’arrêter. Elle ne comprenait pas. Petit à petit, ça s’est amplifié, je ne supportais plus rien d’elle jusqu’à l’entendre parler, respirer et même des gestes habituels avec ses mains (ça devenait également physique). Je me suis mise à écouter très fort la musique dans ma chambre pour me sentir apaisée un moment. A chaque bruit dérangeant, j’ai pris un genre de tic qui est de répéter son bruit de manière à mieux le supporter. Dès que je faisait ça elle m’engueulait. A l’adolescence j’ai commencé à poser cette misophonie sur d’autres personnes (principalement mes proches), c’est là que mon quotidien est devenu littéralement insupportable. Je souffre tellement que parfois je me sentirais capable d’être violente avec la personne en face de moi pour éviter qu’elle ne fasse ses bruits qui me sont insupportables. J’ai cru alors que j’étais folle, la seule dans ce cas et surtout, je ne comprenais pas pourquoi cela m’arrivait à moi. Aujourd’hui, je vis avec mon compagnon qui souffre de mon comportement incontrôlable. De mon excès de colère et de partir d’un seul coup de la pièce pour m’isoler. Je l’aime tellement mais ne supporte plus rien de lui… je souffre tellement au quotidien de ce problème et de ce que je lui inflige. Il avait du mal à me comprendre et me disait même que j’exagerais (le bruit de la manette quand il joue à la console, le bruit de ses chaussons à la maison, quand il boit, et j’en passe tellement…). Depuis que j’ai découvert le nom de misophonie, on a longuement parlé hier et je pense maintenant qu’il va essayer de faire des efforts et surtout maintenant, j’ai la sensation qu’il me comprend. Même si je sais qu’il est impossible pour lui (et pour tous ceux qui ne sont pas misophone) de comprendre réellement.  J’espère tellement y trouver une solution, j’en ai marre d’éviter de manger avec lui, de devoir mettre des boules quies pour dormir, de devoir tout simplement partir de la pièce, de répéter ses bruits ou geste. Je ne fais vraiment pas exprès je vous assure. Je poste mon témoignage ici car le fait de pouvoir m’exprimer et d’être comprise me fait un peu de bien. Vous n’imaginez même pas le nombre de fois où je me mets à pleurer car j’en ai marre. Les fois où je me dis que je préfèrerais être sourde que de supporter cela… Si quelqu’un connait des professionnels qui pourrait m’aider je suis preneuse. Ou tout simplement si quelqu’un a envie de partager sa souffrance de la misophonie. Vous pouvez me contacter sur mon adresse mail : vanessa.zelasco @ gmail.com. Dans l’attente d’un traitement, je suis de tout coeur avec les personnes qui comprennent ce que je ressens et qui vivent avec.

De : Lara-Marie T.
Témoignage : Quand j’avais 7 ans, j’étais à la cantine et, (c’est connu quasiment tous les enfants font du bruit en mangeant…) puis mes amis ont commencé à manger mais moi je suis restée comme bloquée et je me suis mis à vouloir me faire du mal et je me frappais avec l’assiette. On m’a signalée et je me suis fait exclure de l’école… Aujourd’hui je n’ai pas d’amis et tout le monde me regarde de travers. Ma mère me dit de vivre avec ça mais je ne supporte même pas mon père. J’ai juste 11 ans et je veux m’enlever cette haine. Lara-Marie

De : Gilles
Témoignage : Bonjour, j’ai 61 ans, je viens de découvrir le mot misophonie. Mon plus ancien souvenir remonte à mes 7-8 ans : à table, mon père se curait les dents à grands bruits. J’éprouvais un immense malaise, sans savoir pourquoi. Quand ma mère est venue pour me coucher, je lui ai demandé : pourquoi papa fait-il ce bruit ? Elle m’a répondu que c’était parce qu’il était fatigué… ce qui n’est pas la réponse à la question, mais un aveu de comportement incorrect. On m’avait appris qu’il ne fallait pas faire de bruit en mangeant, que c’était impoli. Et ça ne rigolait pas dans la famille : quand je mettais mes coudes sur la table du repas, ma grand-mère m’envoyait un douloureux coup de fourchette dans le coude !

56 thoughts on “A quel âge et comment avez-vous appris que vous étiez misophone ?

  1. Maika dit :

    Je viens de le découvrir, j’ai 17 ans. En cours c’est un véritable enfer, je ne peux pas me concentrer du tout, quand deux personnes parlent en même temps je deviens folle! Des bruits de stylo ou de feuilles qu’on bouge sans arrêt, j’en ai parlé avec ma mère et avec personne d’autre pour le moment car j’ai l’impression d’être seul à vivre cela, je me sens différente et j’ai peur que les gens ne comprennent pas. C’est ce qui nous à poussé a nous renseignez sur internet, ça me rassure énormément de voir que je ne suis pas seule! Je vais aller consulter un médecin très prochainement pour qu’il m’aide.

  2. Shanalya dit :

    J’ai 21 ans et je viens de découvrir la  » misophonie  » en cherchant un peu sur le net je me suis reconnu dans la definition, par exemple moi je ne supporte pas entendre quelqu’un respirer ou meme entendre quelqu’un manger et cela depuis environ 3 ans ! C’est de pire en pire ! J’en viens meme a ne plus supporter mon conjoint a cause de cela ! j’aimerai beaucoup me faire aider car ça devient infernale 🙁

  3. Mitrya dit :

    J’ai 17 ans et j’ai appris le terme misophone depuis quelques mois. Depuis que j’ai 12/13 ans je me supporte pas les bruits de mastication, déglutition, aspiration… J’ai passé mon bac cette semaine et j’ai cru devenir folle à entendre en stéréo les gens renifler, faire s’entre-choquer leurs stylos, ouvrir leurs sachets plastiques pour manger, les soupirs, les chaussures qui glissent sur le sol, les petits chuchotements des profs en face de moi… Ma table qui grinçait HORRIBLE !
    J’ai béni le fait que la moitié de la salle sorte quasiment 1 heure en avance pour enfin être tranquille 🙂

  4. syrina dit :

    J’ai 20ans , depuis 3ans que je souffre de misophonie …. mon père fais de bruit quand il mange je ne supporte plus…

    1. Aubergeon dit :

      Bonjour, j’ai 15 ans et cela dois faire 1 an que je le suis rendu compte que j’étais misophone et cela m’inquiète beaucoup car plus le temps pasqe et plus il y a de bruits qui s’ ajoutent a la liste de ceux que je ne supporte pas
      Je fait des sorte de crises d’angoisse que cela deviens trop genants et celd est clairement en train de gacher ma vie et celle de ma mère qui vit avec moi, si vous avez une solution pour limiter le massacre svp

  5. Alopass dit :

    Voilà, j’ai 19 ans et je pense souffrir de misophonie, je vous assure que c’est très dur a supporter et que beaucoup de disputes ont éclaté a table par ma faute car je ne supporte pas entendre une personne lâcher ou bien respirer en mangeant, j’essaye d’en faire abstraction mais c’est plus fort que moi. Je ne supporte pas en particulier les personnes de ma famille qui parlent la bouche pleine ou que j’entends manger, mastiquer ou boire. Parfois je dois me contrôler pour ne pas péter un plomb et lancer tout ce qu’il y a sur la table. Le moment du repas n’est plus un moment de partage mais plutôt une guerre a qui ouvrira la bouche en premier en mangeant. Malgré les efforts de la famille je parle très peu a table et préfère engloutir mon repas débarrasser mon assiette et vite partir. Si des personnes dont dans le même cas que moi je voudrais bien en parler avec eux .. Merci beaucoup

    1. Idem dit :

      Exactement le même sentiment que alopass…

  6. Kévin G. dit :

    Enfin, j’ai pu mettre un nom sur mon mal.
    Ca a du commencer quand j’étais tout petit (5, 6ans, j’en ai 33), lorsque je petit-déjeunais avec ma mère qui trampait son pain dans son café en aspirant, mastiquant et déglutissant de tous les diables. Comme tout le monde, j’ai demandé de faire moins de bruit, à tel point que les engueulades étaient courantes.
    Encore aujourd’hui j’ai enguirlandé mon fils de 20 mois car il faisait trop de bruit en mangeant… ridicule.

    Pour lutter contre, je met la radio, ça couvre bien 🙂

    Bon courage à tous !

  7. malika dit :

    bonjour, j’ai 42 ans et je viens de l’apprendre, je supporte pas le bruit de chwin gum et de la bouche depuis mes 13 ans

  8. Fox dit :

    Je crois que je suis atteins de Misophonie… Je ne supporte plus certains bruits, et je vois bien que sa s’aggrave avec le temps. Je n’ai que 16 ans, et ça fait déjà quelques années que j’avais remarqué que je ne supportais pas certains sons, et c’est il y a peu lorsque je regardais des vidéos que j’ai entendu parler de la Misophonie, un homme en parlait comme d’une hantise de certains bruits, et en effet, je me suis reconnue. Mais comme je suis jeune, je me suis dis que j’étais surement un peu « parano » ou autre. Et c’est lorsqu’un ami me parlait que je me suis dis que je devais peut être commencer à me renseigner… Je ne supporte plus les bruits de mastication, de reniflage, de claquage de langue, et autre… C’est insupportable, et je ne sais pas quoi faire. Rapidement je m’énerve, et je gueule. Lorsque ça arrive, j’ai de drôle de pulsion. C’est soulageant de voir qu’on est pas seul dans se cas.

  9. marine dit :

    Bonjour, Pouvez vous m’aidez s’il vous plaît ? Je ne sais pas si je suis atteinte de misophonie, car moi j’ai peur, j’ai une phobie des bruits strident mais je sais aussi que je n’aime pas les grincements, quelques frottements et autres. Merci.

  10. patrick M dit :

    bonjour,
    j’ai 48 ans aujourd’hui, et depuis ma plus tendre enfance, je piquai des colères pas possible quand mon père mangeait a coté de moi, c’était celui de la famille qui faisait le plus de bruit a table. maintenant la liste s’allonge de plus en plus, les bruits que je supporte plus ou très mal supporté et qui me font fuir en général
    sont :
    mastication en tout genre, bruit de bouches en général, bruit de vaisselle qui s’entrechoquent, le tic-tac d’une horloge, les voix grave, les sons aigu, certaines musique, les scooteurs, les cliquetis des claviers et souris d’ordinateur, les portes et chaises qui grinces. et je pense que la liste est pas terminée.

    dans ces moments de crises, je serai candidat au meurtre sans réfléchir…
    ça bousille ma vie sentimentale et sociale. c’est juste invivable

    1. Misophonie.fr dit :

      Bonjour Patrick,

      Heureuse de vous accueillir sur ce site !
      J’espère qu’ensemble nous allons enfin avancer et trouver des solutions pour guérir de cette maladie qui nous « bouffe » véritablement la vie.
      A très bientôt,

      Elodie

  11. Kaname dit :

    Bonjour, cela fait quelques temps déjà que cela me reste sur l’esprit. J’ai 15 ans et je viens juste de me rendre compte que je suis misophone. Le moindre bruit de bisous m’oblige à partir loin, rapidement, où alors me bouche les oreilles. Désormais, alors que mes parents regardent la télévision dans la salle en dessous de ma chambre, et que je le entend s’embrasser, je passe mes nuits avec des bouchons d’oreilles. Et dès qu’ils s’embrassent alors que je suis à côté d’eux, soit je m’en vais pour me taper la tête contre les murs, soit je me bouche les oreilles si je ne peux pas me déplacer. Rien que le Fait de penser à ce bruit me rend violente, j’ai brisé une Bonne partie de mon matériel de lycée pour me calmer. Je ne sait pas quoi faire pour m’apaiser, ni si je peux me débarrasser de ce stress qui s’empare de moi, si vous avez une quelconque idée sur la question, merci de me la faire parvenir.
    Vous remerciant par avance,
    Kaname

  12. Shinkai Sora dit :

    S’il y a une graduation pour situer les personnes atteintes, je dois exploser tous les plafonds… Mon témoignage va être TRÈS long, merci à ceux qui le liront

    Déjà pour ma part ça a commencé TRÈS jeune, d’autant que je me souvienne par exemple lorsque je mangeais à la cantine de mon école primaire (c’est à dire depuis le CE1 soit à mes 6 ans, j’en ai aujourd’hui 18) je m’énervais déjà pour pas mal de bruits.

    Je pense savoir exactement comment ça a commencé. C’est lorsque ma petite sœur a apprit à manger à table avec nous, comme toutes les petites elle mangeait évidemment bruyamment. Mes parents m’ont toujours incendié car je ne pouvais pas m’empêcher de faire des réflexions (ferme ta bouche en mangeant, ne frotte pas tes couverts sur tes dents ou ton assiette, ne fait pas trop de bruit en avalant…). Mais si à l’époque je ne comprenais pas pourquoi je ressentais le besoin de faire ce genre de remarques (« Il montre sa jalousie comme ça » répétait-on en parlant de moi…).

    Peu à peu ça s’est aggravé, et tout a commencé à me déranger, j’en ferai un petit listing à la fin de mon témoignage. Vous verrez à quel point c’est un enfer aujourd’hui.

    Car aujourd’hui je suis quasiment incapable de vivre en communauté à cause de ça. Je prends sans arrêt sur moi mais je craque rapidement tant je ne peux plus supporter de nombreux bruits. Je me suis d’ailleurs très récemment disputé avec mon meilleur ami car j’ai à plusieurs reprises râlé en lui disant « Mais ta gorge c’est une autoroute ou quoi pour faire autant de bruit quand tu bois ? » ce qu’il a mal prit, n’étant pas au courant de ma maladie. Et le pire c’est que rien qu’à repenser au bruit qu’il faisait je suis en train de m’énerver.

    Depuis que je suis gamin, mes parents (ou globalement mon entourage) étaient sans arrêt à me crier dessus ou à me faire sortir de table ou je ne sais quoi d’autres, à me répéter que j’étais cinglé, que je pouvais contrôler ça, que je faisais des manières… Et ce jusqu’à aujourd’hui où par exemple lorsqu’on mange de la soupe ou qu’il boit son café c’est un SUPPLICE de rester dans la même pièce que mon père et j’évite au MAXIMUM de le faire pour ne pas provoquer de disputes. Et là encore en pensant aux bruits qu’il fait dans ces moments, j’ai envie de m’arracher les cheveux, sans aucune hyperbole.

    J’ai appris la semaine dernière que je n’étais pas le seul dans ce cas (même si après lecture de plusieurs centaines de témoignages je n’ai trouvé personne aussi atteint que moi, et je ne souhaite à personne de l’être). Je me suis empressé de faire lire les différents articles à ma mère qui m’a juste dit « Je comprend » et l’a elle même fait lire à mon père. Alors c’est bien, ils me prendront certainement moins pour un fou, mais non, ils ne comprennent pas.

    Personne sans le vivre ne peut comprendre ce que c’est d’être sans cesse agressé par des bruits du quotidien, de se rendre malade au point de vouloir hurler, de pleurer de rage et de frustration (à 18 ans !!), d’avoir véritablement envie de tuer quelqu’un (c’est une image évidemment, mais récemment par exemple j’ai réellement pensé « Je préférerai que ce mec fasse une attaque plutôt que de continuer son bruit » je vous expliquerai après), et soit de ne pas pouvoir se permettre de le dire ou le montrer par bienséance, soit de s’entendre répéter qu’on est insupportable avec nos réflexions (si tu savais mon mignon ce qui est insupportable…) et qu’on peut contrôler ça, qu’on fait des manières.

    Et le pire c’est que j’ai l’impression d’avoir un détecteur de son ultra perfectionné pour ce genre de bruit ! A de très nombreuses reprises je vais entendre et m’arrêter sur un bruit qui va me hanter jusqu’à ce qu’il s’arrête, même quand il est loin où que je suis ultra concentré sur quelque chose (d’ailleurs c’est quasiment impossible pour moi de rester concentré dans ces moments), et si j’en parle à quelqu’un il me répondre « J’avais même pas remarqué le bruit ».

    Et quand je vous dis que je m’énerve à l’entente de ce genre de bruits, je ne m’énerve pas qu’à moitié. La plupart du temps je garde ça pour moi, et j’en deviens incapable de parler (mais réellement, je ne peux pas prononcer le moindre mot), je deviens tout rouge, je vais être désagréable et faire la gueule à tout le monde en trouvant divers prétextes (ou en n’en trouvant pas). J’ai même plusieurs fois volontairement provoqué des disputes avec des personnes pour simuler une situation où j’aurai une bonne raison de m’énerver, afin de pouvoir m’extérioriser pour une raison socialement acceptable et ne pas passer pour un débile. Et quand je n’arrive pas à me contenir, c’est l’explosion, ça peut aller de l’enchaînement de remarques désagréables à l’intention de la personne qui produit le(s) bruit(s) (au sujet de ces bruits évidemment) à la crise de larmes, en passant par la gueulante, et diverses réactions loufoques pour essayer de me contrôler. D’ailleurs je vous en fais un petit listing :

    – Les remarques à la personne, très désagréable pour elle
    – La gueulante à ce sujet, totalement incomprise
    – Me pincer jusqu’à m’en faire des hématomes
    – M’enfoncer les doigts sur le côté des cuisses, je pense être allé jusqu’au saignement une seule fois
    – Me mordre la main ou l’avant bras relativement fort (je me suis déjà fais bien mal comme ça)
    – Contracter tous mes muscles et tous mes membres, en particulier mon visage (yeux et mâchoire fermés et contractés au possible), je me suis d’ailleurs abîmé l’émail de mes dents comme ça
    – Hurler dans ma tête en fermant les yeux etc et en soufflant très fort avec mon nez pour accentuer l’impression que je suis en train de hurler
    – Hurler en vrai, souvent dans un coussin ou autre
    – Me griffer le visage (j’essaie toujours de ne pas mettre mes ongles, c’est plus comme si j’appuyais très fort avec mes mains crispées sur mon visage en descendant vers le bas)
    – Me tirer les cheveux (je ne m’en suis jamais arraché, heureusement)
    – …

    Et ces réactions sont parfois à plusieurs en même temps. Bon rassurez-vous je fais de mon mieux pour me contrôler et je n’en viens pas à hurler où à me mordre au moindre bruit, mais ça arrive vraiment très fréquemment (les réactions dépendent aussi du lieu et du contexte dans lequel je me trouve).

    Pour vous faire un petit listing rapide des bruits qui m’insupportent :

    – Bruits de mastication en général, plus la personne mange bruyamment, salement, bouche ouverte etc, plus c’est difficile pour moi.
    – Bruits de frottement d’objets métalliques, en inox, en porcelaine etc : couverts sur les dents ou une assiette, frottement d’une chaise sur du carrelage, aiguisage d’un couteau ; et tous bruits se rapprochant de près ou de loin à ça et ça va très loin parfois
    – L’un des pires pour moi : le bruit de l’eau qui coule dans de l’eau, vous savez, quand il y a un fond d’eau et qu’on y fait couler de l’eau dedans (pas à forte pression). C’est juste horrible, et j’y suis confronté tellement souvent ! A chaque fois ou presque que quelqu’un doit remplir quelque chose d’eau (vaisselle, mettre de l’eau pour se laver, rivière etc). Ça va tellement loin qu’avant de déménager, ma voisine avait un petit étang dans son jardin avec de l’eau qui y coulait en permanence par un petit jet sous forme de fontaine (je hais les fontaines, comment c’est humainement possible ?!) et j’étais juste INCAPABLE de laisser ma fenêtre ouverte ! Et parfois même je m’énerve tout seul quand je vais au toilette (permission de se moquer de moi pendant quelques secondes) ! Et encore pire : dans de très nombreux films, séries ou animes, il y a des passages avec une jolie rivière et un bruit d’eau qui coule paisiblement… ET BAH MOI CA ME DONNE ENVIE D’EXPLOSER MON ECRAN !
    – Bruit d’aspiration, que ce soit quelqu’un qui respire un peu fort, un aspirateur un poil trop bruyant, à la piscine les endroits où l’eau est aspiré (oh purée ça je peux juste pas !) ou de succion quelconque
    – Bruit de reniflement (mon frère, s’il me lit, pourra peut-être apprendre à se moucher, il serait temps !
    – Bruit de bulle qui éclate, et ça vaut pour toutes les bulles ! Que ce soit quelqu’un qui va souffler dans l’eau, avec une paille dans un verre ou n’importe quoi. Les seules qui sont épargnées sont les petites bulles de savon que j’adore d’ailleurs. Et mention très spéciale aux bulles des chewing-gum qui me donne envie de mourir sur place, et PIRE : les bulles « à l’envers » qu’on fait claquer dans la bouche ! L’une des pires choses pour moi ! Je vous parlais de moments difficiles, la semaine dernière j’ai passé 7h consécutive à la bibliothèque de ma FAC pour une dissertation, pendant environ 3h un type était à côté de moi et mâché TRÈS bruyamment son chewing-gum, déjà j’avais du mal à rester concentré, mais alors quand il s’est mit à faire ce genre de bulles à l’envers TOUTES LES 7-8 SECONDES et qu’il n’y avait plus la moindre place de libre à la bibliothèque, j’ai juste été INCAPABLE d’avancé sur ma dissertation pendant plus de 2h ! Et ce malgré la musique qui hurlait à mes oreilles, je ne pouvais QU’entendre ses bruits !
    – Bruit de sifflements, de tout type à ce que je sache
    – Bruit de hoquet (si ma sœur me lit, même remarque que pour mon frère)
    – Le bruit d’un clavier ne me dérange pas encore réellement, mais je sens que je commence à m’attarder de plus en plus dessus, et comme à chaque fois qu’un bruit à commencer à me déranger je sens que ça ne va pas tarder…
    – Un bruit que je n’arrive pas à décrire : ouvrez votre bouche, faites bouger votre langue dans tous les sens en faisant un maximum de bruit avec votre salive. Ce genre de bruit qu’on rencontre fréquemment m’agace.
    – Mon chien qui se lèche très bruyamment, bon ça je pense pas que ce soit exceptionnel mais autant citer tout ce qui me passe pas la tête
    – Tout bruit de déglutition, de manière croissante du plus inaudible au plus important. Ajoutez à ça un bruit de bulles, vous savez quand une personne boit rapidement avec une bouteille d’eau en ne laissant qu’un petit cran d’air. Et bah moi qui fait beaucoup de sport, imaginez un peu l’endurance qu’il me faut pour supporter ça
    – Bruit de sachets plastiques ou de feuille qu’on arrache
    – Tout bruit de claquement (dents, porte…) sauf les applaudissements qui ne me dérangent pas (encore)
    – Tout autre petit bruit parasite qu’on peut entendre au quotidien, je ne peux pas tout citer et je n’ai pas tout en tête, mais quand vous en entendrez un, pensez à moi et dites vous qu’il y a 90% de chance que ça m’irrite fortement

    Et vous savez il y a autre chose qui est très difficile avec ces bruits. J’ai tellement l’habitude d’avoir fais des remarques à mon entourage à ce sujet que moi-même, par respect, je me sens obligé de tout faire pour ne pas les faire moi-même, pour ne pas m’entendre dire « Tu vois toi aussi tu le fais donc arrête de te plaindre des autres ! ». Alors je peux comprendre ce genre de remarque, mais comment expliquer à quelqu’un que, étrangement, quand je suis la personne qui produit directement le bruit (donc ça ne concerne pas l’eau qui coule par exemple), ça ne me dérange pas (j’adore claquer des doigts, siffloter de temps en temps, mais si quelqu’un le fait à côté de moi c’est le drame). Et purée ce que c’est difficile de m’adapter à toutes mes propres exigences (même si je n’en suis pas réellement obligé), je comprend pourquoi c’est ultra pénible de vivre au quotidien avec moi… Mais mon quotidien à moi est bien pire…

    Bref je pense n’avoir rien à ajouter, ce sera sans doute le plus long témoignage du site, désolé pour ça mais je n’ai jamais pu en parler et ça me fait du bien de pouvoir le faire ici et anonymement. Vous pouvez voir à quel point ma vie quotidienne est un enfer. Car oui, réellement, s’il y a une chose plus que les autres qui me pourrit la vie, ce n’est pas les études difficiles, l’argent, c’est bien plus simple et plus stupide, mais c’est cette extrême misophonie.

    Afin de pouvoir, peut-être, discuter directement avec des personnes dans le même cas (je n’ai jamais vu et je ne souhaite jamais trouver quelqu’un qui est à ce point atteint tant ça pourri la vie, mais sait-on jamais) et avoir quelques conseils, je posterai également ce témoignage en commentaire.

    Merci à ceux qui m’auront lu jusqu’au bout, j’espère vous avoir montré un peu plus ce qu’est le quotidien d’une personne misophone et si des personnes côtoyant des gens atteins par cette maladie (car pour moi c’en est une), je vous le demande, même je vous supplie : soyez indulgent avec eux, aidez les comme vous le pouvez, et ne leur rendez pas la tâche encore plus difficile, s’il vous plait…

    Sora

    1. carole B. dit :

      et bien quelle lecture je viens de faire !
      avant tout félicitation pour ton verbe. c’est bien écrit et j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ton univers ( ne prend pas mal le mot « plaisir », il n’y a rien de négatif dedans)
      pour ma part j’ai découvert ce mot ce matin à la radio et je me suis précipitée sur mon ordinateur afin d’en savoir davantage .
      je me suis reconnue en partie dans cette définition de ma vie.
      Ce qui m’a rassuré c’est de savoir que je peux enfin mettre un nom et une reconnaissance officielle à mes inconforts auditifs.
      depuis que je supporte toutes ces gènes je pensais être chiante, tatillon, maniaque, intolérante, voire associale. Je me demandais même si je ne commençais pas à douter de mon mariage car j’ai de plus en plus de mal à supporter les petits bruits de mon mari ( il souffle en faisant des bulles quand il dort, il dégluti toujours une gorgée en 3 fois,… ). je me suis dit que cela pouvait être un signe annonciateur d’une diminution de l’amour que j’avais pour lui. Tu sais on dit souvent que l’on supporte les défauts de son conjoint au début et qu’avec le temps on ne voit que les défaut.
      Cette difficulté à supporter les bruits surtout alimentaires et venant de la bouche me mettent en difficulté dans mes relations sociales.

      J’espère que pour toi tu trouveras le moyen de combattre le sens que tu mets sur tous ces bruits et surtout qu’ils ne te mettront pas à distance des autres.

      pour ma part je vais tenter d’expliquer à mon entourage ce qu’est la misophonie mais je ne suis pas certaine qu’ils ne trouvent pas comme solution de me dire que c’est juste une question de volonté et que ce n’est rien que ça passera.

    2. Marion dit :

      Que je comprends ton calvaire!
      Apparemment, tu souffres beaucoup plus que la plupart des personnes ici mais quel que soit le degré, une souffrance est une souffrance.
      Tu décris parfaitement ce que nous ressentons car pour la plupart des gens il est impossible de comprendre du premier coup qu’un simple bruit de déglutition puisse déclencher un malaise, une rage, et pourtant c’est bien le cas.
      Je trouve que c’est une très bonne initiative d’avoir montré cette page à ta famille et je te souhaite qu’ils prennent conscience de l’ampleur de ton malaise.
      Pour ma part seul mon copain est réellement au courant de maladie car comme toi ma famille m’a traitée de folle, etc. je ne vais pas revenir sur toutes les « gentillesses » auxquelles on a droit quand on est misophone. Bon courage pour la suite.

    3. Vanessa dit :

      Shinkai Sora, que je suis soulagée de t’avoir lu… Je ne suis pas seule au monde ! Et moi j’ai 37 ans, imagine depuis combien de temps je vis ça… Sauf que moi, en plus de tout ce que tu décris (très bien d’ailleurs), les bruits des autres, êtres vivants ou non, je suis très irritée aussi par mes propres bruits de bouche que j’entends « à l’intérieur » de moi ! Mon quotidien est une souffrance, je ne supporte pas les bruits de mes enfants, de mon conjoint, de mes animaux… J’ai déjà quitté un repas de famille à cause des bruits de bouche d’une personne, j’ai quitté la table et je suis partie chez moi. C’est difficile à croire, mais celui qui ne sait pas ce qu’on ressent ne peut pas comprendre.
      Moi aussi je peux hurler, m’attraper les oreilles ou les cheveux, serrer les dents et tout faire pour que ce(s) bruit(s) sortent de ma tête. Car une fois qu’on les a entendus ils restent, comme si notre cerveau l’avait enregistré et le passait en boucle. Moi aussi j’ai un détecteur à ultra sons, parfois j’entends des bruits inaudibles pour mon conjoint, avec la télé ou la musique qui couvre, mais non moi j’entends, je détecte ! C’est une horreur à vivre, je ne le souhaite à personne. Ca doit porter à rire ou sourire quand on nous lit… C’est tout sauf risible malheureusement. C’est une réelle pathologie et, même si ça ne m’apporte pas de solution, je suis malgré tout contente d’avoir pu mettre un nom dessus… et voir que je ne suis pas la seule !

    4. Vanessa dit :

      Je tiens à préciser toutefois que je suis borderline (troubles de la personnalité limite). Je ne me suis pas encore renseignée là-dessus mais peut-être que la misophonie découle de ce trouble ?

    5. conscience-zen dit :

      Merci de votre commentaire .car ca me rejoint a plusieurs point de vues

  13. Mélany dit :

    En lisant tous ces témoignages, je réalise que je suis extrêmement chanceuse, même si je suis atteinte de misophonie, je supporte les bruits de mastication. Certains ont l’air de vivre un véritable enfer avec ça …
    Sinon, j’ai cette maladie (je crois qu’on peut appeler ça comme ça) depuis que je suis toute petite, ce sont les ronflements de ma petite sœur qui ont déclenché ça. Et avec les années, des tonnes d’autres bruits sont venus grossir la liste de mes intolérances (cliquements de stylos, ongles et doigts qui tapent sur quelque chose, sifflements, grattements, bruits répétitifs et j’en passe). Mais le pire, je crois que ce sont les mouvements. Je ne sais pas s’il y en a qui ça le fait ici, mais dès que quelqu’un balance sa jambe ou fait rebondir son pied, ARGH ! c’est vraiment l’enfer ! Autant avec un bruit, je cale mon mp3 et ça passe, mais avec le mouvement, à part m’enfuir (quand c’est possible), je ne peux rien faire :'(
    Enfin bref, j’espère qu’un jour un médecin se penchera sincèrement sur notre problème et fera en sorte de le guérir une bonne fois pour toutes ! J’ai essayé les séances de sophrologie, mais aucun résultat.

  14. carole B. dit :

    j’ai aujourd’hui 44 ans et je pense que ma gène a commencé à mon adolescence.
    mais comme beaucoup d’ado j’avais aussi quelques toc et tic qui eux sont vite disparus.
    Encore à ce jour je ne supporte pas les bruits de déglutition, de mastication avec la bouche ouverte. Je mettais cela sur le compte du manque de savoir vivre , et je viens de découvrir le mot de misophone dans lequel je me retrouve.
    Je ne supporte pas non plus les bruits que fait mon chat ou les chiens de mon entourage familiale quand il se lèche. cela m’irrise le poil !!
    bizarrement je suis plus intolérante quand il sagit de mes proches qui font ces bruits, mais certainement parce que je dois les supporter au quotidien.

  15. laurene dit :

    Je suis misophone depuis le ce2 environ, au début c était seulement les bruits de mastication puis au fil des années cela a empiré. C est devenu les ronflements ou le simple fait d’entendre quelqu’un respirer, le bruit des horloges, d une feuille qui frotte sur une table, d un coupe ongles. J ai comme l impression que les bruits que je ne supporte pas sont les bruits que j ai le plus entendu dans mon enfance. Cela devient invivable. Je n ai jamais rencontré quelqu’un de misophone et parler avec l’un d entre vous me ferais énormément de bien. J en est marre de passer pour la fille complètement singler qui ne supporte rien. Personne ne connaît cette « maladie ».
    Pour compléter mes problèmes je ne supporte pas non plus les mouvements, c est à dire si quelqu’un bouge sa jambe, si quelqu’un joue avec ses cheveux et tellement d autres choses. Je ne supporte même plus de voir des pieds. Comprenez donc qu’entre ma misophonie et mon problème inconnu. Ma vie est invivable. J ai des montées de haine mais bien sûr j essaie un maximum de prendre sur moi plutôt que déranger les autres mais quand je suis très fatiguée je n y arrive plus… en attente d un remède miracle qui pourrait sauver ma vie…

    1. zuzue dit :

      Je viens aussi, en témoignant, de me rendre compte que la plupart des bruits sont ceux qui me dégoutaient pendant mon enfance. C’est à dire que quand mon conjoint remue sa cuillere dans sa tasse de café, cela me fait penser a mon père qui faisait exactement le même bruit, et qui me mettait hors de moi parce que je le detestais..

    2. djoulai dit :

      Bonjour Laurene, j’ai exactement le même problème que vous, à savoir la phobie des gestes des personnes. Petite, je ne supportais pas ma soeur parce qu’elle se tripotait les lèvres avec ses doigts ou j’aurais pu hurler sur mon père qui se touchait le nez !

  16. Van Braekel dit :

    Bonjour, j’ai 16 ans et ça fait à peu près 1 an que je me rends compte que certains bruits peuvent me mettre hors de moi.
    Tous bruits qui viennent de la bouche donc les moments à table, ceux qui sifflent, qui respirent d’une façon et qui ronflent… en ce moment je trouve que ça vient d’empirer je n’arrive plus à me contrôler, je m’énerve rapidement alors j’ai décidé de savoir pourquoi et j’ai compris sur plusieurs sites que j’étais misophone.
    Alors j’ai cherché des moyens qui peuvent marcher pour moi, quand vous êtes a table pour ne pas paraître impoli en sortant de table et bien respirer plus fort pour diminuer leurs bruits et mâcher vous même plus fort et concentrer vous sur ce bruit ça devrait marcher. Sinon pour les sifflements je mets des écouteurs ou alors je demande d’arrêter.
    Quand j’explique ce qu’il m’arrive aux gens, ils ne me croivent pas, s’en amusent et c’est insupportable.
    Parfois tellement ça me stresse j’ai des larmes de rage qui apparaissent et j’essaye de crier et ça passe forcément.
    Je suis content de ne pas être le seul « bizarre » dont les gens parlent !

  17. nenita dit :

    À la salle manger, j’entendais un bruit sans arrêt, suis allé voir, si le micro restait allumé, et non, je me suis approché d’une et une autre personne pour lui demander n’attendez-vous quelque chose,? non !!!, pour moi ça duré le long du déjeuner, sans plus, ne me fatigué pas, je ne m’inquiétai guère, après qu’on me dit : c’est peut-être vous !!!
    C’est la première fois, que cela m’arrive, et me suis posé la question, qu’est-ce-que cela veut dire ?

  18. Sossie dit :

    Bonjour chers Amis misophones. J’ai 33 ans, je suis marié et papa depuis peu. Moi ce sont les raclememts de gorge qui me rendent dingue. Et davantage chez mes proches, hélas. J’en souffre depuis l’âge de 10 ans environ. Une camarade de classe se raclait la gorge sans cesse et je traçais des coches sur mon pupitre, pour les compter. Actuellement j’ai une collègue de bureau qui le fait sans arrêt. Hier je me suis imaginé lui arrachant la langue à travers la gorge, comme Drogo dans Game of thrones. Et sans anesthésie bien sûr.. (rires). Au fil de mes recherches, j’ai compris qu’il s’agissait d’un trouble prenant sa source dans biologie, voire la chimie du cerveau. Il me semble qu’il y a aussi des troubles associés tels que tocs, hyperactivité, etc. Intéressant non ?

  19. djoulai dit :

    Bonjour à tous,

    j’ai 29 ans et souffre de misophonie depuis l’âge de 7 ans. D’ailleurs je constate que beaucoup de personnes sur le site relatent en souffrir depuis cet âge là, il y a peut être une cause développementale ou neuro la dessous ! J’ai fait vivre un véritable enfer à ma famille, mais j’ai également beaucoup souffert moi même. J’étais tout le temps à l’affût et anticipais négativement les situations, comme si je pouvais prédire les bruits qu’allaient faire les gens et j’en étais agacée à l’avance. Je parle au passé car j’ai fait d’énormes avancées. Les symptômes ont progressivement disparu à l’adolescence mais ont tendance à réapparaître, notamment depuis que je vis avec mon conjoint. Aujourd’hui c’est beaucoup moins fort qu’avant (j’ai beaucoup travaillé pour comprendre ce qui me dérangeait). Les bruits qui continuent de me déranger sont les bruits de vaisselle (une cuillère qui tourne dans une tasse peut me faire péter les plombs) que je trouve « incohérents ». Je m’explique, les bruits de vaisselle me semblent dissonants et pas du tout harmonieux, ils me font « mal aux oreilles ». Les bruits de mâchoire aussi et les bruits de déglutition aie aie aie. J’ai également beaucoup de mal avec les gens qui chantonnent ou chantent.
    Petite, mon père m’avait dit en rigolant (je n’avais pas pris ça pour une blague au début) que je pourrais avoir des murs insonorisés. Quand j’avais découvert ce que c’est, je me souviens avoir ardemment souhaité que ce soit le cas de ma chambre. J’ai aussi ressenti l’envie (complètement déroutante évidemment) de devenir sourde, je pensais que mes problèmes seraient réglés de cette manière. Dans le fond je me dis qu’il y a certainement une difficulté à tolérer autrui dans ce problème. Bon courage à tous et à toutes !

    1. Marie dit :

      Bonsoir, je viens de lire ton témoignage. Si je suis ici c’est bien évidemment parce que je suis misophone aussi. Tu affirme dans ton post que tu as fais des progrès, comment ? Tu as des techniques, des conseils ? Je suis misophone depuis bien mois longtemps que toi mais c’est vraiment devenu invivable et je voudrais vraiment trouver comment au moins atténuer ça…

  20. Nathalie dit :

    Dans mon cas, j’ai peine à croire que l’origine n’est pas psychiatrique. Vers l’âge de 18 ans, j’avais des pulsions claustrophobiques aigües et des poussées de stress qui m’empêchaient de vivre. Elles se sont dissipées au fil des années, quoiqu’encore quelques restes parfois. Mais dans le même temps j’ai développé une haine des bruits de bouche. Je pensais que je tenais ça de ma mère, très à cheval sur l’hygiène, mais ça n’a plus rien à voir aujourd’hui et elle n’est pas à l’abri de mes réflexions acerbes
    Lors des repas, c’est particulièrement avec mes proches (parents, grand-parents, petit ami) que cela m’insupporte. En dehors des repas, tous les bruits de bouche m’insupportent: personne qui mange dans le train, au bureau.

    Je pense qu’il y a des misophonies très différentes les unes des autres et que c’est, poussé à l’extrême, un penchant que beaucoup de personnes devraient comprendre: combien de gens détestent les bruits de papier au cinéma, ou les gens qui mangent une pomme en croquant bien fort ? Nous c’est comme ça, mais tout le temps et plus fort.

  21. Elodie dit :

    J’ai 20 ans. Je souffre de misophonie depuis toute petite lorsque j’ai surpris ma grand-mère avec son  » tic  » , un bruit incessant de bouche qui m’insupporte grandement. Plus le temps est passé, moins je supporte les bruits. En général les bruits que je ne peux absolument plus supporter sont :

    – Les ronflements (Lorsque je dors chez mes parents, je dois obligatoirement dormir avec des boules quies sous peine de devenir complètement folle, cela me rends hystérique, méchante voir violente jusqu’à entrer dans un état de rage immense, même si je suis extrêmement fatiguée ce bruit m’empêchera toujours de dormir et me rendra folle.)

    – Les personnes qui respirent fort ( c’est devenu casiment insupportable et je n’arrive pas à rester longtemps avec mon père dans la même pièce car je meurs d’envie de me boucher les oreilles c’est une horreur)

    – Les bruits de bouche ( les gens qui font du bruit en mangeant, en buvant, qui ont des tics avec leurs lèvres…)

    – Les gens qui reniflent en permanence ( prenez un mouchoir , svp….)

    Ces bruits incessants sont fatigants, il m’est impossible de contenir mon calme à part si je quitte la pièce… Je les entends tout le temps, ils me stressent et me rendent agressive. Mes proches disent que  » je ne supporte rien  » car je suis sans arrêt en train de les reprendre du style  » mouches toi  » ,  » arrête de faire ce bruit ça m’énerve »
    J’ai l’impression qu’il ne comprennent pas l’impact que ces bruits peuvent avoir sur moi, j’aimerais pouvoir contrôler tout ça mais c’est impossible, ça me rends dingue…

    Je souhaites vraiment trouver une solution à tout ça car c’est invivable au quotidien. Si quelqu’un à déjà trouvé une solution j’aimerais bien qu’il publie un message sur ce site en expliquant laquelle.

    Et bon courage à tous

  22. Alexia dit :

    Bonjour j’ai 12 ans.Je suis atteinte de misophonie,je ne supporte pas les bruits de respiration cela me rend folle.Les bruit de machement et les gens qui se rongent les ongles,le bruit de la fourchette qui grince,que faire pour guérir?

  23. Tracy dit :

    Voilà que je lis cette article et que je comprends que c’est moi qui fixe sur les bruits de la mastication et autre. Souvent ceux de mon compagnon, de mon frère.
    Le reste ça va encore je gère. Mais pour eux deux c’est un truc de fou! Ca me gonfle a un point que je dois choisir entre leur gueuler dessus, ou les fuir!
    Les bruits de l’horloge tic tac, tic tac, tic tac me rende complètement folle ! Et quand j’ai le malheur de le dire, on me dit que c’est parce que je me concentre dessus… C’est plus fort que moi… Ca a commencer tôt, j’avais 10 ans, voir même plus jeune.
    Le bruit des bouteilles de plastiques que l’on sort de l’emballage en plastique autour, les ballons baudruches, le papier glacé que l’on frotte et qui grince, les papiers des fleuristes ça me rends complètement folle, tellement folle que mes poils se dressent, et que parfois l’envie de pleurer me vient…
    Je crois que c’est les pires bruits pour moi.

  24. Mathilde dit :

    J’ai bientôt 20ans. Je ne sais pas si je souffre de misophonie ou non, mes parents me disent juste que je suis débile.
    Je ne supporte pas les gens en général, et encore moins leurs bruits. Quelqu’un qui mâche un chewing gum comme une vache qui rumine, quelqu’un qui boit comme un chameau et repose le verre bruyamment, les personnes qui respirent fort, celles qui sont essoufflées, celles qui se raclent la gorge.. Tous ces petits bruits parasite quoi.
    Il y a surtout les bruits que fait mon frère : Il mâche ses yaourts, il claque des dents à chaque fois qu’il mâche et je supporte pas du tout ce son.. J’arrive à bien le vivre, je prends sur moi même si parfois il m’arrive de lui hurler dessus en lui demandant s’il veut bien « bouffer en silence ». C’est bizarre parce que quand ces sons viennent de moi ça ne me pose aucun problème..
    M’enfin parfois c’est dérangeant, comme cette fois où, en pleine évaluation, je me suis arrêtée pour demander au garçon à côté de moi s’il voulait bien enlever sa montre et la mettre dans son sac, loin de moi.. Il m’a regardé d’un air vraiment étonné et m’a dit « Tu déconnes ? On l’entend même pas ! » ..

    Bref j’ai de la chance vu que je prends sur moi et arrive à ne pas pourrir la vie des autres x)
    Bon courage :3

  25. Oceane dit :

    Je m’appelle Océane et j’ai 14 ça empire de plus en plus, j’ai su que j’étais misophone en faisant des recherche sur internet « ne supporte plus le bruit », « la haine du son » parce qu’en rentrant du collège je prend le bus. Les 6èmes crient dans le bus et je ne supporte pas. Mes copines me disent souvent « qu’est-ce que t’as, t’as l’air énervée ? » encore aujourd’hui je ne supporte que quelque musique…

  26. Louise dit :

    Bonjour, j’ai 16 ans et je viens de découvrir par hasard que j’étais misophone. Je suis tombé sur un article qui parlait de misophonie et tout m’est apparut plus clair. Je pensais que je n’étais pas normale mais j’ai enfin trouver une explication. Quel soulagement ! Enfin… Savoir n’atténue pas pour autant les synptômes. Depuis que j’ai environ 5 ou 6 ans, j’ai un gros problème à chaque fois qu’il s’agit de passer à table… Je ne supporte pas d’entendre mon père et mon frère manger. Ça à causer de gros problèmes pendant des années dans la famille et finalement mes parents se sont séparés… Je sais que je n’y suis pas pour rien… Je me suis donc d’autant plus rabattue sur mon frère même si j’essaie réelement de me maîtriser le plus possible. Mais cette haine ne se limite pas au fait de les entendre manger. Combien de fois j’ai eu la haine envers certaines personnes qui trainent du pied, qui respirent fort, qui boivent, qui vivent tout simplement… J’ai de très mauvaises expériences également lorsqu’il s’agit de dormir avec mon frère… Je ne peux pas supporter c’est vraiment affreux. Je m’imagine en train de lui faire mal, je pleure, je me tire les cheveux, je me mets des gifles… Pourtant j’adore mon frère. Vraiment. J’ai toujours cette anxiété de devoir aller manger ou de devoir aller dormir, les rares fois où nous sommes contraints à dormir ensemble. Jusque là ce sont des choses dont j’avais honte et dont je ne parlais à personne mais depuis que je sais qu’il y a une explication je suis soulagée et curieuse.

  27. Océane Life dit :

    Cela à commencée il y à peut, lorsque j’étais en troisième (je suis en seconde), je vais bientôt avoir 16 ans et je sais comment cela s’appelle depuis environ une semaine !
    Quel soulagement d’enfin savoir que je ne suis pas folle. J’ai même rédigée un texte pour mes parents en expliquant ce qu’il m’arrive.
    J’espère qu’ils me prendront aux sérieux car ils pensent que je fais des crises de nerfs toute seule et que je suis bête.
    Bonne chance à tout le monde, en lisant, je vois que des gens on cette maladie depuis bien plus longtemps et en souffre beaucoup plus.

    1. Elisa dit :

      C’est pareil pour moi! J’ai pensé à écrire une lettre à mes parents parce qu’ils me prennent pas au sérieux. Ce soir je vais avoir une discussion avec eux et ça me stresse!

  28. Youn dit :

    Je viens de découvrir le terme misophone en consultant une page wikipedia traitant de l’acousie. Je me suis aperçu que c’est de cela dont je souffre, je peux enfin mettre un mot. J’apprends que c’est un trouble neuropsychiatrique.

  29. Léa dit :

    Salut, moi c’est Léa, j’ai 18 ans, j’ai appris que je suis misophone buccal depuis l’âge de 13, 14 ans . Je ne supporte pas les bruits de mastication et les gens qui mangent des chewing-gum ou la bouche ouverte c’est obsessionnel et ça me met dans une rage folle et je ressens de la haine envers les gens qui mangent mal. Ca m’obsède tellement que c’est devenu invivable quand je vais au cinéma et que je vois des gens qui mangent et que je les entends, je vais plus me concentrer que sur ça, pareil quand on m’invite à manger ça m’obsède, ça fait environ 3,4 ans que je mange seule car c’est trop insupportable pour moi, de manger en société ou seule avec une personne. Je pensais être la seule à souffrir de ça, visiblement non alors ça me soulage un peu mais j’aimerai bien que ça s’arrête et pouvoir vivre ma vie normalement et ne pas être conditionnée à cause de ma misophonie !

  30. Alexandra dit :

    Voilà j’ai 15 ans et jusqu’à aujourd’hui je ne mettait pas renseigner sur mon problème. Depuis maintenant plus de 2 ans je ne supporte pas entendre les gens manger, c un vrai problème car ma mère me le reproche très souvent mais je n’arrive pas a me contenir et souvent je craque parce que j’essaie de me taire . Est-ce qu’il y a un moyen d’arrêter ça !

  31. Elisa dit :

    J’ai 15 ans et j’ai découvert hier que j’etais misophone. Ça doit faire 2 ans que j’ai ce problème, je supporte pas les bruits de mastication et de respiration (surtout quand quelqu’un n’arrete pas d’expirer alors qu’il n’a pas fait un gros effort).Au début j’ai mis ça sur le dos de la puberté, je me suis dis que c’est à cause de ça que je suis toujours de mauvaise humeur, mais j’ai decouvert que je redoutais les repas surtout le diner car mon pere est la et il fait des bruits de bouche insupportables quand il mange et il respire fort (toute ma famille est comme ça mais c’est lui le pire ).je croyais que j’avais un problème avec mon père parce que j’etais désagréable avec lui mais tout ça c’est à cause de ses horribles bruits de mastication et de respiration. Le matin je me lève plus tot que tout le monde pour manger seule, le midi ça peut aller puisque mon père n’est pas là (et encore! Je m’assois au bout de la table pour essayer d’entendre le moins possible de bruits de mastications) et le soir c’est un vrai calvaire, tous ces bruits m’insupportent et m’enervent au plus haut point, j’ai de la haine envers la personne qui les faits ou de casser quelque chose, ça m’est arrivée de pleurer d’énervement et de taper sur des trucs. Des fois je fais exprès de mastiquer bruyamment pour que la personne se rende compte que ça me gêne énormément, ça me calme un peu. Et quand mes parents m’embrassent pour me dire bonjour ou bonne nuit et que j’entends le bruit de la langue de mon père dans sa bouche et qu’il inspire fort ça me dégoûte et j’essuie rageusement ma joue. Voilà je pense que j’ai tout dit, je pensais que j’avais un problème mais je suis soulagée de ne pas être seule à être atteinte de la misophonie. J’espère que je trouverai un remède miracle parce que j’ai peur que ça empire avec les années.

  32. Anonyme dit :

    J’ai 13ans et je souffre de misophonie depuis à peu près 2ans,et plus je grandi plus c’est pire..C’est que depuis quelques mois que j’ai trouver que ça avait un nom,ça a commencer avec ma mère,et ca à continuer avec ma sœur ect..J’essaye d’éviter chaque repas même si j’ai faim,le matin je me lève soit avant tout le monde soit après tout le monde pour pouvoir dejeuner seule le repas du midi ou du soir je mange vite et je quitte vite la table ce qui énerve ma mère car elle ne comprend pas pourquoi je passe si peut de temps à table elle pense que c’est pour aller plus vite retrouver mon tel ou mon ordi mais si elle savait…J’en fini en pleur parfois. Et comme tout le monde j’ai une grosse montée de haine et j’ai instantanément envie de tout casser et de faire du mal à la personne qui fait du bruit. Ça fait du bien de voir que je suis pas la seule à avoir ça. Bonne chance à tout ceux qui souffrent de la misophonie car c’est vraiment pas facile à vivre.

  33. Marie dit :

    Je suis misophone depuis plus de deux ans. Au début ca a commencé avec les bruits à table que je ne supportais pas, et puis ensuite se sont rajoutés les reniflements, les toussotements, les raclements de gorge… Toujours cette sensation impossible à faire comprendre aux autres, cette envie de pleurer, les palpitations, cette fixation sur le bruit à partir du moment ou je l’ai entendu. Je n’avais jamais entendu parler de misophonie, et lorsque j’ai fais des recherches ca m’a vraiment soulagé de mettre un nom sur mon comportement et surtout de voir que JE NE SUIS PAS SEULE DANS CE CAS. J’aimerai vraiment trouver une solution, ca devient invivable et ma famille proche ne comprend pas ce que je ressens… Bon courage à tous…

  34. Sansnonyme dit :

    L’année dernière, avec un pote on avait l’habitude de se moquer d’un autre pote qui se disait misophone et nous faisions tous les bruits possibles pour l’énerver, on disait que ça n’existait pas et qu’il nous faisait marcher. Au hasard je me suis renseigné et j’ai commencé à faire attention au moindre bruit ( j’ai arrêté de le faire chier à ce moment-là). Cette année je vais avoir 16, je suis toujours pote avec lui, et je suis putain de misophone. Mes parents font énormément de bruit en mangeant ce qui des fois me force à quitter la salle, du coup je mange dans ma chambre, je ne supporte pas non plus les reniflements (malgré que je renifle moi même), les bruits de salives, les bruits que fait mon chien quand il se lèche, les craquements d’os (c’est cool, surtout que j’ai un tic qui me fait craquer mon gros orteil et que du faite de ma croissance trop rapide je craque des genoux (oui, je vais avoir 16 ans en octobre et je fais 1m89). Et le bruit qu’on fait quand on se gratte le fond du palais avec le fond de la langue (mélange de tapement et de jet de salive).

  35. Haider dit :

    Bonjour, je suis tombé par hasard sur une Lucie qui passé sur une radio et qui à parlé de Misophonie (je en connaissait pas avant). Sur le coup je me sens surpris et aussi heureux car je me reconnait bien dans ce qu’elle dit. J’ai eu plusieurs problèmes avec ma famille, ma copine et des amis à cause de ça. C’est pas vraiment agréable pour moi mais je suis obligé de supporter certains bruit (mastication de la bouche) dans les lieux publiques. En tout cas grâce à vous je suis heureux, heureux de savoir que je ne suis pas seul et que je ne suis pas fou. Si des groupes de discussion se constituent, ne m’oubliez pas je serai ravi de parler et échanger avec vous. Merci

  36. Eazy dit :

    Bonjour à tous… je ne suis pas sûre d’être misophone à 100 %, je sais par contre que je souffre d’hyperacousie, autrement dit, j’ai une oreille particulièrement développée, ce qui est très gênant et difficile à vivre… j’habite en lotissement, le moindre bruit est une souffrance, les discussions des voisins ou des gens sur le parking à coté de la maison auxquelles je participe malgré moi, et dont j’entends chaque mot distinctement, l’été est la saison la pire, quand tout le monde s’autorise tout et n’importe quoi.
    Je ne sais plus trop où s’arrête la frontière : beaucoup de gens sont particulièrement mal élevés. Le non respect des autres est devenu la norme. Je pense aux misophones dont le principal souci est notamment les repas… j’ai six enfants, et je peux vous dire que je leur enseigne à manger bouche fermée, à ne pas déglutir comme des cochons, à ne pas prendre leur assiette et leurs couverts pour des instruments de musique, à ne pas racler sa gorge ni sa chaise, bref à respecter les autres convives, il me semble que ce sont des règles de base du savoir vivre ! On en regretterait les cours de maintient de Mme de Rotshilde !Je pense à vous, et je vous comprends, vous devez également être hypersensibles, cherchez aussi de ce côté là, avec tout ce qui en découle. Je suis pareille. Tout le monde conseille d’écouter un autre bruit pour résister, notamment de la musique. Moi je ne peux pas. J’ai besoin du silence. Alors j’ai investi dans des bouchons d’oreille faits sur mesure, dans un centre d’audition (un comble n’est ce pas ? aller dans un magasin pour personne déficiente auditive pour obtenir le silence !). Ils m’ont coûté un peu cher mais cela fait un an que je les utilise, je ne le regrette pas et ils me sauvent la vie nuit et jour. Dès qu’un bruit m’agace, je les mets, ils sont efficaces et confortables. Mon conjoint peut continuer de ronfler, c’est à peu près supportable. Et quand ils ne suffisent pas, je rajoute un casque anti bruit. A utiliser quand on n’a pas de rendez vous extérieur !!! les bouchons sont discrets car ils sont transparents. Je connais la rage, l’impuissance, la haine pure et dure, moi aussi je me suis mise la moitié de mon entourage à dos, et tout le monde me prend pour une folle. Mais je tiens bon. Je revendique le droit au silence, d’ailleurs il est inscrit dans nos lois, mais il est impossible à faire respecter. Nous représenterions 20 % de la population, c’est peu et c’est énorme. Alors que faut il souhaiter ? que nous soyons un jour plus nombreux que les « autres » pour pouvoir obtenir gain de cause ? c’est épuisant et perdu d’avance. Ne pourraient ils pas essayer de comprendre un peu, eux aussi, quel enfer ils nous font vivre au quotidien ? Plus d’articles, plus de documentaires, plus d’enquêtes, et surtout, un peu d’ouverture d’esprit de leur part. La plupart d’entre nous est passée par des périodes d’introspective et d’examen de soi, nous avons essayé de comprendre pourquoi on était différent, souvent on a tout fait pour changer, pour accepter les autres, pour se mettre à leur place… alors pourquoi eux ne le pourraient ils pas ? Aujourd’hui, je revendique ma différence, je refuse de la voir comme une maladie, mais j’exige d’être entendue et lorsqu’il le faut, je vais au carton pour le faire savoir. Probable qu’un jour ça tournera mal, vu l’agressivité de nos concitoyens dès qu’il s’agit de leur sacro sainte liberté à ne faire QUE ce qu’ils veulent et QUAND ils le décident, mais tant pis. Si l’éducation était un peu plus enseignée dans les foyers, on en serait pas là. Regardez dans vos familles comment cela se passe ! un grossier personnage qui mange bouche ouverte, c’est un porc, quoi qu’il en soit, en tout cas, il n’y a pas si longtemps, c’était comme ça que c’était nommé. Un parent qui fait du bruit avec sa bouche en mangeant et à qui son enfant fait la réflexion ne devrait répondre qu’une seule chose : excuse moi, je vais y faire attention, plutôt que de le traiter de dingue et de lui dire d’aller se faire soigner ! Si vous aviez au moins le sentiment d’être entendu et compris, je pense que cela aiderait grandement à aller vers le lâcher prise pour que vous puissiez retrouver votre calme… je vous souhaite à tous d’être entendus et de trouver la sérénité. Prenez soin de vous.

    1. Nadianne dit :

      C’est bien les bouchons d’oreille, mais maintenant je ne les supporte plus, et ils génèrent à la longue une accumulation de sébum qui réduit l’audition, et que seul un médecin spécialiste peut enlever. Car il faut quand même entendre… En revanche, le casque antibruit c’est formidable. Ils n’existent que depuis une dizaine d’année… ils m’auraient été utiles depuis plus longtemps.

  37. sev dit :

    bonjour, quelqu’un a-t-il essayé l’hypnose?
    je me reconnais dans tous ces témoignages, et je pense tenter cette chance…

  38. kévin dit :

    Moi, je pense que je suis misophone car chez moi, ces dernières années, mon père s’est mis à siffler dans la voiture et ça me soulait. Mais après une année, je m’étais mis à me boucher les oreilles et à râler pour qu’il arrête. A la maison, il aime siffler quand il cuisine et à partir d’un moment, je me suis mis à taper des pieds et à me boucher les oreilles et aujourd’hui j’ai raconté le cas de la misophonie mais toute ma famille s’est mis à me contredire et à dire que s’est une connerie. J’ai épluché les sites et je recherche un livre la dessus pour leur prouver que j’ai raison mais il faut que je demande. Est-ce que les sifflements, siffloter avec la bouche est-il un bruit intolérable pour un misophone. Même si j’ai des doutes sur le fait d’être misophone, j’ai besoin de savoir, si quelqu’un le sait, peut-il me répondre

    1. Priscilia dit :

      Mes amis et ma famille ainsi que mon petit ami le prennent à la légère. Fait leur regarder le documentaire : Quiet Please, film qui est sorti exprès pour les misophones comme nous… Courage à toi

  39. Marie dit :

    J’ai 20 ans et je viens de comprendre que je ne suis pas seule. Je suis misophone depuis toute petite. Ce qui me tue, ce sont les chuchotements, et les personnes qui accentuent les consonnes dans leurs phrases (en faisant claquer de D, le C, le P, etc.). Chez mes proches, il faut y ajouter la déglutition, la respiration. Je suis rassurée de comprendre que je ne suis pas quelqu’un d’irascible et d’intolérant. Quel soulagement de lire toutes vos réactions, qui sont aussi les miennes ! La colère noire, la rage, la haine… Je constate également que vous êtes nombreux à souffrir à des degrés encore plus élevés, et que je peux m’estimer chanceuse. Je suis étudiante, et donc forcée d’assister aux cours, mais à chaque semestre environ, il y a un prof dans le lot qui me donne des envies de meurtre. C’est affreux, je ne peux même pas me concentrer, ni partir de l’amphi !

  40. Priscilia dit :

    Je suis misophone depuis l’âge de 10 ans, j’en ai 26 aujourd’hui. Cela nuit à ma relation, je ne supporte pas les gens qui sifflent, les os qui craquent, les animaux qui se lèchent, les gestes à répétition (la jambe ou le pied de mon ami remuer sans cesse), je ne supporte pas les bruits de mâchoires qui craquent, le bruit de mastication… j’avais l’impression d’être folle, une tarée qui ne supporte rien, mais quand j’ai appris que je n’étais pas la seule, j’ai eu comme un soulagement… Seulement pour le moment il n y a pas de remède à part souffrir avec ça au quotidien… c’est horrible. Ca me met dans tous mes états à limite en devenir violente et agressive verbalement… Je me compare à un monstre dès qu’un bruit me dérange, soit il faut que les personnes sortent de la pièce ou bien moi, mais il faut que je m éloigne, j’ai du mal à suivre des repas normaux entourée de gens que j’apprécie qui vont forcément manger et faire du bruit avec leur bouche, j’ai de plus en plus de mal à être proche et câline avec mon ami, ou de mes animaux… je me sens si seule… Je suis impuissante face à ça et peu de personne le comprenne… ceux qui ne vivent pas ça, ne comprennent pas et ne comprendront jamais… Même si mon ami essaie de m aider, le pauvre… Le seul bruit qui va sortir de sa bouche va me rendre folle directement… et plus j’avance dans l’âge et moins je supporte… Tellement d’année que je vis avec Ça que je crois que j’arrive au terme de cette maladie qui me hante et qui va finir pas me rendre seule… et sans personne… si quelqu’un a un remède je suis preneuse…

  41. Dupont dit :

    Cela fait bien longtemps que je suis dérangée par les bruits et c’est aujourd’hui à 26 ans qu’un ami m’a donné le nom à ce problème. Il y a beaucoup de bruit que je ne supporte pas… : les couverts qui raclent les assiettes, les couverts qui tapent les dents, l’idée d’avoir un grincement de dents me donne des frissons de terreur. J’enlève tjrs les piles des montres quand je dors quelque part avec une horloge, je déteste les bruits qui se répètent (je dis tjrs que si l’on veut me torturer on appuie par intermittence sur une touche de piano). Je déteste les gens qui mangent la bouche ouverte, j’ai envie de les insulter à chaque fois… c’est une véritable obsession !

  42. Mélanie dit :

    J’ai 33 ans, et je souffre de misophonie depuis l’enfance. Je me souviens m’énerver contre ma mère quand elle mangeait un yaourt, j’étais petite. Elle croyait que je le faisait exprès. Et depuis, je ne supporte pas les gens qui mastiquent un chewing gum, mangent en faisant trop de bruit, certains sons comme aiguiser un couteau me font sortir de la pièce en courant. Je change de place dans le train si je me retrouve à côté de quelqu’un qui mastique, ou je mets des écouteurs et je monte le son. Mais je travaille avec quelqu’un qui mastique un chewing gum à longueur de journée. Je ne dis rien, prends sur moi, mais je sens qu’en fin de journée, je suis sur les nerfs. Ca soulage de porter un nom sur ces sentiments. Les gens me croient trop stressée, mais je pourrais leur dire à présent, que je n’y peux rien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*