Home » Sondage » Sondage : misophonie et personnalité borderline

Sondage : misophonie et personnalité borderline

Après avoir reçu quelques témoignages de personnes qui se disent « borderline », nous souhaitons vous proposer de répondre au sondage suivant pour pouvoir voir s’il existe un lien entre les personnes borderline et la misophonie.

Une personne borderline souffre d’un trouble psychologique qui génère une importante instabilité émotionnelle ayant pour conséquence des problèmes mentaux et comportementaux liés au stress.

Voici 20 signes et symptômes caractéristiques sur lesquels se base un diagnostic médical (au nombre de 5 ou plus chez chaque personne) que l’on retrouve chez les personnes borderline :

  1. Hyperémotivité
  2. Sautes d’humeur fréquentes : réactions excessives à la moindre contrariété
  3. Épisodes courts mais intenses d’anxiété et/ou de dépression
  4. Colère inappropriée qui peut déboucher sur des conflits et des bagarres
  5. Difficulté à contrôler ses émotions ou ses impulsions
  6. Peur d’être seul, sentiments chroniques de vide
  7. Sentiment d’être incompris, négligé, rejeté, désespéré ou triste
  8. Sentiment de haine de soi et/ou dégoût de soi
  9. Efforts effrénés pour éviter les abandons (crainte excessive des ruptures, de l’éloignement) et instabilité dans les relations interpersonnelles (changements fréquents d’amis, de partenaire, de milieux professionnels, tendance à la manipulation, etc.)
  10. Méfiance/Soupçon/Crainte vis à vis des gens et des situations
  11. A la recherche de relations fusionnelles (tendance à idéaliser puis à dévaloriser l’autre)
  12. Besoin d’être rassuré, conforté dans ses attitudes et ses choix
  13. Comportements provocateurs ou revendicateurs
  14. Sentiment de persécution
  15. Fuite ou passivité face à l’adversité
  16. Difficultés à exprimer ses émotions et ses ressentis
  17. Comportements impulsifs, dangereux, d’auto-mutilation (crises de boulimie, conduite risquée, rapports sexuels non protégés, tendance au jeu ou consommation abusive d’alcool ou de drogues)
  18. Idées et gestes suicidaires
  19. Capacité réduite à prévoir les conséquences de ses actes
  20. Perturbation de l’identité (remise en question de projets ou de sentiments certains, questionnement sur soi, difficultés à analyser son ressenti)

Si vous souhaitez avoir un diagnostic de votre personnalité, nous vous recommandons de consulter un professionnel de la santé formé et certifié pour qu’il fasse son propre diagnostic médical.

Alors pensez-vous qu’il peut avoir un lien entre misophonie et personnalité borderline ? Envoyer vos réponses en remplissant le formulaire qui se trouve ICI

De : Vanessa
Témoignage : J’ai été diagnostiquée borderline, et j’ai appris hier que ma phobie des bruits en tout genre était la misophonie. Je ne pense pas que l’un soit forcément associé à l’autre mais je pense en tout cas pour ma part que la misophonie découle de ma pathologie borderline.

De : Paula
Témoignage : Pas du tout du tout ! Je ne absolument pas comme ça !

De : Edouard S.
Témoignage : Bonjour, je viens à l’instant de découvrir l’existence de cette notion qu’est la « misophonie ». Je n’aurais jamais imaginé qu’en me levant ce matin j’allais pouvoir identifier le maux qui perturbe mon quotidien depuis des années déjà. Je ne saurai dire quand sont apparus mes premières sautes d’humeur et d’agressivité à l’égard de sons insupportables, mais je sais qu’il est des bruits capables de me faire littéralement péter les plombs. Il y a principalement les bruits de bouches, de reniflements, les bruits « cycliques » donnant l’impression de ne jamais finir, les bruits assourdissants (la perceuse du voisin, le marteau-piqueur, les scooters ou motos dans la rue etc…). Tout cela me fait monter dans les tours en un quart de seconde, et souvent cela redescend tout de suite, capable de me calmer aussi vite que je m’énerve, pourvu que le bruit s’éloigne. Pour l’anecdote, il m’est arrivé un jour de cadrer un événement en vu de réaliser une émission de débat littéraire. En tant qu’opérateur, le casque sur les oreilles est primordial, permettant de communiquer les uns avec les autres. L’un des membres de notre équipe mâchait un chewing-gum et le son, amplifié par le casque et couplé à l’insupportable grésillement d’un matériel plus trop neuf à faillit avoir raison de moi. Je me suis vu balancer tout le matériel d’un coup et fuir loin de cet endroit. La seule chose qui m’a maintenue à ma place, c’est mon statut précaire de stagiaire, mais cet épisode restera longtemps gravé dans ma mémoire. Ce qui m’inquiète le plus, ce n’est pas tant d’avoir le sentiment de ne pouvoir me contrôler dans certaines situations comme celle plus haut et qui, finalement, sont assez rares. Mais bien de me voir correspondre à la plupart des points que vous mettez en lumière dans votre catégorie « Borderline ». C’est pourquoi je trouvais intéressant, voir même important, de partager avec vous mon expérience. En premier lieu, je tiens à préciser que je ne suis pas spécialement adepte de tous ces tests psychologiques. Je n’ai jamais participé à ce genre de choses, mis à part le test du MBTI qui m’a fourni un résultat d’INTJ dont certains éléments concordent assez avec ce que je vis au quotidien : solitaire, sentiment parfois de ne pas comprendre les autres et de ne pas être compris, difficultés à nourrir une relation intime… Dans le cas présent, sur les 20 points que vous mettez en évidence, j’en note 17 correspondant à des états que je vis, sinon quotidiennement, du moins de manière épisodique. Je réagis assez vivement aux événements extérieurs, fait montre de sautes d’humeurs très régulièrement (capable de passer d’une rage excessive au calme, voir même, parfois, à sourire alors que 5 minutes plus tôt j’en étais à retourner une table ou balancer quelque chose par énervement). Ce point correspond aux symptômes : 1 / 2 / 4 / 5. Comme tout a chacun j’éprouve des moments d’anxiété somme toute assez naturel (certains épisodes de la vie imposent cela), mais je subi également des moments de dépression ou j’ai justement cet impression, comme vous dites « d’être incompris, négligé, rejeté, désespéré ou triste ». On pourrait mettre ça sur le compte d’un excès d’orgueil, mais en réalité, ce n’est pas tant l’envie que les gens m’acclament ou se tournent vers moi, ce qui m’importe assez peu, mais je supporte mal que l’on me juge. Surtout à tord. J’ai également énormément de mal à « saisir l’instant », à vivre correctement le moment présent sans, sans cesse, « intellectualiser ce moment », vivre un moment en pensant que je suis entrain de le vivre plutôt que de le vivre pleinement. Je ne parviens aucunement à lâcher prise. Ce point correspond aux symptômes : 3 / 6 / 7 / 8 / 9 / 10 / 11 / 12 / 15 / 14 / 16 / 20. N’ayant pas pour habitude de plier aux moindres injonctions, je m’accorde volontiers avec le point 13. Pour les autres points, je ne me sens pas particulièrement en phase avec eux : je n’ai ni tendances suicidaires (je ne quitte jamais la salle de Cinéma avant la fin du générique), et n’ai aucune tendances à l’auto-mutilation ni de comportements dangereux vis à vis de l’alcool et de la drogue (car, ne supportant pas lâcher prise, je ne supporte pas l’absence de contrôle qu’impose une consommation excessive d’alcool et/ou de drogues. Pour les conséquences de mes actes, je pense pouvoir les mesurer assez sainement, même si mes comportements parfois agressifs semblent me faire perdre pied l’espace d’un instant, je pense être assez lucide quotidiennement pour gérer mon futur proche sans surprises particulières. Pour terminer, je précise que j’ai quitté la région parisienne à cause du bruit, que ma vie se divise entre moments calmes chez moi et la frénésie de mon travail dans le domaine du spectacle et que je parviens malgré tout à vivre avec tout ça. Cela fait de moi une personne solitaire, ayant besoin de calme, de se retrouver lui-même, de comprendre le monde qui l’entoure, d’une certaine stabilité etc…
Lorsque je cherche à mettre en ordre des idées, écrire (car oui, j’essaye d’écrire car c’est là encore le meilleur moyen que j’ai trouvé de me retrouver) j’écoute de la musique que je qualifie d’a-tonale. Ce que compose un auteur comme Robert Rich, par exemple, participe à mon bien-être.  J’espère que mon témoignage vous sera utile.

De : Cora P.
Témoignage : J’aime mes amis et ma famille. Mais pour leur bien être et surtout pour ma tranquillité d’esprit je préfère vivre seule, la Misophonie pouvant me rendre violente ou déclencher des migraines ophtalmiques je préfère fuir et m’isoler.

De : Hugues
Témoignage : J’ai 52 ans et viens de découvrir hier que je suis misophone. Tout a commencé à l’adolescence, ou les bruits de mastication de ma famille me rendait fou… A l’époque, le remède instauré par mon père fut assez « violent », assorti des provocations amusantes au petit qui ne supporte pas les claquements de langue, et bien sur d’une étiquette « psy » qui m’a poursuivi longtemps d’ailleurs. Eh oui on ne s’embêtait pas à cette époque, dans ce milieu, avec cette culture. Les résultats scolaires ont chuté, ma vie sociale, de part ce handicap et la vision des « autres » m’ont rapidement amené à un statut de paria… Le plus spectaculaire fut de passer de premier de la classe à médiocre : Perte de concentration, impossibilité de raisonner, d’avoir de l’intérêt, etc… ajouter à un environnement familial dur, quasi carcéral… Car même si je corresponds effectivement aux points 1,2,4,5,7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, 17 (je me suis presque détruit les tympans…),  les points évoqués doivent aussi être positionnés dans l’environnement social de la personne qui à mon sens peut exacerbé certains travers déjà causés par notre hypersensibilité aux sons particuliers. C’est à se demander à ce jour comment j’ai pu survivre et obtenir malgré tout une certaine forme de stabilité. A mon sens, on ne peut donc pas tout attribuer le « Borderline » à la misophonie, mais cependant l’interaction pathologie/sphére sociale façonne un être différent. Un peu de compréhension de l’entourage serait une solution, comme un aveugle qu’on aide à traverser ou qu’on guide avec du matériel spécifique. Une question se pose cependant : D’un point de vue Neurologique, la puberté apporte cette dysfonction : Est-elle à l’origine dans mon cas d’une baisse significative des capacités intellectuelles ? Mon père ayant connu des désordres neurologiques et comportementaux tout au long de sa vie, est-ce héréditaire ? Dois- je entreprendre un suivi par un neurologue ? Beaucoup d’interrogations n’est ce pas mais un réel soulagement de savoir que je suis juste victime à la base…

Source : blogspot.com

Source : blogspot.com

8 thoughts on “Sondage : misophonie et personnalité borderline

  1. Marion dit :

    Je dirais 3, 7 et 12 mais dans des proportions moyennes.
    Pour la 7 en même temps j’ai un parcours de vie hors du commun, encore peu de gens ont la possibilité d’en observer les caractéristiques et les conséquences. J’ai fini par réaliser le fait qu’ils n’avaient pas les moyens de comprendre mais au fond de moi, j’avoue que je les tiens toujours pour responsables de leur manque d’ouverture d’esprit.

  2. Magali dit :

    Bonjour,

    Je ne suis pas borderline (du moins je ne crois pas l’être et je ne corresponds pas à beaucoup des symptômes évoqués ci-dessus).

    Il y a quelques années, suite à la naissance de mon enfant et en l’accompagnant dans son développement, j’ai découvert la notion de « haut potentiel », dont l’un des traits fréquents est l’hyperesthésie, soit une exagération anormalement intense d’un ou plusieurs de nos sens (dans mon cas, la sensibilité à certains sons, mais aussi au toucher de certaines matières telles que la laine). Avant de découvrir la notion de misophonie, j’avais conclu que ma souffrance à l’égard des bruits de bouche, d’ongles ou de montre devait correspondre à cette notion d’hyperesthésie. Encore aujourd’hui, je suis plutôt convaincue que ces troubles peuvent être liés.

    J’ignore tout des troubles borderline, mais personnellement, je prospecterais donc aussi du côté de l’hypersensibilité des personnes à hauts potentiels.

    1. fritz dit :

      Bonjour,
      Comme vous le savez sans doute, les personnalités HP sont souvent synesthésiques, ce qui semble avoir un rapport avec la misophonie (ci-dessous un extrait de l’article Wikipédia). Il se peut aussi que la synesthésie ne soit pas « déclarée » autrement que par un symptôme misophonique…
      « Il a été suggéré un lien entre la misophonie et la synesthésie, une affection neurologique dans laquelle la stimulation d’une voie sensorielle ou cognitive conduit à des expériences automatiques et involontaires dans une seconde voie sensorielle ou cognitive. Le problème de base pourrait être une déformation pathologique de connexions entre les différentes structures limbiques et le cortex auditif, provoquant une synesthésie son-émotion. Certains individus souffrent à la fois de misophonie et de synesthésie. De nombreuses personnes atteintes de synesthésie en dénombre plusieurs formes ; il existe plus de 60 types de synesthésie rapportés. »
      Par ailleurs, les personnalités HP sont proches de certains autismes et autres singularités faisant penser à des comportements border-line (intitulé sous lequel on fourre pas mal de fonctionnements atypiques).
      Bon courage ! CF

  3. Mimie dit :

    Je ne suis absolument pas borderline 🙂

    En revanche, je crains les bruits forts – style feu d’artifice par exemple – mes oreilles souffrent. Mais je ne pense pas que cela soit lié à la misophonie, pas plus que le fait d’être borderline 🙂

  4. eLO dit :

    Bonsoir

    Mon amie borderline est très sensible aux sons, au bruit et est perturbée par les bruits de bouche à table, mais aussi par des bruits forts, nombreux… Cela la gêne et peut être s’ajoute à ses réactions disproportionnées

  5. Tima dit :

    Non, je suis misophone (j’ai découvert aujourd’hui que c’était le nom de ce que j’ai ^^) mais je ne suis pas du tout borderline!
    Peut être que tous ceux qui sont borderlines sont misophones mais le contraire n’est pas juste 😉

    1. S.D dit :

      J’ai été diagnostiquée borderline il y a quelques années mais ne souffre en aucun cas de misophonie. Par contre il m’arrive fréquemment de ne pas pouvoir supporter une mastication la bouche ouverte chez quelqu’un ou certains gestes/ tic sans rapports aux bruits.

  6. cedric dit :

    Wow 19 sur 20 …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*