Home » Sondage » Sondage : misophonie et éducation

Sondage : misophonie et éducation

Source : madailylife.com

Source : madailylife.com

Après avoir reçu quelques questions liées à la thématique misophonie et éducation et afin d’avancer ensemble sur la misophonie et le pourquoi nous sommes devenus misophones, il est vrai que cette question a toute sa place sur le site misophonie.fr 

Alors nous vous proposons de répondre à la question suivante :

Pensez-vous que la misophonie peut être due à une éducation stricte ?

Envoyer vos réponses en remplissant le formulaire qui se trouve ICI

De : Marion D.
Témoignage : Est-ce que certains d’entre vous pensent que la misophonie peut être due à une éducation excessivement stricte ? Je veux dire par là que dès l’âge de 4 ou 5 ans je me prenais des torgnoles pas croyables dès que je mangeais la bouche ouverte. Pensez-vous que la misophonie peut être induite par ce genre de traumatisme ?

De : Elisabeth M.
Témoignage : Je ne sais pas si une éducation stricte est liée à la misophonie parce que cette souffrance reste pour moi assez mystérieuse. Mais il me semble que c’est une piste à explorer. J’ai reçu une éducation assez sévère notamment sur le comportement à table ; je me faisais tancer vertement si je faisais du bruit en mangeant. Mais déjà quand j’étais enfant, j’avais intégré ces règles comme normales et je ne supportais pas d’entendre des gens parler la bouche pleine, manger la bouche ouverte etc. Il y a des aspects de ma misophonie que je ne peux pas relier à l’éducation (le bruit des sacs plastiques, par exemple) ; en revanche il y en a énormément qui relèvent du savoir-vivre. Quand je bouillonne de rage à côté de quelqu’un qui tousse sans complexe, j’ai envie de lui hurler qu’il est malpoli. Comme si je reproduisais sur les autres la colère de mon père quand je ne respectais pas les règles de politesse. Mais, encore une fois, je considère aujourd’hui ces règles justifiées et je suis effarée de voir que ça ne va pas de soi pour tout le monde… J’aurais préféré qu’on me les apprenne sans crier mais c’est tout.

De : Emilie V.
Témoignage : Je ne pense réellement pas que la misophonie soit liée à l’éducation. On m’a toujours appris à manger la bouche fermée (ce qui logiquement ne devrait pas faire de bruit – mais apparement pas toujours) mais rien de sévère et pourtant… Et puis tellement de bruits m’énervent que ça voudrait dire que j’ai été traumatisée toute ma vie dans tous les domaines…

De : Sandine B.
Témoignage : Je n’ai absolument pas eu une éducation stricte au contraire assez permissive et j’ai été comme on dit  » pourrie gâtée » mais il est vrai que l’alimentation était un vrai point de confrontation avec ma mère, le seul domaine où elle ne lâchait pas prise…  » tu n’auras pas de dessert si tu ne finis pas ta viande »,  » tu ne sortiras pas de table si tu ne finis pas les légumes »,  » tu n’auras pas de gouter si tu ne fais pas ci… » La nourriture était un vrai mode de chantage affectif. Bébé  j’ai développé une anorexie du nourrisson, plus tard je suis devenue misophone, vers 12 ans. J’ai développé plusieurs troubles du comportement alimentaire : boulimie, anorexie. On m a beaucoup culpabilisée pour mon incapacité à manger avec les autres. A part mes enfants, personne ne l accepte. J’essuie également des moqueries. Ma soeur s’est moquée de moi toute mon adolescence et pourtant… Aujourd’hui elle est également devenue misophone. Deux soeurs, devenues misophones à 20 ans d écart. Où est le lien ???

De : Marion D.
Témoignage : Je ne faisais que poser la question sans avoir la prétention de pouvoir y répondre. Moi j’avais (et j’ai toujours) des parents irrationnels qui se mettent dans des états de colère intenses pour trois fois rien, je me prenais des gifles si j’avais le malheur de manger la bouche ouverte, je devais répéter le geste de ranger une chaise jusqu’à être capable de la mettre « à sa place » au millimètre près et sans faire de bruit, quand me mère s’impatientait, elle claquait des doigts sans discontinuer jusqu’à ce que sa volonté soit faite, je devais marcher sans faire de bruit sinon c’était des insultes, je devais tourner le verrou de la salle de bain sans que ça ne fasse aucun son sans quoi j’étais bonne pour me faire engueuler, j’en passe et des meilleures, voilà pourquoi dans mon cas je vois une corrélation entre ma misophonie et mon éducation.

De : Lev
Témoignage : A l’âge de 5-10 ans environ, ma grand mère faisait des remarques par rapport à tous les bruits de la misophonie. je ne doute pas que cela ait influencé sur ma douleur. 

De : Cécily F.
Témoignage : Moi aussi j’ai fait une anorexie des 6 mois, et je suis restée anorexique jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans environ.  Ma mère a été autoritaire et parfois violente, mais le lien entre l’éducation stricte et la misophonie est plus compliqué qu’on ne le croit. Il ne suffit pas de materner les bébés et de laisser tout faire aux enfants pour abolir la misophonie ! Tous les misophones n’ont pas été des anorexiques, mais il y a le même vécu dans l’anorexie des 6 mois et la misophonie : craindre et rejeter de toutes ses forces la dépendance à autrui. Arracher de soi le désir de relation à autrui, plutôt que de s’y engager et de ressentir une sorte de viol. Pendant toute la vie, quand on quitte la table ou la pièce et qu’on s’éloigne des autres, on se sent malheureux car on a envie de rester avec les autres, et cela peut engendrer un cercle vicieux et augmenter la misophonie. Ce qu’on veut vraiment, c’est pouvoir commander les autres : leur dire comment manger, comment respirer etc !  Sortir de la misophonie c’est peut-être cela : retrouver un pouvoir de commandement qui ne soit pas jugé tyrannique (ou ridicule). Le lien avec la mère a été rompu et le lien social est appelé à le réparer ! Si on a un espace à soi, si les autres font un effort pour éviter ce qui est évitable et si on bénéficie d’un certain respect, alors on est moins exposé aux stimuli qui déclenchent la misophonie, et on devient capable de surmonter ceux qui restent et qui sont inévitables. Parfois, ce qui fait qu’on sort de la misophonie c’est de trouver ou retrouver une plus grande maîtrise de sa vie, comme par exemple un logement mieux isolé ou un emploi plus varié et indépendant. Référence sur l’anorexie des 6 mois : Kreisler, Fain et Soulé « L’enfant et son corps ».

De : Emilie P.
Témoignage : J’ai commencé adolescente à devenir intolérante et agressive face aux bruits de mastications, aux bruits de bouche, et à certains gestes répétitifs comme des mouvements de pieds (j’agressai mon père quand il bougeait ses orteils sur la petite table du salon par exemple) ou de mains, quelqu’un qui tape sur sa cuisse dans le métro, m’étouffe, je sers les dents et j’ai envie de le baffer. C’est insupportable, je suis mal, triste car je dois me contrôler en permanence et je n’ai jamais pu en parler sans être comprise comme souffrant de ça. Soit disant que le problème vient de moi et émane d’un souci de contrôle sur les autres. Chez moi on m’appelle Mussolini. A un moment, j’en ai voulu à ma mère car parfois quand j’étais petite il lui arrivait de s’agacer et elle me demandait d’arrêter, pas gentiment du tout, de faire quelque chose, comme jouer avec une bouteille d’eau ou bouger ma jambe. Mais sinon elle était formidable. Je me dis maintenant qu’elle aussi était peut être misophone. Merci pour vos recherches. Je suis heureuse de lire des témoignages. Ce que je ne comprends pas c’est l’agressivité surtout, quand il n’y a rien qui m’énerve je suis calme mais ces bruits… Je me suis carrément fêlée une dent de devant, c’est pour dire…

De : Julie Vk.
Témoignage : Bonjour, j’ai 36 ans et depuis que j’ai a peu près 5 ou 6 ans, je ne supporte pas le bruit de la respiration des autres. Deja toute petite je dormais avec des boules kies car je ne supportais pas le bruit de la respiration de ma soeur qui dormait dans la meme chambre. Je me rappelle etre en panique si j’oubliais mes boules kies quand jallais dormir chez une copine. Personne ne le savait (a part mes parents). Javais honte de ressentir cela car le fait de ne pas supporter la respiration des autres pouvait leur faire croire que l’on ne supporte pas qu’ils vivent ! Pour ma part je pense qu’il s »agit d »un problème d’éducation. Ma mère a surprotégé ma petite soeur qui est arrivée 4 ans après moi, suite a un accouchement et naissance très difficile pour ma mère et ma soeur.
De plus mon père était très proche de moi et je pense que sans le vouloir ma mère m’en a voulu. Elle n’a pas arrangé les choses en me répétant tout le temps que j’étais méchante de ne pas supporter la respiration de ma soeur et que ça voulait dire que je ne supportais pas qu’elle vive, et aujourd’hui encore j’en entend parler… Bref, maintenant je n’hésite pas a dire que ce bruit me dérange, mais je n’en peux plus de ne pas supporter ça. J’aimerais vraiment me soigner et suis contente de voir ce soir que je ne suis pas la seule dans ce cas. Ah oui j’ai aussi du mal avec les macheurs de chewing gum bruillants.

De : Alix
Témoignage : J’ai reçu une éducation très stricte et ma mère était alcoolique + une perverse narcissique

De : Souffrance et ral bol
Témoignage : Bonsoir, Niveau éducation c’est vrai que mes parents ont été sévère !! Lors de mes repas ils réagissaient très mal si on ne finissait pas son plat même si nous n’avions plus faim, ce repas pouvait duré des heures ou alors ils nous faisaient manger à la petite cuillère jusqu’à la dernière bouchée. Et ma grand-mère à chaque repas chez elle me reprenait en me disant de mâcher mieux, correctement etc

De : Peggy B.
Témoignage : Ma fille de bientôt 15 ans se bouche les oreilles à table et attend que nous soyons sortie de table pour commencer à manger. Que faire pour l’aider ?

De : Ana H.
Témoignage : J’ai pris conscience et compris ma misophonie très récemment, alors que je faisais des recherches sur la gestion des acouphènes. En lisant les rares articles et témoignages sur le sujet, un point commun concernant l’éducation m’est apparut évident: ces personnes témoignaient toute d’une très forte contrainte.
Mon père était un tyran, manipulateur pervers narcissique. Dénigrement intellectuel et psychoaffectif constant ! Je n’avais aucun droit de m’exprimer ni d’exprimer quelque émotion que ce soit. Les repas étaient difficiles. Je n’avais pas le droit de parler à table, mais je prenais la défense de ma mère le plus souvent, car nous subissions tous l’égo névrosé de papa. Adulte, je ne supportais plus les bruits de mastication de mon père. De pire en pire à mesure qu’il vieillissait et manger comme un porc, parlait la bouche ouverte. J’avais des envies de meurtre ! Aujourd’hui, à table avec mon mari et les enfants, j’ai conscience de ce qui m’arrive. J’exige qu’ils mangent la bouche fermée. Mais dans les moments de conflits, ou quand je vais moins bien, que j’ai subi une « contrainte » suffisamment grande pour éveiller en moi les émotions en lien avec cette éducation, ma monophonie s’intensifie et même les bruits de bouche de mon conjoint qui est une crème! me sont insupportables.
Je ne vais plus au cinéma! Tout le monde y mange. L’autre point commun, évidemment, c’est que cela tourne autour des bruits de la bouche: Se nourrir, se parler, s’embrasser et donc s’aimer, sans contraintes excessives, en étant considéré et libre d’être soi-même… A.

De : S.
Témoignage : Bonjour, j’ai toujours su que je souffrais d’une sorte de toc nerveux. Et je sais très bien à quoi cela est du. Je souffre, entre autre, d’une allergie aux bruits de bouche, même de mes chats. Je vis seule avec mes chats, lorsqu’ils se lèchent dans le silence de la pièce, ça m’insupporte à un degré inimaginable, j’ai une montée subite de colère, mélée d’une sorte de répulsion (pour le bruit, pas pour mes chats que j’adore), il faut que ça s’arrête dans la seconde, sinon je ne réponds plus de mes actes. Alors, je dégaine mes boules Quies toujours à portée de mains, ou bien je fais « cccchhhhttttt » de façon à ce que les chats sortent de la pièce, je mets de la musique qui couvre ou je quitte la pièce. Lorsque je vivais en couple, la même chose se produisait avec mon ami, mais au bout d’un certain temps d’intimité, pas dans les premiers temps où l’on fait plus attention à l’autre. Peut-être suite au relâchement subtil de l’autre au fil des mois ou des années, les attentions et les prévenances qui diminuent, et qui pouvaient alerter mon inconscient que mon couple évoluait vers le modèle du couple parental, qui n’était pas un modèle du genre. Cette pathologie a un rapport évident pour moi avec le huis clos familial, lors des repas qui étaient un véritable cauchemar, le face à face avec les parents « bouffant » comme des gorets, mais nous tapant dessus mes frères et soeurs et moi, afin que l’on mange correctement !! Nous étions prisonniers à table tant que nous n’avions pas terminés nos assiettes, sous peine de violences. J’ai aussi du mal à supporter des petits bruits répétitifs, lorsqu’ils émanent d’une personne que je n’aime pas, comme le bruit d’un clavier, le bruit de quelqu’un qui tourne les pages d’un livre, etc. Ces bruits ont toujours un rapport avec une partie du corps qui fait une action (manger, tourner des pages, taper sur un clavier), et c’est l’image de la partie du corps qui fait le bruit qui me vient à l’esprit, et me dégoute. Tels les doigts de ma mère dont je ne supportais ni la vue, encore moins le toucher. cela me provoquait de frissons d’horreur. Ces bruits m’insupportent, ainsi que les voix qui sifflent (réminiscence de la voix de serpent de ma soeur ainée qui me martyrisait impunément), mais ça se produit surtout dans un huis clos, à table, au restaurant, une chambre. Personnellement, il est évident que tout cela remonte à l’enfance, les parents dictatoriaux, la castration psychologiques, la privation de liberté et donc l’obligation de les supporter dans toutes leur horreur pendant toute l’enfance et l’adolescence, le huis clos de l’horreur. Depuis, tout ce qui me rappelle de près ou de loin les parents, me provoque des maux et des perturbations (je souffre de bruxisme, j’ai été boulimique pendant presque 10 ans, insomnies, stress en tous genre, tic et toc, etc). La plupart des problèmes remontent à l’enfance, comment l’enfant a été traité, s’il a été aimé ou non par ses parents est primordial pour l’adulte qu’il deviendra. Le vrai problème qui se pose maintenant est comment guérir de son enfance…

De : Noémie B.
Témoignage : Bonjour ! Alors j’ai 17 ans. Je vais raconter vite fait ma vie. Alors pour moi la misophonie ne vient pas de l’éducation (pour moi en tout cas). J’ai été élevée par mes parents jusqu’à mes 10 ans. (Enfance très heureuse, familiale tout ça). Donc à mes 10 ans ça se complique. Mes parents se séparent. Et à mes 11 ans, ma mère se suicide. (Je dis ça en bref pour vous épargnez un racontage de vie de 3h). Donc pour moi, cela viendrait plus du choc psychologique de la perte d’un parent. Mais je pense que chaque cas de misophonie est différent. De plus, je n’ai que 17 ans. Donc pas forcément le recul suffisant sur ma vie pour voir une autre éventualité.

De : Anne-Gaëlle
Témoignage : Je pense que oui cela peut être lié à notre éducation, pourquoi pas ? (J’ai 22ans). Moi je me rappelle que depuis petite, mon père se mettait dans une colère noire si on ne finissait pas son plat, si je ne le terminais pas alors il me forçait même si c’était au Mc Do et que c’était la petite tranche de cornichon, il me tenait la mâchoire et me l’enfonçait en me précisant que ce n’est pas moi qui faisait la loi ici ! Ma grand-mère me faisait toujours des remarques à table sur la manière dont je mangeais et comment bien se tenir, bien mettre les couverts dans l’assiette (LES BONNES MANIERES). Et puis je me rappelle aussi que ma sœur était délicate sur les repas mais étant donné que mes parents se mettaient dans une colère noire alors je me mettais à terminer son assiette à chaque fois (même des repas que je n’aimais pas du tout), en cachette, en engloutissant tout ce qu’il y avait comme restes pour éviter qu’elle subisse ! Aujourd’hui je mange de tout grâce à eux mais est-ce l’éducation qui aurait pu provoquer la misophonie ? Mais quel serait le rapport avec les gestes répétitifs que beaucoup ne supportent plus dont moi ? Entre les pieds qui bougent et le mâchement difficile de faire le lien…

De : Lo B.
Témoignage : Je crois que je suis misophone depuis l’enfance. Les bruits aigus, répétitifs ou grinçants m’insupportent mais la palme du son le plus dérangeant à mes yeux revient bien sûr aux fameux « bruits de bouche ». C’est ce que j’ai le plus de mal à supporter et c’est peut-être dû à l’enfance sans rentrer dans le côté très psy de la chose. Lorsque j’étais petite, mes parents m’ont abreuvée de « ferme la bouche quand tu manges », « on ne parle pas en mangeant », etc. Je me souviens qu’à l’époque, en tant qu’enfant, ça me demandait un réel effort de manger la bouche fermée mais je m’y suis contrainte. Sans doute que, aujourd’hui, outre le bruit de mastication en lui-même, c’est aussi le manque de politesse de l’autre et le fait qu’il ne fasse pas le même effort que moi qui m’insupporte. Mais bon, la misophonie ne s’arrête pas aux bruits de bouche… Le bruit de la vaisselle qui s’entrechoque, les freins qui crissent et globalement tous les sons forts et/ou aigus me donnent réellement la migraine et si la fatigue s’ajoute à ça, j’en pleurerais presque. J’essaye de porter mon attention sur autre chose, de me concentrer sur ma respiration. Parfois ça fonctionne.

De : Fabienne S.
Témoignage : J ai 50 ans… Je viens de découvrir ce terme et tous les comportements et souffrances qui s y associent… tout correspond… soulagement… je ne suis pas seule et donc peut-être pas dingue !… Mais pas vraiment de traitement pour le moment… Terrible déception au vu des dégâts que ça provoque… Je pense qu’un lien peut-être établi avec l intimité… de l autre qui, effectivement dans ces moments de grande élégance nous oblige, malgré lui, à tout partager… quid de l éducation que nous avons reçue… Help.Help.help

De : Pierre R.
Témoignage : J’ai 35 ans et ai mis un nom à mes maux à 33 ans. J’ai vu une progression très progressive de mon intolérance au bruit depuis mon adolescence. Ma mère est une personne extrêmement colérique, stressée. Elle passe son quotidien à crier et hurler (lorsqu’elle était enceinte de moi, durant mon enfance…). Paradoxalement, elle ne supporte pas le bruit ambiant et semble aussi sujet à la misophonie. J’ai grandi et ai été éduqué au milieu des cries et hurlements. Vers 10 ans, j’ai commencé à sentir que les bruits de couteau sur les assiettes, sifflement de craie au tableau, des fourchettes, n’étaient pas agréable, mais sans plus. A 25 ans, j’ai effectué un voyage à Montréal. J’étais constamment dans du bruit (voiture, alarmes des pompiers fréquents..). Ca m’a agacé de ne jamais pouvoir trouver un moment par jour pour être à l’abris du bruit. Pourtant, j’y avais été une 1ère fois l’année d’avant, et n’avais pas eu ce problème. Depuis, tout a démarré : exactement comme ma mère, le bruit de la circulation, de la machine à laver chez moi, de la chasse d’eau… m’agaçait de plus en plus. Depuis mes 31 ans, le bruit des couteaux sur les assiettes, et fourchettes (les bruits très aigües en général) est devenu, non pas agaçant, mais insupportable ! Information peut-être importante : j’ai fait un burn-out l’année de mes 31 ans (aphasie). Mon intolérance aux bruits aigües (couteaux/fourchette notamment) est de plus en plus handicapante depuis quelques années. A leur manifestation, j’ai des bouffées de chaleur, fais des grimaces, ferme les yeux, me bouche les oreilles, pousse des murmures/cries, ai parfois des larmes. Contrairement à ce que j’ai entendu et lu, l’effet est identique si c’est moi qui génère le bruit. Depuis quelques semaines, je souffre même en imaginant le bruit… Difficile d’en parler à l’entourage qui assimile cela à de l’hypocondrie. On se retrouve donc seul. Obligation de quitter brutalement des repas entre amis au restau. Difficultés à communiquer pendant les pauses déjeuner au travail… Résumé : éducation et causes apparentes de ma misophonie : Mère criant quotidiennement pendant la grossesse, l’enfance / Début d’intolérance au bruit ambiant suite à un voyage dans un centre ville très bruyant / Véritable handicape aux bruits aigües (couteaux, fourchettes, sifflement de craie sur un tableau…) suite à un burn-out. En espérant que mon témoignage puisse apporter ou confirmer des pistes..